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lundi 13 janvier 2020

Trois Motifs sombres





Voilà,
de quarts d'heure en quarts d'heure passés à des occupations ineptes et dénuées d'intérêt, on repousse l'idée de la mort, qui est cependant bien là au travail. Bien sûr ce n'est pas l'apaisement qu'on va chercher dans la contemplation de l'éphémère, du fugace, de l'à-peine-visible, de ce qui a priori ne mérite pas de retenir l'attention, tout au plus un répit. Enfant on pouvait s'émerveiller du frémissement d'une feuille, car ce frémissement-là semblait receler tout le mystère su monde. La caresse du vent sur la joue était une énigme, le mouvement des nuages toujours changeants un enchantement sans cesse recommencé.
Pour ma part je m'étonne encore des ombres, celles des chantiers, par nature transitoires, qui jamais ne se représenteront comme telles. Au fond ne suis pas déjà un peu comme elles ?
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mardi 24 décembre 2019

Les cent ans de Pierre Soulages




Voilà,
Aujourd'hui le peintre Pierre Soulages a cent ans, je me permets ce modeste hommage à ma façon 
avec ces trois gros plans d'une bâche en plastique noir, aperçue par un matin humide, un été, quelque part en Aveyron

samedi 13 juillet 2019

Bitume


Voilà,
parfois des choses anodines me sautent aux yeux, comme ces lignes de failles sur le bitume d'un trottoir du quai Louis Blériot dans le seizième arrondissement. C'était il y a quelques mois. Un endroit de Paris sans grâce où je ne vais jamais. Je me rappelle très bien ce jour là. Déambulations dans un paysage industriel du bord de Seine. Méditation fugace sur le temps historique. Ce jour là je réalise que soixante années seulement se sont écoulées entre la traversée de la Manche par l'aviateur français défoncé au vin Mariani, et le moment ou Armstrong a posé le pied sur la Lune (j'y pense alors parce que j'ai vu "First man" de Damien Chazelle avec ma fille peu de temps auparavant), et que les cinquante années qui ont suivi ont consisté en un saccage organisé de la planète pour en exploiter les richesses afin de satisfaire notre artificiel besoin de consommation et d'enrichir quelques multinationales. Je ne nie pas qu'il y a eu aussi de grandes avancées technologiques depuis. Mais hélas elles nous servent essentiellement à évaluer avec précision à quel point nous nous sommes fourvoyés sans que nous puissions pour autant trouver de solution aux ravages commis depuis par l'humanité.  Plus particulièrement par une part de l'humanité, la part européenne, judéo-chrétienne qui a essaimé jusqu'aux Amériques avec les conséquences que l'on sait. L'homme blanc quoi. Et voici que désormais cette ivresse de consommation se propage sur tous les continents avec une allégresse suicidaire. L'année dernière, le 2 août toutes les ressources annuelles de la terre avaient été consommées. Il ne fait guère de doute que cela adviendra cette année avant la fin Juillet. Pareillement à chaque époque on s'en émeut, puis on oublie jusqu'à l'année suivante. D'ailleurs au passage je recommande la lecture du billet de Natacha intitulé sidération environnementale qui analyse très finement notre attitude face au désastre en cours.

mardi 25 décembre 2018

Hikikomorisme


Voilà,
en dépit de l'âge, je sens poindre une tendance à l'hikikomorisme, cette tentation de ne plus sortir de chez soi, très en vogue che les adolescents japonais. J'ai juste envie de bidouiller mes petites affaires entre mes murs. Tant de livres chez moi que je n'ai pas encore commencés, de projets esquissés et inachevés, d'affaires laissées en plan dont m'occuper, de choses à découvrir encore dans les livres, par la radio, les podcasts, de bricoles à entreprendre... D'ailleurs cette période entre Noël et le premier de l'an me conforte dans mes inclinations casanières tant le consumérisme ambiant m'exaspère. J'écoute au chaud des vieux chants anglais de circonstance, en poursuivant mes travaux. J'en profite au passage pour, avec cette image, rendre un petit hommage au peintre Pierre Soulages, dont j'ai quelquefois parlé dans ce blog, et même assez souvent pastiché avec les moyens de la photographie, mais pour lequel j'ai une sincère admiration, et qui vient de fêter hier ses 99 ans.

jeudi 10 mai 2018

La Découverte du Jour

   

Voilà,
l'intranquillité me hante et c'est la raison pour laquelle je publie autant ces derniers temps. Incapable de dire, je ne puis que montrer. Je ne suis bon qu'à ça. Ce triptyque me paraît être ce que j'ai fait de mieux depuis longtemps. Ces images attendaient depuis Août dernier d'être traitées avec une certaine considération
A part ça je viens de découvrir que le thème de la chanson "calling you" dans le film Bagdad Café de Percy Adlon était inspiré du mouvement de la sérénade pour corde en C major op 10 d'un compositeur hongrois nommé Erno Dohnayi dont j'ignorais jusqu'à l'existence. C'est à 10'30 sur la vidéo ci-dessous. Au moins aurais-je appris quelque chose aujourd'hui grâce à Denisa Kershova. (Linked with the weekend in black and white)


mercredi 5 avril 2017

La Beauté


Voilà,
"La beauté est le nom qu'on donne à ce qui n'existe pas,
que je donne aux choses en échange du plaisir qu'elles me donnent.
Elle ne signifie rien"
                                                                             (Fernando Pessoa)

mardi 6 septembre 2016

Pierre Soulages et le Rugby


Voilà,
il n'y a pas très longtemps j'ai entendu une émission sur le Rugby à France Culture intitulé "Sport d'hommes jeu d'enfants" et l'un des invités était Pierre Soulages. J'ignorais sa passion pour ce jeu et cela me l'a rendu définitivement plus sympathique encore. Il y évoque à la 41ème minute une anecdote : venu à Paris pour y faire ses études d'Arts plastiques, il se promène un jour avec des amis du côté du boulevard St Michel. Là soudain un policier l'interpelle et lui demande s'il est bien Pierre Soulages. Interloqué autant que ses amis il répond par l'affirmative. Le policier se découvre alors. Il est lui aussi du sud où il a vu Soulages jouer au rugby et lui propose aussitôt de venir intégrer le Stade Français où il aurait tout à fait sa place en équipe première. Le policier note même sur un bout de papier le numéro de téléphone de quelqu'un qu'il doit absolument joindre. Soulages précise alors qu'il a pris soin de ne pas donner son adresse parisienne de peur qu'on essaie de l'y retrouver. Il ajoute même qu'à ce moment là il a craint que son attrait pour le rugby ne le détourne de ce qu'il considérait comme plus important, à savoir la peinture. Évidemment, je ne peux m'empêcher, à la lumière de cette information d'établir une relation entre le noir des tableaux de Soulages et le maillot des All Blacks qui depuis toujours sont à la fois l'esprit même et l'incarnation de ce jeu. Quoiqu'il en soit il explique aussi dans ce documentaire la relation qu'il y a entre sa façon de peindre, d'envisager le tableau et ce qu'il a éprouvé du rugby.

mercredi 8 juin 2016

Très tôt dans ma vie


Voilà,
en consultant la page de Bobi-bobi, j'ai découvert cette citation de Marguerite Duras "Très tôt dans ma vie, il a été trop tard". On croirait presque du Raymond Devos, et c'est très surprenant. Margot, moi je l'aime bien quand elle est drôle. Son film, "Les Enfants" est d'ailleurs d'un humour très subtil. Mais bon, on ne peut pas dire que c'est par là qu'elle a souvent brillé. Plutôt par son narcissisme et sa prétention. C'est dommage que – surtout à partir des années soixante-dix – elle ait cru nécessaire de donner son point de vue et de pontifier sur tout et n'importe quoi de façon si péremptoire. A force, ça la rendait très déplaisante. Et puis parfois bien ridicule. Son interview de Michel Platini, oui le footballeur, était tout de même un sommet de sottise. Bien sûr on ne va pas réduire son œuvre à ça. Je me souviens en tout cas que c'était la coqueluche des universités, que les femmes des années soixante-dix l'aimaient beaucoup. À l'époque où j'étais jeune et beau et que je ne m'en rendais pas compte, deux filles m'ont même écrit des déclarations d'amour en margotdurassien. Mon intransigeance littéraire m'a peut-être fait rater de bons moments

mardi 17 mai 2016

Empreintes sur une surface noire


Voilà,
je ne suis pas responsable du processus accidentel qui a produit ces empreintes. Je n'en suis que le dépositaire. J'y ai tout de suite entrevu la photo que cela pouvait devenir. Une part de moi ne peut s'empêcher de s'attarder de s'attacher à ces formes involontaires dépourvues de sens, à ces épiphanies, ces révélations dont l'existence hasardeuse à quelque chose de mystérieux dans sa banalité même. Cela rappelle qu'une réalité multiple faite de virtualités à peine ébauchées, de structures qui se dérobent à notre attention ou à notre compréhension. existe, travaille, remue, se transforme. 

lundi 25 avril 2016

Soulagement (mais je ne dis pas non plus toute la vérité)


Voilà,
pourquoi devrais-je m'obliger à dire quelque chose. De toute façon ces billets, pour la plupart écrits longtemps à l'avance, ne prétendent pas coller à l'actualité qui, au demeurant, m'intéresse de moins en moins. Tout ça me lasse. Il y a trop de motifs d'indignation à vivre dans le monde tel qu'il se présente désormais. Bricoler des formes soulage, du moins pour un temps.

mercredi 2 mars 2016

Menus Détails




Voilà,
Pendant la conversation je ne pouvais m'empêcher de jeter un œil sur le sol et de constater combien ces anomalies dûes à la négligence des peintres en bâtiment étaient intéressantes. Depuis des années je rassemble des images où, dans un cadre choisi, le noir joue avec la lumière sur différentes surfaces. Ces détails infimes auxquels la plupart des gens ne prêtent guère d'attention me réjouissent et me sont à chaque fois une source de plaisir. Heureux hasards, je les reçois comme une offrande que le monde me fait. Tant pis si certaines personnes me prennent pour un type bizarre. Mon petit frère un jour (il devait avoir huit ans et moi vingt-deux) m'a fait remarquer que je photographiais n'importe quoi. Je n'ai jamais cherché à démentir. D'ailleurs, lui et moi n'avons pas suivi les mêmes voies. 

jeudi 25 juin 2015

Je ne suis toujours pas allé à Rodez


Voilà,
je ne peux m'empêcher de réaliser des images inspirées de l'œuvre de Soulages chaque fois que l'occasion s'en présente. C'est comme un jeu, et depuis que je tiens ce blog j'ai eu l'occasion d'en déposer quelques unes, au point de décider aujourd'hui de leur consacrer un libellé. Cette dernière, que j'ai faite rue Linnois, me plaît particulièrement. Je vais bien finir par me rendre à Rodez, un de ces jours, visiter le musée qui lui est consacré.

mardi 2 septembre 2014

Musée Soulages


Voilà,
cet été je n'aurais pas visité le musée Soulages à Rodez
comme je l'avais un temps projeté.
Mais bon il m'arrivera encore souvent de penser à lui au hasard des rues, ou dans les supermarchés
enfin chaque fois que je verrais du noir travaillé par la lumière

mercredi 23 octobre 2013

Plastique noir encore

  

Voilà,
il y a les plis les froissements le jeu de la lumière sur le noir du plastique emballant des objets ou des produits alimentaires dans les supermarchés. Je suis intrigué par ça. Ces effets de surface sont un pur produit de notre époque, qui est la civilisation du pétrole et de ses dérivés. Et puis je trouve curieux ce noir qui devient blanc en certains endroits. Le noir quand il est photographié en noir et blanc est-il plus ou moins noir que le noir pris en couleur ? Je ne sais pas quand le noir n'est plus vraiment noir. Est ce que le gris est du "noir clair" comme dit Beckett ou du blanc foncé ? 

dimanche 31 mars 2013

Voyager dans les petites choses

  

Voilà,
encore une fois le jeu de la lumière sur le film plastifié noir les effets provoqués par les froissements et par les plis, les frottements aussi. Petits accidents de la matière qui attirent irrésistiblement mon attention. Mystère renouvelé des choses ténues. 

jeudi 17 janvier 2013

Avec le noir, tu te soulages toujours ?

  

Voilà,
hier au Franprix en faisant mes courses je n'ai pas pu m'empêcher.
Encore une fois, je me suis laissé happer par cette scintillante surface
le jeu de la lumière sur les plis
les nuances de noir les tâches...
Menus détails encore.

dimanche 8 juillet 2012

Noires encore

  
  


Voilà
je m'interroge sur cette obstination à vouloir produire des images. Sans doute me relient elles au monde réel, même si nombre d'entre elles en réfutent la représentation. Sans doute compensent elles mon inaptitude à formuler une pensée structurée conforme à ma perception du monde et mon incapacité à transcrire la complexité que je perçois ou ressens. Comme le confesse Rousseau dans une de ses rêveries "C'est à la promenade au milieu des roches et des bois, c'est la nuit de mon lit et durant les insomnies que j'écris dans mon cerveau, si je veux écrire de suite ce qui vient je ne sais ni commencer ni finir". Voilà pourquoi je fabrique des images. Trop souvent les mots se dérobent.
première publication 8/07/2012 à 00:00)

vendredi 29 octobre 2010

Comme un Soulages


Voilà,
c'est pas grand chose, mais quand même : une attitude suspicieuse et même vaguement menaçante. La vendeuse, me voyant photographier la pellicule plastique enveloppant une livraison posée devant sa vitrine, sort avec précipitation de son magasin de luminaires et me demande abruptement "c'est pourquoi ?". Tout en continuant de prendre des clichés, je lui demande si elle connaît le peintre Soulages qui a beaucoup travaillé sur le rapport de la lumière et de la couleur noire. Ma question semble la destabiliser, non elle ne connaît pas. Je lui explique que je fais la même chose, et qu'il ne faut pas s'inquiéter. Elle me regarde un instant perplexe, dit "Ah bon" et retourne à son travail, après avoir tout de même esquissé un léger sourire. Ouf, la commerçante a repris le dessus - in extremis.

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