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dimanche 14 décembre 2025

Continuer la lutte


 
Voilà,
le repas est sympathique, la nourriture excellente, les convives à parité de sexe, entre soixante et soixante-dix ans. Pourquoi faut-il qu'à un moment la conversations dévie sur le mouvement #meetoo et que d'un coup cela suscite le sarcasme voire le mépris de certaines personnes autour de la table, femmes et hommes ? "Il n'est pas bon de livrer des personnes à la vindicte populaire féministe il faut laisser faire la justice" dit quelqu'un. 
Rappeler que selon une étude de l'institut des politiques publiques le taux de classement sans suite atteint 86 % dans les affaires de violences sexuelles, et 94 % pour les viols – un taux en hausse ces dernières années — au prétexte qu'elles sont insuffisamment caractérisées, et que le nombre de condamnés pour viols par rapport au nombres d'affaires jugées est misérable, ne suffit à infléchir les avis. Parler de société patriarcale (que le "procès de Mazan" a dévoilé dans toute son ampleur et son horreur) est un gros mot qui vous taxe de wokisme, de la part de gens qui par ailleurs se proclament de gauche et dont certains ont pourtant eu à souffrir de discrimination en raison de leur orientation sexuelle. Bref je ne développe pas l'argumentaire de ces vieux esprits soit-disant libérés. "Le féminisme oui, mais il ne faut pas exagérer". 
J'ai beau arguer de ce que je sais et de ce que j'ai un peu vu dans le milieu du théâtre et du cinéma, rien n'y fait. Au fond, ce qui est pathétique c'est que des gens tous retraités se perdent dans de telles discussions, alors que le monde ne leur appartient plus. Nous sommes sans futur, mais la forme que prennent aujourd'hui ces mouvements remettent en questions le système de représentations dans lequel nous avons vécu. C'est une erreur de penser que ce dernier valait mieux que celui où nous sommes. Il était juste différent, on s'y exprimait autrement, et sans doute paraît-il à certains, meilleur parce qu'ils y étaient jeunes et y prenaient alors leur part. 
Ce qui me navre, c'est de constater que comme il en fut pour nos aînés dont nous trouvions souvent les idées débiles et rétrogrades, certains deviennent à leur tour de vieux cons, avec des points de vue bien arrêtés (peut-être ont-ils juste cessé de penser) alors que le monde a gagné en complexité. 
Pourtant, s'il y a bien un aspect intéressant et positif dans le monde contemporain c'est celui des luttes féministes dans nombre d'endroits de la planète alors que les femmes sont encore terriblement opprimées voire niées dans bien des pays, et que même dans des nations dites évoluées, leur droits sont menacés à la moindre occasion. 
Je n'oublie pas non plus toutes ces femmes-médecins, (dont celle qui a initié et pris en charge son traitement) que ma fille a croisées ces derniers mois et qui ont concouru à son rétablissement. Cela n'avait pas cours dans ce pays il y a quarante ans. Alors oui qu'elles continuent la lutte, pour plus de reconnaissance encore, pour l'égalité des droits la parité des salaires, pour le respect des corps, et le droit d'en disposer. Pour que cette chanson de John Lennon puisse ne plus être d'actualité un jour. 
Ce texte, je l’avais écrit il y a quelques mois. Finalement je le publie. M'y incitent les récentes déclarations  qui n'auraient pas du fuité de de la femme du président traitant des féministes de"sales connes". 
J'aime sur ce mur, que l'image de cette femme ne se laisse pas effacer. Qu'elle résiste en quelque sorte.
shared with monday  murals -

vendredi 22 août 2025

Silience


  
Voilà,
dans son dictionnaire des obscure sorrows
 John Koenig désigne sous le terme de silience
l'art caché autour de soi

mardi 19 août 2025

Juste penser à elle

 
Voilà, 
j'avais repris contact avec ma cousine en décembre 1984. Je me souviens très bien j'étais descendu à Bordeaux parce que quelques camarades du spectacle "Rêves de Kafka" y habitaient. À l'occasion de ce sympathique séjour durant lequel j'avais été hébergé par Léon Napias et Patricia Jeanneau qui possédaient une "échoppe" près de la gare, j'en avais profité pour rendre visite à ma cousine perdue de vue depuis une dizaine d'années. J'avais alors fait connaissance avec son fils âgé d'un an. Quelques mois plus tard elle était montée à Paris avec une copine, et à l'occasion de ce séjour elle était venue me voir jouer. Dans les années qui suivirent nous nous sommes quelques fois croisés de loin en loin. Au début des années 2000 nous avons recommencé à nous voir souvent. Je descendais parfois en Dordogne où elle vivait avec son époux. Elle passait parfois à Paris et je l'hébergeais alors durant ses séjours qui étaient pour elle l'occasion de faire moisson d'expositions et des spectacles auxquels je l'accompagnais parfois.
Ma cousine Cathy nourrissait une rancœur jamais rassasiée, contre ses parents d'une part et contre ses grands-parents maternels aussi, pour des raisons plus que justifiées mais qu'il ne m'appartient pas de dévoiler ici. Elle était très soucieuse de sa généalogie et passa beaucoup d'énergie à remuer de vieilles histoires de famille. C’était un de ses sujets de conversation favoris. Que son frère et sa sœur ne fussent pas aussi remontés qu'elle contre leurs aïeux l'indignait. Elle a ainsi fini par se fâcher avec eux aussi, et se couper de toute sa parentèle. Sans concession face aux injustices, elle voulait être, sinon aimée, du moins comprise inconditionnellement. Elle le fut par son mari.  
Bien que très différents nous aimions à nous retrouver. Nous avions une grand-mère commune quelques souvenirs d'enfance partagés et de l'affection l'un pour l'autre.
J'ai découvert l'existence de mes cousins par la branche paternelle en 1964 lorsque nous sommes, mes géniteurs et moi arrivés à Biscarrosse. J'avais huit ans. C'était une nouvelle vie qui commençait. Après l'Algérie et Châlons-sur-Marne, j'ai, sous ces latitudes, pour la première fois ressenti la sensation de paix, et l'impression de vivre dans un endroit paradisiaque. Je garde un doux souvenir de cette période entre 1964 et 1969. La cellule familiale essentiellement réduite à mes parents s'étendait soudain. Mon cousin, ma cousine, mon oncle et ma tante ainsi que ma grand-mère venaient parfois nous visiter, ou bien nous allions les voir à Bordeaux. Il y eut même des repas de famille, des fêtes de Noël partagées, des anniversaires. C'était bien, c'était nouveau – car ces gens n’étaient pas des militaires –, et tout pour moi était source d'étonnement. 
 
 
Des fragments de ma vie ressurgissent. Je retrouve de vieille photos scannées sur mon ordinateur. Celle du haut, prise en 2010 lors d'un de ses passages dans la capitale. La seconde datant de l'été 1971 cadrée par son père sans doute, à Biscarrosse devant sa caravane, dans un pré à l’entrée du bourg. Mes parents y avaient posé la leur une pliante erka. Nous revenions dans ce village où nous avions vécu durant cinq ans. Je me souviens, c'était la mode du camping à la ferme, chez l’habitant. L'oncle la tante mes cousins et la grand-mère paternelle étaient venus nous rejoindre. Ma cousine sur la gauche regarde l’objectif et mon cousin observe mon frère cadet de neuf ou dix mois dans les bras de notre grand-mère. À côté je fais la gueule. C'est une période ingrate, je suis mal dans ma peau je n'aime pas être photographié. Près de moi se trouve mon autre cousine avec qui je n’ai pas de souvenirs communs.
Au milieu du mois à la fin d’une journée extraordinairement caniculaire, le cerveau rongé par une tumeur, ma cousine est morte irréconciliée avec son frère et sa sœur. Ceux là ne sont pas venus pour sa crémation. L’aurait-elle désiré d’ailleurs ? Rien n’est moins sûr. Mais beaucoup de gens qui l'appréciaient étaient présents et de jolies choses furent dites à son sujet, et avec beaucoup d'émotion et d'amitié.
Elle avait sensiblement l’âge de notre grand-mère sur la dernière photo, je m’en rends compte à présent. Soixante-sept ans, c'est tout de même bien jeune pour mourir.

dimanche 18 mai 2025

En traînant dans Draguignan

  

 
Voilà,
alors que je me trouvais il y a quelques jours à Draguignan, je suis passé de bon matin par cette rue qui a la particularité d'être peinte au sol. C'est la rue de Trans. Trans est le nom d'un village en Provence (je crois que c'est là, que je suis allé pour la première fois de ma vie, un matin d'Août 1973 dans une salle de ventes, ou peut-être était-ce au village voisin des Arcs). 
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux Etats-Unis. Je me suis dit que si l'on était gouvernés par des tarés du même acabit que ceux qui sont aux affaires aux USA, il faudrait peut-être débaptiser ce village dont le nom paraîtrait désormais suspect. 
A propos des États-Unis, il faudrait qu'un cinéaste inspiré réalise, en contrepoint du film de Griffith, un autre qui s'intitulerait "Suicide d'une nation". Car depuis cinq mois c'est bien à cela que nous assistons. Quand je pense que Trump est persuadé que le fait d'avoir échappé à un attentat, est un signe que Dieu l'a désigné pour conduire les destinées de son pays, cela inciterait plutôt à l'apostasie. Il ne se passe pas une journée sans qu'une décision délirante ne soit prise par lui ou un de ses affidés outre-Atlantique. C'en est presque fatiguant. Jamais on aurait imaginé qu'autant de crétins soient aux responsabilités dans ce pays.
 

Sinon les motifs que les hasards de la promenade peuvent parfois offrir constituent une distraction opportune. Pour se reposer du flot incessant et accablant des nouvelles du monde, toutes plus anxiogènes les unes que les autres, le cerveau recompose à partir de menus détails une réalité intersticielle où trouver refuge et apaisement. Il suffit de se tenir comme un idiot devant le mur et attendre que la pression retombe.

vendredi 28 février 2025

jeudi 16 janvier 2025

Voilà c'est ça

 
Voilà,
parfois je m'arrête devant un truc que je vois, qui n'a aucun intérêt pour le passant ordinaire et je me dis "voilà c'est ça". Je ne sais pas ce qu'il y a dans le "ça" ; quelque chose qui m'échappe, que je porte en moi depuis longtemps sans doute, car les choses à l'abandon décrépites, les traces infimes m'ont toujours fasciné. "Ça" a sûrement quelque chose à voir avec la solitude, la mélancolie. Bref je veux garder ce lieu et cet instant qui prennent soudain un relief particulier et méritent d'être saisis. Est ce que c'est moi, où le monde qui exige que je sois son intercesseur ? Y a-t-il quelque chose dans l'air qui réclame d'être retenu, quelque chose de rêvé, niché en ce lieu et qui affleure à la surface du présent et qui se nourrit de tous les fragments d'histoires qui se sont déjà déposées à cet endroit. Et puis je photographie aussi les choses pour, comme disait je ne sais plus qui, Winogrand peut-être, me faire une idée de ce à quoi elles ressemblent, une fois photographiées. De façon générale, j'essaie de les rendre plus belles. Évidemment, cette silhouette peinte réclamant "La paix" sur ce tronçon de rue à l'abandon a quelque chose de pathétique, par ces temps où tant de guerres sévissent de par le monde.

vendredi 29 novembre 2024

Au bord de l'écoulement des choses


Voilà
"Je m'arrête parfois, subitement, entre la vie qui va et la vie qui vient ; je stagne au bord de l’écoulement des choses. Et la stupeur de tout s’écroule sur ma tête. A d'autres moments il semble que brusquement, l'univers joue mal son rôle et trahisse ainsi son étrangeté ; il semble soudain me parler d'une autre voix, me révéler, un bref instant, une autre nature. Comme un rideau soulevé par le vent, et qui, en un éclair, entre-dévoile une parcelle irrévélée de quelque chose d'inconnu, d’inattendu..." Fernando Pessoa "Le livre de l'intranquillité" 

vendredi 2 août 2024

L'âme humaine

 
 
Voilà,
"l’âme humaine est un asile de fous peuplé de caricatures. Si une âme pouvait se révéler dans toute sa vérité, et si il n’existait pas une pudeur plus profonde que toutes les hontes connues et étiquetées – elle serait, comme on le dit de la vérité, un puits, mais un puits lugubre hanté de bruit vague, peuplé de vies ignobles de viscosités sans vie, larves dépourvues d’être, bave de notre subjectivité". Pessoa "Le livre de l’intranquillité " - 242

vendredi 21 juin 2024

Downtown Beirut

 
Voilà,
non loin de l'atelier que m'avait prêté cet été-là Yoshiko Chuma, une chorégraphe dont la compagnie de danse s'appelait "The school of hard knocks" — en échange je devais nourrir le chat —  , se trouvait au 158, 1st Avenue, le Downtown Beirut. Ce bar disposait d’un excellent jukebox les bières n'y étaient pas chères et la musique plutôt bonne. 
Le lettrage de l'enseigne était très en vogue dans les années 80. Cet oblique ascendant, je l’ai, dans des propositions d’affiches, quelquefois utilisé à la même époque. On utilisait ces feuilles en plastique sur lesquelles étaient surimprimés des lettres et des symboles que l'on décalquait ensuite sur un rhodoïd placé au dessus de l'illustration et que l'on appelait "Letraset", du nom de l'entreprise qui les fabriquait. Cette phase du travail était particulièrement pénible et chronophage et m'exaspérait souvent, surtout lorsqu'il y avait beaucoup de noms à disposer.

mercredi 22 mai 2024

Ardenne


Voilà,
je me réveille à Ardenne où je suis arrivé hier. Ma nuit a été celle d’un vieil homme qui plusieurs fois se lève péniblement, et marche à tâtons dans l’obscurité d’une chambre anonyme et inconnue dans le but d’une vidange poussive. Le corps déconne un peu plus chaque jour. Au lieu d’en prendre soin je l’ai négligé ces derniers temps. Ma vie casanière à Paris, les déboires, contrariétés et événements des huit derniers mois m’ont bien ravagé. Je n’ai plus songé à moi durant tout ce temps. Il est probable qu’il y ait un lien de cause à effet.
Pendant le sommeil grande confusion de souvenirs lointains et personnels mêlés à d’autres qui me furent autrefois rapportés. La consultation des archives de Lud S. Dans la splendide bibliothèque de l’IMEC édifiée dans une ancienne abbaye, la conversation avec des chercheurs lors du repas du soir y est aussi évidemment pour quelque chose.
 

Ici les vivants que l’on croise n’ont, la journée durant, que des colloques secrets avec des morts. Ils fouillent l’intimité de leur correspondance, explorent et déchiffrent leurs brouillons qui parfois dévoilent « les sauts et gambades » du cheminement de leur pensée, leurs détours et leurs abandons.
Je ne suis pas venu ici de mon propre chef. Une fois encore, comme si souvent au cours de mon existence, je réponds à une sollicitation. Je participe au projet d’une plasticienne qui a pris l’initiative de ce séjour. Ce déplacement doit faire, entre autres, l’objet de prises de vue. Ce n’est pas moi qui fabrique.
Elle a choisi d’ouvrir avec moi des boîtes dont le contenu est en rapport avec des lieux, des gens, et toutes sortes de contingences qui ont durablement influé sur le cours de ma vie et en partie façonné ce que je suis devenu.
La consultation de ces archives me trouble.
Elle me renvoie à un temps et des gens que je n’ai pas connus, mais qui m’ont pourtant été évoqués par leurs descendants, quand j’étais jeune.
Comme j’ai une excellente mémoire et sûrement aussi les dispositions mentales d’un archiviste, des connexions s’opèrent, en même temps que de lointaines sensations affleurent. Le passé éclaire soudain des pans de vie obscurs. J’avance dans un arrière-pays qui n’est pas le mien, avec lequel pourtant j’entretiens quelque familiarité.
 
 


J’écris ces lignes au petit matin. Écoutant les nouvelles du jour, j’apprends que la Russie organise des manœuvres nucléaires à la frontière ukrainienne. J’ai comme le pressentiment que les mois qui viennent ne seront pas fameux. Je vais faire un tour dans le jardin.

lundi 11 mars 2024

Là dans le monde

 

Voilà,
c'est là dans le monde ça pourrait aussi bien ne pas être c'est insignifiant juste un détail mais ça s'introduit impératif et indiscutable dans le regard ça exige son cadre, sa représentation, sans raison ni explication. L'œil saisit, et dans un même temps le cerveau décrète que c'est bon ça mérite d’être révélé et transmis.
C'est aujourd'hui devenu une banalité de rappeler que, quels que soient la nature et le support d'une représentation, le point de vue du regardeur joue un rôle crucial dans sa signification et son impact. La même image, par exemple, peut être interprétée d'innombrables façons en fonction des expériences, des croyances et des émotions de quiconque la regarde L'intention de l'auteur n'est qu'une pièce du puzzle - l'interprétation du spectateur complète en quelque sorte "l'œuvre". Cette relation dynamique établit une conversation entre le sujet, l'auteur et le spectateur, ajoutant une couche de complexité.
En outre, l'évolution de la société et de notre culture modifient notre point de vue sur le monde. Des réalisations faites il y a plusieurs dizaines d'années, peuvent prendre une nouvelle signification à mesure que notre perception de l'esthétique se transforme. Le regard n'est pas seulement une expérience momentanée, mais le reflet de l'évolution des valeurs de la société à laquelle nous appartenons.
Ainsi Au cours du XXe siècle, avec l'avènement de la société de consommation et de l'industrialisation, les artistes ont commencé à intégrer non seulement des objets du quotidien, mais aussi des déchets, dans leurs œuvres. Il faut y voir la conséquence d'une évolution logique de la conception de l'art et de son rôle dans la société. Le premier sans doute à utiliser des choses, cassées, becs de gaz, fils de fers entortillés, bouts de ficelle, pages de journaux collées, morceaux de chaises d’osier, poignées de portes, fragments de tôle tordus, morceaux de bois repeints et assemblés sous forme de sculptures ou de bas-relief fut bien évidemment Picasso au début du XXe siècle. Puis avec les ready-made Marcel Duchamp, en présentant des objets manufacturés comme des œuvres d'art, a au début du vingtième siècle, remis en question les définitions traditionnelles de l'art et son rôle dans la société. 
Après la Seconde Guerre mondiale, avec l'émergence du mouvement Arte Povera en Italie, les déchets et les matériaux non conventionnels ont commencé à être utilisés de manière plus systématique. Les artistes de ce mouvement, comme Michelangelo Pistoletto et Jannis Kounellis, utilisaient des matériaux pauvres et humbles, souvent récupérés, pour créer leurs œuvres. Cette démarche était une réaction à l'industrialisation croissante et à la commercialisation de l'art, et visait à réaffirmer la valeur intrinsèque des matériaux et la capacité de l'art à transcender les frontières entre la vie et l'art.
Dans les années 1960 et 1970, le mouvement Fluxus et les artistes du Nouveau Réalisme, comme Daniel Spoerri ou Arman, ont continué à explorer l'utilisation des déchets dans l'art. Ils attribuaient aux objets jetés un fort potentiel esthétique et conceptuel. S’ils utilisaient souvent dans leurs œuvres des déchets industriels ou des objets du quotidien  c’était aussi pour implicitement critiquer la société de consommation et l'obsolescence programmée.
Il est probable que ma sensibilité aux images déchirées — au point d'y consacrer un libellé dans ce blog —  doit beaucoup au travaux de  Raymond Hains et Jacques Villéglé qui dans les années 1950 et 1960,  ont commencé à utiliser des affiches arrachées ou déchirées par le vent la pluie ou les passants comme matériau pour leurs œuvres. En récupérant ces fragments d'affiches, en les arrachant de leur contexte publicitaire pour les exposer dans des galeries Hains et Villeglé ont transformé des déchets urbains en œuvres d'art. Par là même, ils ont questionné la fonction et la valeur des images dans la société de consommation.
En outre, utilisant des affiches politiques ou publicitaires, lacérant puis réassemblant ces images, ces artistes ont créé de nouvelles significations et ont encouragé les spectateurs à remettre en question les messages véhiculés par les médias, mais aussi à trouver de la beauté dans ce qui ne suscite ordinairement que l'indifférence des passants.

mercredi 6 mars 2024

Dans l'attente

 
Voilà
continuer quand même, malgré tout, pour un temps encore
celui de l'attente inquiète et de l'incertitude
à produire des formes 
susciter des images 
 histoire de ne pas 
 tout à fait
sombrer

jeudi 11 janvier 2024

Chantier

 

Voilà,
sur ces ruines, à compter de 2028 — mais vraisemblablement plus tard — s'élèvera l'Hopital de Saint-Ouen, fruit de la fusion des hôpitaux Bichat et Beaujon. Comme l'écrivait Emeline Cazi, en Juillet 22 dans le journal "Le Monde"  "Ce projet fait écho à de nombreux autres de même nature menés en France qui reposent sur la promesse de locaux flambant neufs, d’équipements "innovants",  et de performances accrues en échange d’une réduction des capacités d'accueil et des durées de séjour. On parle de 30% de lits en moins.
Souvent, les mêmes cabinets de conseil ont utilisé les mêmes formules mathématiques pour proposer les mêmes solutions, notamment celle de la médecine ambulatoire et de la coopération accrue avec la médecine de ville. Or, en Seine-Saint-Denis la densité médicale par habitant compte parmi les plus faibles de France", et la démographie — c'est bien connu les riches font des affaires, les pauvres font des enfants — ne cesse d'augmenter. C'est ainsi : le néolibéralisme dépouille tout ce qui relève du bien public pour en faire un marché. Mais il est des lieux où la loi du marché ne prend pas. Ou plus exactement prend un autre nom — celui de trafic. On verra bien ce que nos experts feront de cette réalité-là. De toute façon, pour le moment de nombreux recours ont été déposés pour que ce projet soit reconsidéré.  L'état doit l'ajourner en raison d'une irrégularité de procédure : le dossier de l’enquête publique ne comportait pas le rapport de contre-expertise et l’avis émis par le commissaire général à l’investissement (tout deux datant de 2016) sur l’évaluation socio-économique du volet hospitalier du projet. Or, cette absence a nui à l’information complète du public. En conséquence, en Octobre 2023 la cour d’appel a donné six mois à l’État pour organiser une nouvelle consultation de la population, portant sur un dossier d’enquête publique comprenant l’ensemble des documents requis.

vendredi 22 décembre 2023

Leaders


Voilà
j'ai déjà évoqué mon goût pour les affiches lacérées, pour tout ce qui relève de la trace, du déchet, pour ce qui s'altère se dégrade et menace de disparaître. Pour ces accidents graphiques que peut nous offrir la réalité, pour ces choses ténues qui apparaissent parfois, et m'émeuvent à un point que je ne m'explique pas. Il arrive oui, qu'une fêlure dans un mur ou de la rouille sur une benne rappellent la précarité de notre condition, et que tout comme ce que nous fabriquons nous aussi sommes aussi appelés à disparaître. 
Cela illustre aussi la façon dont notre cerveau fonctionne
Il y a souvent une dimension accidentelle dans la photo. Soit, on se retrouve ici ou là par hasard, et quelque chose que l'on désire retenir, sans trop savoir exactement pourquoi, passe dans le regard. Soit on s'attarde et l'on guette pour saisir l'heureux hasard qui peut ne pas advenir. En retenant ces menus détails, à défaut d'agir sur le monde, on l'honore cependant. C'est la solution médiane entre l'agir et la contemplation.
Ces deux photos ont été prises sur des murs d'Alger en 1983. Je ne me souviens plus qui était la personne sur la photo de gauche. Un politicien local sans doute. Sur celle de droite, c'est l'ancien président Chadli Bendjedid

jeudi 26 octobre 2023

Entre le regard et le monde

Belloc St Clamens, Février 1991
 
Voilà,
un fait constaté depuis longtemps : la mélancolie est toujours plus ou moins à l'œuvre en photographie. Elle compose en partie (en partie seulement) avec ce qui de toute façon est voué à disparaître ou à s'oublier. Elle tente de donner forme et sens à ce "presque-rien" ou ce "je-ne-sais-quoi" qui affleure soudain entre le regard et le monde. Elle substitue une image au récit qui manque et qui de toute façon ne pourrait s'élaborer dans l'instant. Elle figure ce qui dans l'immédiat échappe aux mots, à la trop laborieuse construction d'une narration. 
La photo s'apparente au "quoi-qu'il-en-soit". 
J'ai été là, un trouble m'a saisi. J'ai cadré plus ou moins vite. J'ai appuyé sur le déclencheur. On ne sait pas ce qu'il en adviendra, mais, sauf erreur de manipulation, maladresse à la prise de vue, l'image est "quoi qu'il en soit" dans le boîtier. ("Pourvu qu'elle ne soit pas abîmée ou annulée au tirage" espérait-on avant l'apparition du numérique). Elle sera un jour tirée, et deviendra un objet réel ayant la forme d'un souvenir.
Celle de cette grange à l’abandon a été prise il y a bien des années. Son négatif est demeuré longtemps entre deux fines couches de papier cristal, soigneusement rangé dans un classeur, lui même bien en place sur une étagère. Je ne me souviens pas du moment précis où je l'ai prise. Je peux la situer dans le temps grâce à la "planche contact" qui elle, par contre, permet de construire une vague narration du fait de l'agencement chronologique des images.
Pourquoi ai-je éprouvé le besoin de la ressortir ?
Je lui ai soudain trouvé une certaine beauté. Et puis la neige. Peut-être n'avais-je encore jamais vu la neige sur ce paysage avec lequel j'entretiens une relation ambigüe et où je n'ai plus guère l'occasion de retourner.  

lundi 9 octobre 2023

Un Peintre de la Modernité

 
Voilà,
j'ai donc vu, le premier dimanche suivant son ouverture, l’exposition Nicolas de Staël au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Si j'ai manifesté une certaine impatience, c'est qu'il était fait beaucoup de bruit autour de cette manifestation — le plan media est parfait — et que je redoutais qu'il fut très vite impossible d’y accéder en raison d'une trop forte affluence.
Je n'ai jusqu'à présent pas accordé un grand intérêt à ce peintre. En fait j’avais, jusqu'à présent, vu assez peu de vrais tableaux ; surtout des reproductions. Pour promouvoir cette exposition, on n'hésite pas affirmer que sa peinture a ouvert une voie nouvelle, à la lisière de la figuration et de l’abstraction. On pourrait en dire tout autant des premières œuvres de Kandinsky. On sent d'ailleurs son influence, ainsi que celle de Domela et Magnelli dans les premiers dessins, dans ses fusains et pastels datant des années 40.
Très vite il opte pour l’abstraction. Il utilise des outils de maçon, des truelles, des racloirs, des spatules et sculpte en quelque sorte ses toiles obtenant ainsi des reliefs avec des matières très épaisses aux couleurs dans un premier temps sombres, plus vibrantes par la suite. "Pour peindre, il faut travailler beaucoup, disait-il, une tonne de passion et 100 grammes de patience". Pas mal de kilos de peinture aussi. Il faut aimer les empâtements. Si on a un problème avec la matière comme c’est le cas pour moi, De Staël ne passe pas trop bien. Je comprends mieux d'où vient le terme péjoratif de croûte attribué autrefois à certaines toiles.
Je ne remets pas en cause la démarche et ne conteste pas l’authenticité de la recherche de cet artiste. Ni son exigence. Que cela soit clair, ce n’est pas un jugement de valeur. C’est juste que sa manière me déplaît. Que quelque chose dans ce rendu me heurte. L’épaisseur, la lourdeur. "Parc des Princes", une grande toile de 7 mètres carrés pèse d’ailleurs près de 200 kilos tellement elle est riche en matière.
Pour ma part, j’aime et j'ai toujours aimé le lisse. Voilà pourquoi certaines périodes de son travail me laissent totalement indifférent et ont même tendance à m’agacer un peu. 
D’autres au contraire m’ont passionné.
L’exposition chronologique et didactique s'avère très intéressante car elle montre le cheminement du peintre, en particulier ses aller-retour entre figuration et abstraction. En outre près de 70 œuvres proviennent de collection privées dévoilant une part méconnue de son travail.  
J'ai déjà évoqués ses pastels de petit formats à fait étonnants, datant des années 40. Mais ses dessins préparatoires, ses croquis et même des collages m'ont également réjoui. En fait, me plaît sessentiellement tout ce qui témoigne du travail d'élaboration, et aussi plus tard dans le courant des années 50, toute la période suivant son voyage en Italie, en Sicile. Il en ressort des toiles extrêmement colorées où le ciel est vert, le sol violet, la ville jaune, les routes rouges. C’est la joie insolente de la couleur. Ça décomplexe le daltonien que je suis qui a tendance à saturer les couleurs sur certaines photos. Il traduit la violence de la lumière en usant de couleurs comme jaune citron,  vert émeraude, aubergine, orange. Durant cette période clé, il change sa manière de peindre, revenant à des surfaces plus lisses.
Et puis comment ne pas être sensible au destin tragique de l'artiste, à son instabilité qu'il a autant que possible tenue à distance en se réfugiant dans un travail acharné, épuisant. Ses démons l'ont finalement rattrapé puisqu'il mit fin à ses jours. La dernière photo qu'il reste de lui, prise dans la rue, la veille ou l'avant-veille de son suicide, par son galeriste je crois, le montre pourtant souriant.
C'est toujours mystérieux ce genre de décision. Il faut en tout cas une grande force morale et un grand courage pour passer à l'acte. 
Pendant longtemps j'ai confondu la mort de Yves Klein et celle de Nicolas de Staël. Klein ne s'est pas suicidé, il est mort jeune d'une crise cardiaque. Mais il y a cette photo qui s'appelle l'envol, ou le saut dans le vide, je ne sais plus, que j'associe toujours au geste de Nicolas de Staël qui s'est jeté de sa terrasse de l'immeuble où se trouvait son dernier atelier.
Autre étrangeté que j'ai remarquée : parmi les premières œuvres de Nicolas de Staël, de nombreux tableaux représentant des mouettes. On retrouve celles-ci dans les toutes dernières toiles. Curieuse coïncidence.
Il est possible que j’en revienne ultérieurement à reparler de ce peintre. Je ne publie dans ce post aucune reproduction de son travail. J’encourage mes lecteurs à fureter sur le net.
À la sortie de l’exposition, je n’ai  pu m’empêcher de faire quelques photos. Sans doute ai-je repensé aux tableaux de la période grise. Ce ne sont pas ceux que je trouve les plus intéressants. Mais ils m’ont amené à considérer le muret qui longe l’avenue de Iéna d’un œil différent. Oui out à coup ce mur que j’ai aperçu de nombreuses fois près duquel je suis souvent passé m’est apparu d’une façon totalement autre, et j’ai eu envie de photographier quelques fragments. Celui-ci me semble particulièrement intéressant.
Après tout, n’est-ce pas une des vertus de l’art que de transformer notre regard sur les choses ? De leur restituer une puissance qui souvent passe inaperçue, d'agir comme un révélateur

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J'avais autrefois écrit un texte intitulé "S'oublier". J'y repense bien évidemment aujourd'hui pour des raisons qu'il m'est pénible d'évoquer. Il a un rapport avec l'abstraction et les vertus que je lui trouvais alors. Seront elles encore secourables au regard de ce qui s'est introduit dans ma vie. Je l'ignore. Toujours est il que j'ai retrouvé dans mes affaires ces images réalisées un peu plus tard. Toujours dans le même style. Un peu obsessionnel.
 
 
 
 
Je suis encore étonné de les avoir conçues. Cela ressemble à ceci ou bien à cela qui accompagnait de jolis textes qui me plaisent encore à l'heure qu'il est. C'était mon époque deleuzienne (), j'étais fasciné par les plis. Je théorisais un peu la question. C'était une période tourmentée de ma vie. Autrement moins qu'elle ne l'est à présent. Je faisais de l'art brut numérique. Au lieu de couvrir des pages d'écriture asémique (quoique cela aussi il m'est arrivé de le faire à une certaine époque), je tordais des images

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Sinon, je sais — comment ne pas le savoir on ne parle que de ça dans les journaux, à la radio, sur la toile — qu'il se passe en ce moment des choses atroces au Moyen-Orient, des actes terroristes qui dépassent l'entendement. Il arrive aussi des choses effroyables en Ukraine (cela risque de durer), dans le Haut-Karabakh, au Soudan, dans la société iranienne, en Afghanistan, au Congo, dans de nombreux pays d'Afrique et dans tant d'autres lieux dont on ne parle pas. Il y a des désastres écologiques qui affament des populations, les réduisent à la misère au dénuement en de nombreux endroits du monde. Mais, je ne peux pas y penser, car d'autres événements qui défient pour le moment ma capacité d'analyse occupent tout mon esprit.

dimanche 17 septembre 2023

Corps de métier

Voilà,
dans la station Opéra, on peut remarquer sur les murs des couloirs de correspondances, des petites silhouettes représentant tous les corps de métier que l'on peut trouver à l'Opéra de Paris, des techniciens jusqu'aux artistes.
 
Imaginée par Itsok (je ne sais si c'est le nom d'un grapheur ou d'un studio de communication), cette installation culturelle visuelle met en scène près de 1000 petites silhouettes aux ombres noires disséminées sur les murs racontent l'histoire des coulisses de l'opéra.
 
 
 
Via un dispositif de QR code, il est possible de poursuivre ce parcours visuel en le transformant en expérience sonore. Utilisant nos casques ou nos écouteurs, il est possible, porté par la voix de la soprano Giulia Semenzato de se laisser transporter dans les coulisses et de plonger en totale immersion grâce à des enregistrements d’ambiance des différents protagonistes de l’Opéra. 
 
 
 
Musiciens accordant leurs instruments, costumiers retouchant les vêtements, Chef d’orchestre feuilletant les partitions ou encore coiffeurs, maquilleurs, machinistes et éclairagistes œuvrant à préparer une représentation.
 

Je n'ai pas eu le temps de parcourir toute la station qui est immense, et de trouver les silhouettes du corps de ballet. Mais ces petites ombres, agrémentent avec humour et poésie, les déplacements souvent fébriles et précipités qu'on est amenés à y faire.

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jeudi 7 septembre 2023

Une journée plutôt nonchalante

 
Voilà,
ce midi nous sommes allés pique-niquer avec ma fille au Parc de Sceaux. Initialement nous avions projeté une promenade l'après-midi, mais les fortes chaleurs persistent en France et nous avons préféré partir en fin de matinée. 
Nous avons joué aux touristes (j'avais la tenue adéquate) en nous promenant aussi sur cette installation éphémère imaginée par le groupe Crystal et intitulée "le Gué". Longue de 125 mètres, large de 6 mètres, placée 20 cm sous l'eau environ, elle a été conçue pour être accessible à tous de Juin à mi-Septembre. Le Domaine de Sceaux étant à cheval entre plusieurs communes, cette installation permet de passer de Sceaux à Antony et vice versa, avec cette traversée du Grand Canal.
Nous sommes partis de cet endroit situé à Antony, avec sa cabane rappelant une cabine de plage, où quelques personnes, des gens venus du nord de la France aisément reconnaissables à leur accent, nous précédaient. Une dame s'est aussi proposée voyant que nous nous photographions mutuellement, de nous prendre tous les deux — elle semblait y tenir, trop contente de nous faire plaisir — et nous avons accepté pour ne pas la contrarier, en croisant les doigts pour que le téléphone ne lui glisse pas des mains.
 


Nous sommes ensuite rentrés sur Paris, non seulement parce que ma fille qui repart en vacances avait une valise à préparer, mais parce qu'il commençait à faire très chaud. D'ailleurs les quatorze départements d’Ile-de-France et du Centre-Val de Loire seront placés en vigilance orange à la canicule demain midi. C’est la première fois qu’une vigilance orange canicule est déclenchée au-delà de la période estivale, depuis la mise en place de ce dispositif en 2004. 
De retour à la maison, dans l'appartement aux volets clos, un peu abruti par la chaleur, je me suis abandonné à une longue sieste. Je pense que d'ici peu il va falloir que nous adoptions dans ce pays le rythme de vie des Espagnols, qui se lèvent tôt, se couchent tard, et font une longue coupure dans la journée en raison de la chaleur. 
J'ai lu sur un journal que le premier secrétaire de L'ONU, qui ne cesse depuis quelques années de s'alarmer en vain (personne ne semble le prendre au sérieux) a parlé d'effondrement climatique. Et quand on voit ce qui se passe en ce moment en Bulgarie, Grèce ou Espagne, il y a de quoi s'inquiéter. Notre président, quant à lui, n'a même pas évoqué dans ses discours de rentrée, les problèmes climatiques et écologiques. Il faut dire que ses déclarations ressemblent beaucoup à de la barbe-à-papa : plein la bouche et rien sous la dent. 
Ensuite, en cherchant une photo, je suis tombé par hasard sur celle-ci et j'ai aussitôt pensé que cette tête ferait plaisir à Nicole. Je n'y suis pour rien ce n'est pas moi qui l'ai dessinée. Je suis tombé dessus — je ne sais plus où ni quand — au hasard des rues. Elle m'a plu. Je suis content d'avoir sauvé ce graffiti de l'oubli. Il arrive parfois d'en croiser de fort saisissants, certains très surprenants, d'autres très poétiques, quelques uns même géniaux ou aussi très drôles.
 
 


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