mercredi 27 novembre 2013

Händl Klaus

 

Voilà,
celui, qui est en train de chercher dans ses affaires une lettre qu'il a égarée, c'est Händl Klaus photographié hier soir, un être d'une exquise gentillesse et un merveilleux artiste. Ce dramaturge autrichien a écrit des pièces très étranges sombres cruelles et drôles et pour cela très réjouissantes. Depuis trois ans dans le cadre des Journées du Théâtre autrichien à Paris organisées par Heinz Schwarzinger, c'est un plaisir que de lire au Goethe Institut en compagnie d'autres camarades ses pièces traduites par Henri Christophe. Hier soir c'était "(Sauvages) Homme aux yeux tristes", une sorte de cauchemar kafkaïen dans une petite ville déserte et en travaux au cœur de l'été autrichien. Ma réplique préférée (c'est un chirurgien qui parle) : "Tout est décalé, je rate tout, toujours. Tout ce qui se trouve devant moi, est à côté, mon regard est désynchronisé. Les doigts, s'ankylosent. J'attrape encore, et toujours, le vide, et un jour, en pleine bourre, je me suis, entaillé, moi-même. J'aurais aimé me vider de mon sang, mais on m'a, sur place, recousu, un confrère." On en lit deux autres ce soir et demain.

1 commentaire:

  1. Kwarkito : pas le temps, là, quand il y aurait tant à dire, à demander aussi. Et pardon d'être aussi brut. Pas le temps alors pour quoi : pour t'adresser à un commentaire sur un de tes paysages ferroviaires que j'aimerais que tu lises même s'il ne dit pas grand-chose. Merci aussi pour tes passages. Aimitié.

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