vendredi 22 mai 2026

Nouvelles des extraterrestres


Voilà
"extraterrestrials have scientifically created mankind"
est-il inscrit sur le panneau de ces étranges hommes-sandwiches.
À eux trois, ils constituent, s'il en est encore besoin, une preuve évidente
 que les extra-terrestres doivent vraiment être très cons
première publication 6/9/2018 à 7:00

mardi 19 mai 2026

Les souvenirs et la couleur

Voilà,
j'ai de nouveau envie d'images granuleuses et saturées comme celle-ci réalisée en 2011 lors d'un séjour à l'île de Ré. Je m'en fous du bon goût, de ce qui se fait ou ne se fait pas. C'est une photo prise et développée par un dyschromate qui cherchait juste à se faire plaisir et qui me plaît encore.
Il ne me reste que les souvenirs et la couleur que j'étais alors en mesure de leur donner.
Donc, je me promenais en vélo avec ma fille. 
Un instant je me suis arrêté au bord de ce marais-salant. Je crois que j'aime bien les marais-salants. Et les îles aussi.
La lumière était belle et j'ai voulu retenir ça. Ce paysage que nous avions en partage. 

lundi 18 mai 2026

Le grand Café

Voilà,
chaque fois que je passais devant le grand café Baretta,  – sa terrasse à l’ombre du micocoulier de la place St Didier est l’une des plus prisées d’Avignon – me revenait en mémoire cette chanson de Charles Trénet dont j'avais appris par cœur les paroles afin de la chanter le soir à ma fille, quand elle était petite. 
 
Au Grand Café, vous êtes entré par hasard
Tout ébloui par les lumières du boul’vard
Bien installé devant la grande table
Vous avez bu, quelle soif indomptable
De beaux visages fardés vous disaient bonsoir
Et la caissière se levait pour mieux vous voir
Vous étiez beau vous étiez bien coiffé
Vous avez fait beaucoup d’effet
Beaucoup d’effet au Grand Café

Comme on croyait que vous étiez voyageur
Vous avez dit des histoires d’un ton blagueur
Bien installé devant la grande table
On écoutait cet homme intarissable
Tous les garçons jonglaient avec Paris-Soir
Et la caissière pleurait au fond d’son tiroir
Elle vous aimait, elle les aurait griffés
Tous ces gueulards, ces assoiffés
Ces assoiffés du Grand Café

Par terre on avait mis d’la sciure de bois
Pour qu’les cracheurs crachassent comme il se doit
Bien installé devant la grande table
Vous invitiez des Ducs, des Connétables
Quand il fallut payer l'addition
Vous avez déclaré: " Moi, j’ai pas un rond "
Cette phrase-là produit un gros effet
On confisqua tous vos effets
Vous étiez fait au Grand Café

Depuis ce jour, depuis bientôt soixante ans
C’est vous l’chasseur, c’est vous l’commis de restaurant
Vous essuyez toujours la grande table
C’est pour payer cette soirée lamentable
Ah, vous eussiez mieux fait de rester ailleurs
Que d’entrer dans ce café plein d’manilleurs
Vous étiez beau, le temps vous a défait
Les mites commencent à vous bouffer
Au Grand Café, au Grand Café. 

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samedi 16 mai 2026

En passant par la rue Crémieux

 

Voilà,
située dans le 12ᵉ arrondissement, à proximité de la gare de Lyon, la Rue Crémieux est considérée comme l’une des rues les plus pittoresques et insolites de Paris. Longue d’environ 144 mètres et totalement pavée elle contraste totalement avec l’architecture haussmannienne classique de la capitale. Ses façades colorées, ses volets pastel et son ambiance de “village” en font aujourd’hui un lieu très apprécié des photographes et des visiteurs. Entièrement piétonne depuis 1993 elle est bordée de petites maisons mitoyennes de deux étages aux couleurs vives : rose, bleu ciel, vert d’eau, jaune pâle ou lavande. Certaines façades sont décorées de fresques ou de trompe-l’œil, ce qui renforce son charme atypique. L’atmosphère y demeure calme et résidentielle malgré sa grande popularité touristique. 
Créée en 1865 par le promoteur et homme d’affaires Moïse Polydore Millaud, elle portait initialement le nom d’Avenue Millaud. Construite sur le modèle des cités ouvrières du dix-neuvième siècle elle  proposait des logements modestes mais confortables. Les 35 pavillons construits avaient tous une architecture similaire et comprenaient plusieurs pièces réparties sur trois niveaux. En 1897, l’avenue devint rue Crémieux en hommage à l'avocat et homme politique français célèbre notamment par le décret de 1870 portant son nom qui accorda la nationalité française aux Juifs d’Algérie. La rue a également été marquée par la grande crue de la Seine de 1910. Visible au numéro 8 une plaque rappelle que l’eau est montée jusqu’à 1,75 mètre à cet endroit. Depuis les années 2010, extrêmement populaire grâce à Instagram et aux réseaux sociaux, cette ancienne rue discrète est devenue l’un des lieux photographiques les plus connus de Paris. 
J'y suis passé par hasard, en me rendant à pied de la place de la Bastille à la Cinémathèque et par chance il n'y avait pas grand monde. J'en ai profité pour photographier cette entrée avec ses oiseaux peints et aussi ces fausses fenêtres.
 
 
Cela contraste avec la toile monumentale — et malheureusement avec son gigantesque et très laid panneau publicitaire — qui recouvre la façade de la gare de Lyon.
 
 
 
Sur le parvis, en hommage aux chinois qui furent déportés de leur pays — pour la plupart de la province du Shandong — entre Août 1916 et Février 1918 pour contribuer à l'effort de guerre au côté des armées françaises et britanniques, se dresse une statue représentant l'un d'entre eux.  40 000 furent placé sous l'autorité française à l'arrière du front ou dans des usines. 3000 choisirent de rester en France et constituèrent la première communauté chinoise qui s'installa non loin de la gare, rue de Chalon. Le père de l'ami Roger Wen aujourd'hui disparu, fit partie de cette première vague d'immigration.

vendredi 15 mai 2026

En attendant



Skater sur l'esplanade du palais de Tokyo
Voilà,
selon St Augustin il n'y a pas trois temps qui seraient le passé, le présent et l'avenir. Il y a le présent du passé qui est la mémoire, le présent du présent qui est la perception, et le présent de l'avenir qui serait l'attente. Donc hier en début de soirée, il fallait, pour donner un sens au présent du présent occuper le présent de l'avenir. car mon ami Pascal qui m'avait filé rendez-vous au pied du palais de Tokyo, (un des endroits les plus nazes de Paris ou les skaters viennent faire leurs gammes) était, comme souvent, en retard. Il fallait bien s'occuper, compenser la sensation de perte de temps. J'ai donc pris quelques photos. Quelqu'un a dit qu'on photographie toujours plus ou moins au futur antérieur ou au passé antérieur — je ne sais plus et puis d'ailleurs je m'en fous —. Quoi qu'il en soit, mon présent du passé est comme une vieille passoire et j'ai de la fuite dans les idées. Évidemment je regrette maintenant de ne pas en avoir fait d'autres lors du très sympathique dîner avec nos filles respectives dans l'arrière cour du conservatoire Rachmaninoff où la cantine russe a disposé quelques tables pour les beaux jours.  première publication 7/8/2013 à 12:38

mercredi 13 mai 2026

Noctambule

 
 
Voilà 
des promeneurs déambulent de part et d’autre des larges avenues dépourvues de trottoirs mais bordées par des pelouses. Nombre d'entre eux portent des masques de babouins. Je n'ose demander mon chemin. Pénétrant dans un tunnel supposé me permettre d’accéder au métro, je débouche dans une cour d’immeuble où des enfants jouent au foot pendant que d’autres incendient des poubelles. 
Plus tard, longtemps j'erre seul dans la nuit noire et les rues de Morlante. 
 
 
Je finis par accéder au centre ville. Ses néons multicolores bien que fort énigmatiques me rassurent néanmoins. Je pénètre dans une boutique illuminée où derrière des façades constituées d’aquariums de jeunes employées plutôt avenantes invitent les passants en à franchir le seuil. Leurs paroles sont inaudibles, mais leurs gestes sans équivoque. Dans ce quartier, les babouins semblent mieux s'orienter que les hommes.

mardi 12 mai 2026

À votre place



Voilà,
"dites-moi, cela ne vous est il jamais arrivé ? Vous êtes couché dans la nuit, vous fixez le plafond dans le noir, paralysé de terreur et de douleur et soudain, quelque part à l'étage un enfant pleure, et pleure à votre place. Ne vous est il jamais arrivé qu'au théâtre, des hommes meurent, se battent et chantent à votre place ? Ne vous est il jamais arrivé de voir à l'horizon un oiseau qui vole à votre place, les ailes déployées, tranquille, heureux, disparaissant au loin pour ne jamais revenir ? N'avez vous jamais trouvé une route dont les pavés peuvent supporter précisément autant de pas qu'il vous en faut pour vous libérer de la douleur ?" (Milena Jesenskà) première publication 18/9/2015 à 00:12

dimanche 10 mai 2026

Rue des Périchaux


 
Voilà 
dans le 15ᵉ arrondissement de Paris, rue des Périchaux à proximité de la Petite Ceinture et derrière le parc Georges Brassens, où je suis venu me promener hier avec fille — et c'est à chaque fois un grand bonheur que ces moments passés ensemble —, se trouve cette fresque monumentale réalisée par Da Cruz. Elle constitue l’une des œuvres de street art les plus marquantes de l'arrondissement. 
Commandée dans le cadre du projet participatif Les œuvres d’art investissent la rue, le projet fut voté lors de l’édition 2014 du Budget participatif du quartier. Il a également impliqué les habitants de la résidence auxquels deux esquisses ont été présentées. leur choix s'est porté vers la version la plus vive et la plus colorée.
Haute d’environ 50 mètres, la fresque couvre la tranche d'un d’immeuble regroupant des appartements à bon marché gérés par la mairie de Paris. Sa réalisation a nécessité près d’un mois de travail, dont plusieurs semaines de préparation sur chantier. Pour atteindre les parties les plus élevées, l’artiste a travaillé depuis une nacelle culminant à une dizaine de mètres au-dessus du niveau de la rue. Da Cruz était accompagné des graffeurs Michel et Sitou, ainsi que de membres de l’association Art Azoï, en collaboration avec le centre culturel La Place.
L’œuvre s’inspire directement des masques précolombiens découverts par l’artiste lors de voyages en Amérique du Sud, notamment à Nazca. Ces figures totémiques, devenues emblématiques de son univers visuel, mêlent influences sud-américaines, africaines et moyen-orientales dans une composition extrêmement colorée. Achevée le 17 mai 2018, la fresque a été largement saluée dans le quartier comme un symbole de réappropriation esthétique de l’espace urbain.
Je me suis demandé d'où venait le nom "périchaux".  La rue doit son nom au lieu-dit "clos des Périchaux" où il y avait autrefois des vignobles et un champ d’horticulture "Périchaux" est la déformation du mot "périchot," cépage noir cultivé en ce lieu. 
Je publierai prochainement un article plus ample sur le Parc Georges Brassens, car je viens de m'apercevoir que je ne l'ai évoqué que de façon périphérique ici ou bien 
Sinon, je me suis aperçu que je savais exactement ce que je faisais le 10 Mai, il y a quarante cinq ans. C'était aussi un dimanche, et ce fut le jour de l'élection du premier président de gauche  de la cinquième République. J'ai déjà évoqué ce jour dans un précédent post. C'était un grand changement dont je me réjouissait fort. Son slogan de campagne était "La force tranquille" et le slogan du parti Socialiste "Changer la vie".

vendredi 8 mai 2026

Accordéoniste et oiseau


Voilà,
les accordéonistes sur des ponts parisiens, je m'aperçois que j'en ai photographié une flopée dans ma vie. En général au Pont Saint Louis ou sur le pont des arts immortalisé par Georges Brassens. Mais jamais en même temps que des mouettes première publication 25/4/2019 à 20:30
 

jeudi 7 mai 2026

Un Saint Patron inattendu


Voilà,
"Gangon ou Gengoul supporta avec une grande patience et une grande fidélité son épouse infidèle, non sans lui avoir adressé de salutaires avertissements. Il préféra quitter la cour du duc de Bourgogne et se retirer dans ses terres. Elle le fit assassiner par son amant alors qu'il dormait dans son château près d'Avallon. Plusieurs localités rappellent la mémoire de celui qui est le patron des mal-mariés. De temps immémorial on vénère à Gruson dans le Nord, Saint Gangon pour la guérison des maux de jambes ou, nous dit l’Hagiographie 'pour le rétablissement de la paix dans les ménages qui, comme le sien, sont troublés et désunis!" ai-je lu alors que je me demandais qui pouvait être ce Saint-Gengoux ayant donné son nom à un charmant bourg de Saône-et-Loire où je me trouvais hier en fin d'après-midi sous un ciel qui ressemblait vraiment à un ciel de printemps première publication 5/5/2016 à 6:59
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mercredi 6 mai 2026

Pas trop tard



Voilà
je continue malgré tout je vais mon chemin 

je m’approche du bout je suis bien moins gaillard

qu’autrefois un peu bancal et ne vois plus bien

pour le yoga me dit-on ce n’est pas trop tard

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lundi 4 mai 2026

Assomption du tardigrade


 
Voilà,
certains de mes occasionnels lecteurs trouvent excessive ma sensibilité aux aléas de ce monde. Ils considèrent que je remâche trop de pensées sombres. D'ailleurs, quand l’occasion se présente ils ne rechignent pas à ironiser comme ce fut le cas il y a une quelques semaines. Sans doute ont ils raison de se gausser sinon de mes inquiétudes, du moins de mon obstination à les ressasser. Rien ne sert de "vitupérer l'Époque", puisque malgré tout, de nos jours, il existe bien des motifs de se réjouir. L’existence des tardigrades par exemple, en est un. 
Ils sont exceptionnels — on le sait déjà en long et en large — : quasiment invincibles, même dans des conditions extrêmes. Les radiations dans l’espace ? Peu leur chaut ! les tardigrades survivent. Et même à des doses plusieurs milliers de fois supérieures à ce que les autres êtres vivants, (dont les humains) peuvent endurer. Ils disposent en effet d’une sorte de bouclier chimique très utile, qui intéresse les scientifiques. Une nouvelle étude parue le 26 février 2025 montre comment ces recherches pourraient conduire à l'amélioration des thérapies contre le cancer.
Les radiothérapies — notamment utilisées pour des tumeurs au niveau de la tête, du cou, de la poitrine —  nécessitent l’usage de radiations pour détruire les cellules cancéreuses. Sauf que ces denières ne détruisent pas seulement les cellules cancéreuses, elles génèrent aussi des effets secondaires très importants et dangereux. "Cela affecte un très grand nombre de patients et peut se manifester par quelque chose d’aussi simple que des plaies buccales, qui peuvent limiter la capacité d’une personne à manger en raison de la douleur et des saignements qui s’ensuivent", explique James Byrne, l’un des chercheurs en oncologie ayant participé à cette étude. « Cela peut être très dangereux, et c’est quelque chose que nous souhaitons vraiment résoudre." Ces effets graves peuvent pousser certains patients à interrompre temporairement et parfois même définitivement ces traitements. S'il existe quelques solutions, très imparfaites, telles que des médicaments ou des gels, la recherche médicale reste en quête de nouvelles solutions pour protéger les patients et les patientes, afin de limiter le plus possible les dommages.
Des chercheurs se sont donc concentrés sur la protéine Dsup, celle qui, chez les tardigrades, participe activement à la suppression des dommages liés aux radiations. Ils ont eu l'idée  de délivrer une dose d’ARN messager, comportant le code génétique de la protéine Dsup, dans les tissus des patients, en amont de la radiothérapie. Grâce à l’ARN messager et ses particularités, les cellules pourraient alors apprendre à exprimer d’elles-mêmes la protéine Dsup au bon moment afin de protéger l’ADN pendant la thérapie. L’un des points forts de notre approche est que nous utilisons un ARN messager, qui ne fait qu’exprimer temporairement la protéine, ce qui s'avère beaucoup plus sûr que quelque chose comme l’ADN, qui peut être incorporé dans le génome des cellules", expliquent les auteurs. En clair : comme l’ARN messager est temporaire, il ne modifie pas l’ADN, ce qui permet de protéger l’ADN des radiations sans l’altérer. 
Les tests effectués chez des souris ont été concluants. On a pu observer une réduction de 50 % du nombre total de "cassures" génétiques causées par des doses de radiation similaires à celles reçues par les patients en radiothérapie. Autre réussite déterminante : la précision de l’ARN messager porte aussi ses fruits, puisque la protéine Dsup ne semble pas étendre sa protection au-delà du site d’injection. Il est donc possible de contourner le site de la tumeur afin que celle-ci puisse être détruite, comme prévu, par les radiations. On détruit le cancer  tout en protègeant le reste du corps, en somme. La prochaine étape de ces recherches consistera à étudier la réaction du système immunitaire face à l’injection de cette protéine par ARN messager. Pouvoir mobiliser cette solution à l’échelle humaine reste encore un défi. Certes, je n’en profiterai pas, mais, ce sont là des résultats plus qu’encourageants pour les générations futures.
Illustration : L'Assomption du tardigrade d'après Le Titien

dimanche 3 mai 2026

Gardienne de rue

 
 
Voilà,
une artiste qui se fait appeler "la dame qui colle" s'applique à recouvrir les murs de portraits de femmes. Sur les rectangles qui sont collés à côté est écrit : ces portraits sont des femmes qui existent et qui nous prêtent main forte dans la rue. "J’ai commencé à coller il y a trois ans. Ça a commencé suite à la lecture d’un livre qui m’a beaucoup choquée : “Voir le voir” de John Berger. Cet ouvrage revient sur la façon dont le corps de la femme a été mis à nu dans l’Art parce que les hommes l’ont choisi. Ce sont eux qui achètent et peignent les tableaux qui sexualisent les femmes – celles-ci n’ayant donc pas leur mot à dire sur leurs représentations. Alors j’ai eu envie d’aller dans l’espace public et de coller des femmes pour raconter leurs histoires" explique-t-elle dans un entretien. 
Ces figure qu'elle dessine et qu'elle colle ensuite dans l’espace public, elle les appelle "les gardiennes de rue." Le point commun de toutes ces femmes selon l'artiste  "c’est qu’elles ont toutes vécu une forme de violence. Quelle qu’elle soit : une agression, un viol, des violences conjugales ou encore éducatives, de la prostitution. Ce sont toutes des femmes réelles, que j’ai rencontrées et qui m’ont raconté leur histoire".
Dans leur représentation aussi, elles ont quelque chose en commun : elles sont toutes immobiles. Les études sociologiques le montrent : en tant que femme, quand tu es immobile dans l’espace public, c’est que tu attends le bus. Ce sont les hommes qui occupent l'espace, qui se posent. Peu de femmes le font. Si tu t’arrêtes : des hommes vont venir te parler. Je me suis dit que j’allais coller des femmes immobiles, qui guettent, des gardiennes de l’espace public. Tu croises plusieurs fois ces collages-là et tu te dis qu’elles sont là et qu’elles surveillent. Dans leur regard, on voit d’ailleurs qu’elles sont plutôt dans une attitude défensive.Cette posture répond à la représentation culturelle qu’on a des femmes : non, elles ne sont pas souriantes dans l'espace public. Et comme ce sont elles qui choisissent les vêtements dans lesquels elles posent pour le collage, on arrive à un modèle contemporain de la féminité. Très peu de femmes ont voulu porter une robe."
L'artiste explique en outre qu'elle a choisi le collage comme moyen d'expression parce que cette pratique permet de travailler chez soi et de dessiner tranquillement. Quand on colle ensuite, ça prend peu de temps et c’est plus sécurisant. "Beaucoup de femmes collent, on l’a vu avec les collages féministes qui ont débuté avant le confinement. On a juste envie de s’exprimer. Avec cette pratique, on prend moins de risques."
Ceci est le 28eme portrait de la série et le seul que j'ai vu jusqu'à présent à Paris. Cette artiste opère plutôt dans la région lilloise. 
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samedi 2 mai 2026

les beaux jours reviennent


Voilà
On reste là au soleil, on est amoureuse, le reste n'a plus d'importance. On a l'espérance avec soi, en dépit du monde tel qu'il va ou ne va pas. Un homme vous prend dans ses bras vous murmure des mots doux, vous embrasse dans le cou, et ce simple bonheur pourrait suffire à éloigner un temps les démons et les fantômes. On voudrait que cela dure toujours, mais il y a ces nouvelles de l'autre bout du monde, ces nouvelles atroces, qui jettent comme une ombre sur les premiers beaux jours....
première publication 15/3/2011 à 14:44)

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