kwarkito
Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
lundi 4 mai 2026
Assomption du tardigrade
dimanche 3 mai 2026
Gardienne de rue
samedi 2 mai 2026
les beaux jours reviennent
On reste là au soleil, on est amoureuse, le reste n'a plus d'importance. On a l'espérance avec soi, en dépit du monde tel qu'il va ou ne va pas. Un homme vous prend dans ses bras vous murmure des mots doux, vous embrasse dans le cou, et ce simple bonheur pourrait suffire à éloigner un temps les démons et les fantômes. On voudrait que cela dure toujours, mais il y a ces nouvelles de l'autre bout du monde, ces nouvelles atroces, qui jettent comme une ombre sur les premiers beaux jours.... première publication 15/3/2011 à 14:44)
jeudi 30 avril 2026
S'adapter
Voilà,
"on s'adapte vois-tu à ce temps qui se truque
on naît avec le cœur dessiné au minium
comme les durs de durs se pointillent la nuque
pour annoncer la cible et pour jouer à l'homme"
première publication 7/10/2014 à 18:56 (Chris Marker)
mercredi 29 avril 2026
Agencement
lundi 27 avril 2026
La Cabane du Gemmeur
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eaux vertes
D'autre arbre que le pin et sa plaie au flanc
Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
dimanche 26 avril 2026
Une Fresque imposante
mercredi 22 avril 2026
Inhabituel
mardi 21 avril 2026
Stade de France
dimanche 19 avril 2026
Bar du Marché
samedi 18 avril 2026
Le futur n’a pas eu lieu
vendredi 17 avril 2026
Kangourous
mercredi 15 avril 2026
En fleurs
(Kobayashi Issa)
shared with garden affair - thankful thursday floral friday - weekend street - art journal journey - nature's notes - my sunday best
mardi 14 avril 2026
Près du saule pleureur
Certaines croyances politiques — et j'écris bien croyances plutôt que opinions — ont ceci de remarquable qu’elles épargnent à leurs adeptes tout examen de conscience. Elles ont le mérite rare de simplifier la vie intellectuelle ; elles dispensent de réfléchir tout en donnant l'impression flatteuse d'avoir compris. Elles fonctionnent comme ces meubles en kit dont il manque toujours une vis : on peut les monter quand même, mais il ne faut pas trop s’étonner si tout finit par pencher dangereusement.
Je n'ai jamais éprouvé beaucoup d’enthousiasme pour ces constructions idéologiques qui promettent la clarté et invitent surtout de la complaisance. Elles ressemblent à ces vitres déformantes où chacun contemple une version arrangée de la réalité — suffisamment fidèle pour être crédible, raisonnablement altérée pour demeurer confortable.
Des gens prétendûment "très intelligents" m’expliquent souvent avec le sérieux requis en de telles circonstances que les situations historiques sont complexes. Le mot est pratique. Si la complexité est une chose précieuse ; encore faut-il ne pas s’en servir comme d’un paravent. Car enfin, il y a des complexités qui éclairent, et d’autres qui obscurcissent avec méthode. Ces dernières sont particulièrement prisées : elles permettent d’expliquer longtemps ce qu’on souhaite éviter de regarder même brièvement.
Le spectacle du monde contemporain offre à cet égard un exemple presque pédagogique. Le Moyen-Orient par exemple. Les faits s’y accumulent avec une obstination fâcheuse : destructions massives, populations déplacées, violences répétées sont commis par les dirigeants suprémacistes d'un jeune pays abritant pourtant un vieux peuple, lequel ne reconnaît que la loi d'un Dieu dont il se prétend l'élu. Depuis sa création ses dirigeants se sont toujours considérés au dessus des règles qui régissent le droit international. Ceci peut-être explique cela. Ce peuple que l'on pensait — en raison du martyre subi en Europe durant la seconde guerre mondiale — peu enclin à commettre des abominations cautionne dans sa grande majorité des politiciens et des responsables militaires coupables depuis deux ans de crimes de guerre quasi quotidiens. Rien de très original, hélas ; l’espèce humaine n’a jamais manqué d’imagination dans ce domaine. Ce qui est plus remarquable, en revanche, c’est la capacité intacte de certains esprits à contempler ces événements comme on observe un phénomène météorologique : avec intérêt, parfois avec inquiétude, mais toujours avec cette distance qui évite d’en tirer des conclusions trop précises.
Il existe ainsi toute une rhétorique de l’atténuation, une sorte d’art délicat qui consiste à dire beaucoup sans jamais nommer clairement. On y parle de "contexte", de "sécurité", de "nécessité", de "réponses proportionnées" — vocabulaire admirablement extensible qui épouse toutes les circonstances sans jamais se rompre. À force d’élasticité, toutefois, cela finit par ne plus rien susciter du tout, sinon une certaine fatigue morale.
Il est en outre de bon ton de "distinguer". On distingue alors avec une application méritoire. On distingue les intentions des résultats, les dirigeants des citoyens, les principes affichés des pratiques observées. L’exercice est louable en théorie ; il devient problématique lorsqu’il sert à diluer indéfiniment ce qui, dans d’autres circonstances, apparaîtrait avec une évidence désarmante. À ce stade, la distinction cesse d’être un outil d’analyse pour devenir une technique d’évitement. A force il ne reste plus rien à voir. C’est un peu comme ces cartes trop détaillées qui finissent par masquer le territoire.
Il faut reconnaître à notre époque ce talent particulier : produire des consciences parfaitement informées et remarquablement inoffensives. Elles savent, elles lisent, elles comparent, elles contextualisent — et, ce faisant, elles parviennent à une forme de sérénité intellectuelle qui confine parfois à l’indifférence. Rien n’est nié, bien sûr. Tout est compris. Ce qui revient, dans certains cas, à neutraliser toute réaction un peu trop vive.
On rencontre même une variante plus raffinée encore : celle qui consiste à concilier une sensibilité individuelle irréprochable avec une indulgence théorique étonnamment robuste. On peut ainsi se montrer d’une grande délicatesse dans la vie quotidienne — attentif aux souffrances proches, scrupuleux dans les petites choses — tout en développant, à distance, une capacité d’abstraction qui rend supportables des réalités autrement plus massives. C’est une souplesse morale qui force, sinon l’admiration, du moins la curiosité.
On objectera qu’aucune situation ne se réduit à un jugement simple. C’est vrai. Mais il est des moments où la recherche obstinée de la nuance conduit à une manière très élaborée de ne pas conclure. Comme si conclure était devenu, en soi, une faute de goût.
Le plus étonnant, au fond, n’est pas que des politiques produisent des effets contestables — cela relève d’une tradition bien établie — mais que ces effets puissent être indéfiniment accompagnés d’un discours explicatif qui les rend presque acceptables. À force de commentaires, les faits perdent de leur netteté, comme une photographie trop retouchée. On ne nie pas l’image ; on la rend simplement moins dérangeante.
Il y a pourtant une limite, discrète mais tenace, au-delà de laquelle l’intelligence elle-même devrait se méfier de ses propres raffinements. Non pas renoncer à comprendre — ce serait céder à la facilité inverse — mais admettre que comprendre n’implique pas nécessairement d’absoudre, ni même de suspendre indéfiniment son jugement.
Car enfin, si l’on peut tout expliquer sans jamais rien juger, il devient possible de tout accepter sans jamais l’avouer. Et cette forme de tolérance universelle, si elle a l’élégance de ne froisser personne, présente aussi l’inconvénient de laisser le réel parfaitement intact.
En somme, il n’est pas indispensable d’élever la voix pour constater que certaines situations perdent à être interminablement commentées. Il suffit parfois de réduire légèrement le volume des explications pour entendre ce que les faits disent déjà très bien par eux-mêmes. Car les faits, ont la désagréable habitude d’insister. Ça tombe, ça explose, on brûle, on déporte, on efface. Il suffit de s'en tenir à ça. Ne pas l'admettre nous range du côté de l'ignominie. "L’humanité aura un jour à répondre non seulement des actes des hommes malfaisants, elle aura aussi à répondre du silence des gens de bien" disait Jean Rostand. Il semblerait qu'en ces temps l'humanité ne réponde plus de rien.
Mais le printemps revient, et je remercie la vie de m'accorder un nouveau printemps et que je puisse encore m'y promener, même si ce n'est pas le cœur léger. La Seine coule indifférente. Et les touristes sur les bateaux-mouche photographient la ville que l'Histoire a si miraculeusement préservée jusqu'à présent.
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dimanche 12 avril 2026
Persister tenacement
vendredi 10 avril 2026
Pas être à sa place
mercredi 8 avril 2026
Au fou !
mardi 7 avril 2026
Une tyrannique habitude
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