Voilà,
sans doute n'étais-je, entre ces murs, pas tout à fait à ma place ce matin, incapable de durablement me concentrer, pris entre les images anciennes que suscitait le texte qu'il m'était donné d'entendre et les rêveries suggérées par cet endroit où à chaque fois que j'y viens je projette - sans jamais pour autant le faire - de revenir ultérieurement afin d'y travailler seul. Et puis, persistait aussi l'empreinte de cette photo ancienne aperçue par hasard au matin sur un réseau social. Il y en avait plusieurs où l'on voyait des gens célébrer, voilà près de vingt cinq ans, un anniversaire, et sur l'une d'entre elles j'avais reconnu, en compagnie d'une fille qui devait être sa copine d'alors, D.. Il avait encore en ce temps-là des cheveux et déjà cet air renfrogné que je lui ai toujours connu. D. mort en Janvier 2013. Un commentaire sous la photo rappelait cela, et un autre ajoutait que la fille à côté de lui avait disparu trois mois plus tard. Je me souviens de ses obsèques. J'avais alors songé que s'il fallait absolument, lorsque mon tour viendra, m'exposer dans une bière, je préfèrerais tant qu'à faire qu'on me grime en clown et que surtout on me mette un nez rouge, et peut-être même un truc qui clignote oui oui j'y tiens... Le plus tard possible bien sûr... J'ai encore plein de parfums à sentir, des choses à goûter (je viens aujourd'hui même de découvrir un confiture de banane et chocolat excellente, j'ai dans mon placard une terrine de volailles au confit d'oignon que j'ai hâte de partager), j'ai encore des tas de choses à réaliser, des images à voir et d'autres à fabriquer et encore quelques fantasmes à assouvir... Mais il faudrait pour cela que je cesse de me disperser et sois aussi capable de refuser certaines sollicitations qui ne me sont pas toujours nécessaires...
















































