Affichage des articles dont le libellé est Architecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Architecture. Afficher tous les articles

mercredi 19 août 2026

Prosopagnosie (2)

 
 
Voilà,
il y a quelques jours, traversant le cimetière après être allé voir un film dans une salle climatisée, j'ai croisé une femme qui avait l'air de bien me connaître. Alors je l'ai embrassé sur les joues pour lui dire bonjour. Peut-être était-ce un peu trop ai-je pensé après coup. Pour ma part, son visage m’évoquait bien quelque chose, mais je n'étais pour autant pas en mesure de l’identifier. Bien sûr je ne l'avais jamais vue en tenue d'été avec une casquette et des lunettes de soleil, mais tout de même ! Heureusement elle était pressée car elle aussi allait se mettre à l’abri dans un cinéma, et nous n’avons échangé que quelques mots. J’espère que mon embarras devant une familiarité que je ne comprenais pas n’a pas été trop perceptible.
J’ai passé un certain temps à chercher d'où je la connaissais. Je me suis posé de nombreuses questions. Fait-elle partie du groupe des amis de Chris Marker, (mais si c'est celle à qui je pense elle habite fort loin d'ici) ? Est-ce quelqu'un du quartier ? Mais je connais fort peu de gens dans le quartier. Je suis toujours pris au dépourvu dans ces conditions. Bref je ne sais toujours pas de qui il s’agit.
Il m'est arrivé quelque chose de semblable à Avignon, voilà quelques semaines quand je n'ai pas reconnu la jeune femme qui s'occupait du bar au théâtre où je jouais l'année dernière, alors qu'elle était exactement à la même place. Son visage me disait bien quelque chose, mais je n'osais la saluer parce que je n'étais pas certain que ce fut elle. Du coup j'ai du passer pour un grossier personnage. 
Ce genre d’épisode m’arrive de plus en plus souvent et ne manque pas de me préoccuper. Comme si cela s’aggravait.
Mais bon pour les paysages et les monuments ça va. Celle-là je la reconnais et je la retrouve toujours avec plaisir. La tour Montparnasse.

jeudi 11 juin 2026

Liste des découvertes hasardeuses (4)



Voilà,
j'ai découvert il y a peu que selon certains  physiciens le temps serait une illusion et que le passé, le présent et le futur coexisteraient. Certains modèles, suggèrent que l'univers dans son ensemble serait immobile et que ce que nous appelons évolution ne serait qu'un effet d'intrication entre systèmes, donnant naissance à une impression de mouvement. Chaque instant de temps correspondrait à un univers distinct. Passer du présent au futur reviendrait simplement à se déplacer d'un univers à l'autre dans cet ensemble infini. Ce glissement ramène à l'expérience du fameux chat de Schrödinger, simultanément vivant et mort par effet d'intrication. Être dans un univers où le chat est vivant ou dans celui où il est mort serait équivalent à exister dans deux instants différents du temps. Albert Einstein paraît-il partageait cette vision apaisée du temps. Dans une lettre adressée à la femme de son ami Michele Besso, après la mort de ce dernier, il écrivait: "Pour ceux qui croient en la physique, la distinction entre passé, présent et futur n'est qu'une illusion, aussi tenace soit-elle." Pourquoi pas,  se consoler ainsi à l'approche de la mort. Dans un univers intemporel, tout coexiste dans un vaste ensemble de possibles sans que rien vraiment ne disparaisse.
 
j'ai découvert il y a peu — plus exactement on me l'a rapporté — qu'une équipe de recherche vient de mettre en évidence le fait que ce sont exactement les mêmes neurones cérébraux qui s’activent lorsqu’on regarde un objet et lorsqu’on imagine ce même objet. Autrement dit, penser à un objet réactive les neurones qui avaient été stimulés la première fois qu’on l’a vu. Ce phénomène “donne aux images mentales une base biologique plus solide et permet d’expliquer pourquoi les souvenirs, l’art et les visions intrusives semblent parfois si réels

J’ai découvert il y a peu que cette ponctuation (qui tient de plus en plus souvent lieu de parenthèse) celle des longs tirets – et dont je me suis entiché, je l’avoue, il y a quelques années –  encadrant une proposition insérée dans un longue phrase, s’appelle "les tirets cadratins". Son usage fréquent laisserait supposer — paraît-il — que le texte serait écrit au moyen de l’IA. Je trouve que "les tirets cadratins" pourraient constituer un excellent titre pour une nouvelle, ou pour désigner un nom de square d’une ville imaginaire.

J’ai découvert il y a peu, que Jean Jaurès a écrit une thèse de philosophie intitulée  "La réalité du monde sensible". Je ne savais pas qu’il était entré à Normale Sup devant Bergson et avait fini troisième à l’agrégation derrière lui. Les érudits considèrent que son œuvre philosophique à la fois théologique et métaphysique est de toute première importance à l’égal de celle de Spinoza et Leibniz. S'y manifeste une haute vision de l’homme inséparable de la nature et du divin. On réduit souvent son œuvre pourtant déjà considérable à son action et ses écrits politiques. L’édition de ses écrits représente à l’heure actuelle dix-sept forts volumes, lui qui mourut jeune à cinquante sept ans, assassiné, ne l'oublions pas, par un nationaliste fanatisé à la veille de la guerre de 1914. Bien que sa culpabilité ne fît aucun doute, lui-même ayant avoué son acte, il fut acquitté en 1919, dans un contexte de ferveur nationaliste. Exilé en Espagne, des anarchistes l'assassinèrent durant la guerre civile. Tant mieux. Pour ce qui est de Jaurès il est trop tard pour que je me penche avec attention sur cette œuvre.

J’ai découvert il y a peu que si l’on surnomme Pipelet et Pipelette, sans méchanceté d'ailleurs, les gardiens d'immeubles, c’est parce que le concierge du roman d’Eugène Sue Les Mystères de Paris s'appelait Monsieur Pipelet et que ce nom est passé à la postérité"

J’ai découvert il y a peu  grâce à une mise en garde jeudi 23 avril de l’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO) que les cas de rougeole enregistrés sur le continent américain sont en nette hausse depuis 2025. Et cela principalement dans les pays d’Amérique du Nord, qui avaient jadis éliminé cette maladie hautement contagieuse et mortelle.

J'ai découvert il y a peu que Danny Elfmann, le génial compositeur, entre autres, des musiques des films de Tim Burton, et du générique des Simpsons avait, en 1971, fait partie du Grand Magic Circus de Jérôme Savary où il jouait du violon 

J'ai découvert il y a peu que du 31 mai au 1 Juin 1921 s'est déroulé un grand massacre racial dans le quartier de Greenwood à Tulsa, en Oklahoma — un quartier commercial et résidentiel afro-américain prospère surnommé « Black Wall Street » en raison de la concentration d'entreprises, de cabinets professionnels, d'hôtels et d'institutions culturelles détenus par des Noirs. Les violences ont éclaté après qu’un jeune homme noir nommé Dick Rowland a été accusé d’avoir agressé une femme blanche nommée Sarah Page dans un immeuble du centre-ville — une accusation dont les détails étaient ambigus et que Page elle-même a refusé de porter devant les tribunaux. Une confrontation au palais de justice entre des résidents noirs armés défendant Rowland contre une foule menaçant de le lyncher et des civils blancs a dégénéré en une attaque généralisée contre le quartier de Greenwood par une foule blanche, à laquelle se sont ensuite joints des civils blancs investis de pouvoirs par les autorités municipales.L'attaque s'est poursuivie toute la nuit et jusqu'au lendemain matin, lorsque des avions — dont il a été établi par la suite qu'ils appartenaient à la Garde nationale de l'Oklahoma et à des propriétaires privés — ont survolé le quartier de Greenwood dans des circonstances dont le rôle précis dans les violences a fait l'objet de débats parmi les historiens, certaines preuves suggérant qu'ils avaient été utilisés pour tirer sur le quartier ou y larguer des engins incendiaires. Environ 35 pâtés de maisons du quartier de Greenwood ont été réduits en cendres. On estime à 1 256 le nombre de maisons détruites et entre 8 000 et 10 000 le nombre de résidents noirs laissés sans abri. L'enquête officielle qui a suivi a fait état de 36 morts. Les témoignages des survivants et les récits journalistiques de l'époque décrivent des corps transportés hors de la ville et jetés dans des fosses communes ou dans la rivière Arkansas. Une commission d'État créée en 1997 a conclu que le nombre réel de morts se situait probablement entre 100 et 300. Le massacre a été exclu des programmes scolaires et des récits historiques officiels de l'Oklahoma pendant des décennies. Le rapport final de la commission d'État a été publié en 2001, quatre-vingts ans après les faits.

J'ai découvert il y a peu, pas tout à fait par hasard, puisque j'écoute régulièrement l'émission de Laurent Valéro et Thierry Jousse, "Retour de plage", le musicien Bud Shank, que je ne connaissais pas du tout. J'ai appris que c'est lui qui joue le solo de flûte dans "California dreaming". Et en furetant un peu j'ai aussi découvert ce duo avec Bob Cooper au hautbois

j'ai découvert il y a peu  que les 65 plus grandes banques françaises ont investi 906 milliards de dollars (783 milliards d’euros) s dans les énergies fossiles en 2025. Ce calcul est effectué chaque année par huit ONG, dont Reclaim Finance en France, et publié dans le rapport Banking on climate chaos, publié ce 9 juin. Cela correspond à une hausse de 8 % par rapport à 2024, et ça m'a bien déprimé

j'aurais préféré conclure sur une note un peu plus optimiste. Pourtant le ciel est encore bleu et c'est le printemps.   

mardi 21 avril 2026

Stade de France

Voilà 
c'était en Mai dernier et cependant cela me paraît étrangement lointain. Revenant de Beauvais, où avait été jouée la petite forme de "Apnée" dont j'assurais la conduite sonore, j'avais demandé à Sophie de me déposer à Saint-Denis. Je m'étais un peu égaré, avant de retrouver enfin une station de métro sur la ligne 13 directe jusqu'à chez moi. C'était une belle journée de printemps et la vision du Stade de France, (réalisation du cabinet d'architectes Zublena-Macary) posé là comme une soucoupe volante sur le bord du canal Saint-Denis m'avait soudainement ému. 
La lumière, découpait les éléments du panorama avec une précision presque suspecte. Un instant j'étais resté là, immobile, comme saisi. Quelque chose d'insoupçonné, s’était alors opéré en moi. Comme si j’avais déjà vu tout cela, ailleurs, dans une autre version du monde où les choses suivent une logique légèrement différente. Une fraction de seconde avait suffi et une brèche infime s'était ouverte sur un mystère. Ce n’était pas le stade en lui-même, mais la manière dont il m'apparaissait : comme une anomalie ; autrement qu'il aurait dû vraiment être.
Je m'étais demandé, sans y croire tout à fait, si ce n’était pas moi qui avais changé d’âge, si je ne m'étais pas glissé sans transition dans une vie parallèle dont j’ignorais tout. Il y avait cette sensation étrange — familière et pourtant dérangeante — d’être à la fois présent et en retard sur moi-même. Puis un léger coup de vent effaça cette intense et bizarre sensation. Le stade était redevenu ce stade. Mais quelque chose avait eu lieu, j’en étais certain. Et le plus troublant, c’est que je ne pouvais pas dire quoi — un léger déplacement, une vague translation. J'eus alors la certitude fugace — presque douce — qu'un être, quelque part, à cet instant précis, se souvenait de moi avec une ferveur particulière, sans toutefois se rappeler mon nom, se demandant même s'il n'était pas en train de m'imaginer.

vendredi 10 avril 2026

Pas être à sa place

 
 
Voilà,
dans son dictionnaire des obscure sorrows John Kœnig appelle monachopsie "le sentiment subtil mais persistant de ne pas être à sa place, d'être aussi mal adapté à son environnement qu'un phoque sur une plage, lourdaud et maladroit, blotti en compagnie d'autres inadaptés, rêvant d'une vie dans son habitat naturel, d'un endroit où l'on serait chez soi avec fluidité, brio et sans effort." J’ignore par quelle association d’idées j’en suis venu à penser à cela, à Marseille, sous l'immeuble construit par Le Corbusier appelé "La Cité radieuse" et que les gens du coin ont longtemps surnommé "la maison du fada"

vendredi 30 janvier 2026

Carrés cercles et lignes

 
Voilà, 
En septembre 2018, je faisais encore des formations en entreprise. Je me souviens qu'à cette époque il y en avait une que j'aimais particulièrement, et où je me rendais avec bonheur et très décontracté car ce n'était pas moi qui avait le lead, mais un autre animateur. C'était une formation s'adressant à des banquiers chargés de l'inspection et de l'audit. Pour ma part j'étais chargé de jouer le mauvais rôle dans des mises en situation correspondant à celles qu'ils rencontraient dans l'exercice de leur fonction. C'était très sympa je n'avais aucune autre de responsabilité que celle de jouer toutes sortes de personnages — ce que je sais faire assez bien —, et les mettre en difficulté. Les participants appréciaient ma contribution, et moi je m'amusais beaucoup. C'est sûrement après une de ces journées que j'ai pris cette photo sous la Grande Arche de la Défense. 
Je ne veux pas pourrir l’ambiance, mais à l’époque, l'horloge de l'apocalypse, qui symbolise depuis 1947 l'imminence d'un cataclysme planétaire, était à 23:58. Je parle de ça parce que depuis le mardi 27 Janvier on s’est rapproché de minuit. Le Bulletin of the Atomic Scientists l'a réglé à 23:58:35, soit quatre secondes de plus qu'il y a un an. On s’approche, on s’approche…Ainsi vont les choses dans le meilleur des des mondes possibles (j’en bégaye…)

dimanche 5 mai 2024

Maison de la Radio

 
Voilà,
en Janvier dernier, la dernière fois où je me suis rendu à la Maison de la Radio pour y enregistrer des « voice over » pour une émission, comme il m'arrive quelquefois — trop rarement — de le faire, ces fresques joyeuses et colorées dans le hall d'accueil et dans l'escalier qui menait au bar, ont piqué ma curiosité car je ne les avais jamais vues auparavant. Je crois qu'elles avaient été réalisées pour un événement festif qui devait se dérouler dans ces murs durant le weekend qui allait suivre. Je ne sais pas si elles s'y trouvent encore.

 
J'aime particulièrement la maison de la Radio. Elle fut inaugurée en 1963 par De Gaulle et c'était alors le siège de ce qui s'appelait la RTF. Cet édifice représentait à mes yeux une idée du futur, sans doute en raison de son architecture et j'étais même allé le visiter peu de temps après mon arrivée à Paris. Durant mon enfance, dans le "Journal Tintin" que j'achetais tous les mercredi, des articles lui avaient été consacrés. La radio de mes jeunes années avait pourtant été Europe1, celle de SLC  salut les copains et continuerait d'être celle de ma préadolescence à cause de Campus l'émission du soir de Michel Lancelot. Ce n'est que plus tard vers 1972 ou 1973 que j'ai découvert le pop club de José Artur avec son délicieux générique de Claude Bolling, chanté par les Parisiennes dont le refrain joyeux et entraînant me rappelle l'année où je suis arrivé dans les Landes, et la période la plus sereine de mon enfance.
 
 

 
Ce bâtiment où il m'arrive donc occasionnellement de travailler reste toujours aussi fascinant, sans doute en raison de son caractère labyrinthique (je n'ai jamais su m'y orienter) et conserve quelque chose d'irréel est énigmatique. C'est aussi l'image d'un futur qui n'a pas eu lieu, celui que mon enfance imaginait Ces mondes qui ne sont pas advenus et que je portais en moi ne constituent autant que les actes que j'ai pu poser tout au long de ma vie. Ils n'en demeurent pas moins à leur façon, des événements — secrets, fantômes — mais des événements tout de même. D'ailleurs, comme le faisait remarquer Borges, on ne sait si la réalité relève du genre réaliste ou du genre fantastique.
Sur la photo, on peut remarquer sous l'esplanade les tentes de sans-abri, en bordure de la voie rapide qui longe la Seine. ça par contre c'est du genre réaliste et bien sordide.

jeudi 14 septembre 2023

Tant de ciel

 
Voilà,
"ô tant de ciel s'en allant vu de si près ; 
ô tant de ciel sur tant d'horizon."
Je me suis souvenu de ces vers de Rilke, l'année dernière, c'était fin Juillet, alors que je me promenais sur une nouvelle piste cyclable que je venais tout juste de découvrir. Elle m'offrait un panorama insolite que bien sûr j'avais déjà vu, passant en voiture, mais sans qu'il me fut pour autant possible de m'attarder un moment et de sentir l'odeur du fleuve. 
Je ne m'explique pas pourquoi cette perspective me touche. Peut-être y vois-je un Paris, inhabituel, presque fictif. Il y là une sorte d'utopie new-yorkaise miniature que j'ai déjà évoquée dans un billet précédent, , avec cette mini skyline et la statue de Bartholdi. Je me sens toujours dans un curieux transport, à cet endroit. Tout me semble un peu irréel, fictif, comme s'il s'agissait d'un décor. Bon heureusement la tour Eiffel, est toujours aussi aérienne, élégante et légère. La tour Eiffel semble toujours jeune.
Il n'y a rien d’haussmannien là. Et puis la Seine, qui n'est plus tout à fait parisienne parce que les bateaux-mouches ne s'y aventurent plus. Ce sont des navires plus gros qui embarquent là pour des croisières longues conduisant à l'estuaire du fleuve. D'ailleurs ce point de vue est assez peu touristique, car de ce côté-ci des berges — celui d'où j'ai pris la photo — il n'est guère possible de marcher à pied, et les étrangers ne s'y aventurent pas.
Ces tours que l'on aperçoit ont la particularité d'être habitées par de nombreux iraniens qui avaient acheté des pieds-à-terre avec les bénéfices engrangés lors du premier choc pétrolier de 1973 particulièrement profitable à la haute bourgeoisie sous le règne du Shah. Les tours étaient alors encore en construction, mais représentaient un excellent investissement. C'est ainsi que le quartier devint le premier point de chute des riches exilés après la révolution de 1979.
Sinon, mais c'est très anecdotique, ce billet est le 2500me de ce blog. Je me demande de plus en plus souvent, pourquoi je continue. Si tout cela est bien utile.

jeudi 23 mars 2023

Jaune et bleu

Voilà,
je ne l'ai pas fait exprès mais c'est une photo aux couleurs de l'Ukraine. Ça pourrait aussi bien être aux couleurs de la Suède. Le jaune allié au bleu me réjouit. À cause de ma dyschromie sans doute. Mais, passant par là, c'est surtout ce reflet inattendu qui a retenu mon attention. Une fraction de seconde j'ai cru être sujet à une hallucination. Je n'ai pas immédiatement compris ce que je voyais. A première vue les choses ne me semblaient pas à leur place. 
En fait l’ancien Louvre des antiquaires, ce grand bâtiment haussmannien en arrière-plan va abriter dès 2025, un deuxième site de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. C’est à Jean Nouvel, architecte du site situé Boulevard Raspail, qu’a été confié le soin de dissimuler durant toute la durée des travaux, ces disgracieuses cabanes de chantier qu’on appelle Algeco. Deux des quatre faces du cube sont parées de miroirs. Une troisième devrait bientôt l’être à son tour pour couvrir les actuels échafaudages, et la quatrième restera couverte d’une bâche représentant les arcades face à elle. Les façades donnent à voir, selon l’orientation, le reflet des bâtiments alentours, le Louvre et le Conseil d’État et bien sûr, celui du ciel. 
 

Sinon, 
mon valet me chuchote qu'il ne faut pas faire chier le monde juste parce qu'on a le sentiment de ne pas s’être vraiment accompli au cours de son existence. Il me rappelle aussi cette citation d'Horvath "Quand je suis vraiment moi-même, je suis très différent, mais cela n'arrive qu'exceptionnellement." 
Mon valet est très espiègle, et je ne sais alors s'il parle de lui ou s'il fait allusion à moi. 
En outre, il me conseille aussi de programmer de vieux posts, publiés quand je commençais tout juste ce blog et que j'avais très peu de lecteurs. "Choisir exige beaucoup moins d'efforts que rédiger, Et puis de toute façon tu racontes toujours les mêmes choses" s'exaspère-t-il. "Et de moins en moins bien. C'est pénible à la fin."
shared with friday face off - skywatch friday - weekend street reflections - TADD

jeudi 25 août 2022

Ile Seguin

 

Voilà,
situé sur la pointe aval de l'île Seguin à Boulogne-Billancourt où se trouvaient autrefois les anciennes usines Renault, "la Seine musicale", est un ensemble de bâtiments consacré à la musique et conçu par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Vue de l'extérieur, la salle de concert ressemble à une sorte de vaisseau spatial. J'avais déjà publié, autrefois, une photo qui lui donnait un aspect irréel. J'aime bien cet endroit ; j'y suis venu dans le courant de cet été et j'ai alors remarqué l'édification récente  d'une passerelle encore impraticable, reliant l'île à la rive parisienne où se tient un vaste chantier. Il est prévu que soit mise en service à la fin de cette année, une nouvelle ligne de métro, la 15 dont l'un des terminus se trouvera dans les parages, au pont de Sèvres. 

vendredi 10 juin 2022

De bonnes surprises

Voilà,
une journée comme je voudrais qu'il m'en arrive plus souvent. Hier, une amie que je n'avais pas vue depuis longtemps m'a proposé de me rendre à un colloque intitulé «Chris Marker écrivain en premier» qui se tenait à l'université Gustave Eiffel à Noisy. Je n'étais jamais allé là-bas. Sur le chemin du campus, devant ce bâtiment conçu par Dominique Perrault abritant l'école d'ingénieurs en électronique, j'ai associé, sans trop savoir pourquoi, cette perspective au souvenir du film "La jetée". J'ai passé une très bonne journée. Eu des échanges très intéressants avec des gens que je ne connaissais pas. J'ai appris et aussi vu des choses que j'ignorais. Rien de tout cela n'était prévu. Je devrais plus souvent aller au devant de l'inconnu. Et ce soir je me sens revigoré par toutes ces surprises.

jeudi 28 octobre 2021

Le siège du journal "Le Monde"

Voilà,
le nouveau siège du groupe "Le Monde", le cinquième au cours de ses soixante-quinze années d’existence, se situe au 67, avenue Pierre-Mendès-France, dans le 13e arrondissement de Paris, à l'entrée du quartier Paris Rive gauche, dont la totale rénovation au cours des vingt dernières années, a commencé avec l'édification de la bibliothèque François Mitterrand, constituant ainsi la plus grande opération d'urbanisme menée dans la capitale depuis la fin des années soixante dix et ce qui s'est alors appelé le Front de Seine et son ensemble de tours.
Voisin immédiat de la gare d’Austerlitz, actuellement en pleine rénovation mais aussi du Jardin des plantes et du Muséum national d’histoire naturelle, le nouveau siège du "grand journal de référence" français se situe à la jonction de ce nouveau quartier et du Paris historique au début d'un axe qui mène à l'Avenue de France, et se termine sur les boulevards extérieurs avec les tours duo de Jean Nouvel.
Imaginé par Kjethil Thorsen et l’agence norvégienne d’architecture Snohetta le bâtiment repose sur deux piles reliées entre elles à partir du deuxième étage  par un ouvrage métallique de franchissement formant une voûte au-dessus d’un parvis. Haut de sept étages, l'immeuble se caractérise par une façade composée d'environ 20 000 panneaux de verres de niveaux de transparence différents qui jouent avec les variations de la lumière du jour

mercredi 28 juillet 2021

Les vendanges de l'amour

Voilà,
j'ai par hasard réentendu cette chanson de Marie Laforêt, disparue récemment. J'ai rarement repensé à l'une ou à l'autre, au cours de ma vie. Pourtant, écoutant ce qui fut en 1964 un succès sur les ondes, je ressens la puissance que peut receler un refrain. Des images lointaines, des sensations physiques éprouvées autrefois, alors que mon corps était si différent, que j'étais si petit, et qu'il me semblait pourtant avoir alors vécu une très longue vie, sans doute parce que ma capacité à mémoriser mes sensations a été presque immédiate, et aussi en raison de l'intensité de certaines situations.  
Les vendanges de l'amour... Je me rappelle les visions que générait cette chanson mais aussi ce bonheur de vivre en lisière de l'Océan, de respirer cet air, de baigner dans ce climat si doux, et aussi le sentiment de sécurité que j'éprouvais, dans cette région. C'était l'odeur des pins, de la résine, le jaune vif des genêts, le vert de la forêt, le goût de liberté d'autonomie et d'aventure avec mon vélo rouge de chez Manufrance, mon fidèle compagnon... C'était ces jeudi, où livré à moi-même parce que mes géniteurs travaillaient je profitais de cette solitude que j'appréciais, qui m'autorisait la paresse, l'errance, le temps sans mesure, la lecture, les jeux idiots et les histoires que je m'inventais, et la délectation de n'avoir de compte à rendre à personne, le plaisir de l'indépendance. Dans ces années là, j'ai aussi entendu pour la première fois "Ma bohème" de Rimbaud à la radio scolaire — était-ce dans la classe de Monsieur Peyreigne en CM1 ou celle de Mr Despons en CM2 — récité par Jean Topart, qui avait une voix magnifique. 
Oh c'est incroyable en faisant une recherche je l'ai retrouvé JE L'AI RETROUVÉ. 
Et ce poème avait immédiatement suggéré à mon imagination de douces et paisibles images. Bien plus en tout cas que le "Je vous salue ma France" d'Aragon, entendu dans les mêmes circonstances. Une part de moi est restée coincée dans cet espace-temps, où je savais alors vivre sans amour. On dit que lorsque l'on devient sénile, l'esprit se perd dans l'arrière-pays du passé lointain. J'y suis de plus en plus souvent, J'y étais en tout cas, me promenant dans ce nouveau quartier,  car le monde d'aujourd'hui,  — ou peut-être s'agit-il plus simplement de ma vie présente —, n'offre guère de motif de réjouissance.  Rarement je ne me suis senti aussi vulnérable.
(Linked with skywatch friday)

jeudi 29 avril 2021

Nouvel perspective

 
 
Voilà,
une nouvelle perspective sur l'Avenue de France dans cette partie du treizième arrondissement où les architectes s'en donnent à cœur joie depuis l'édification de la nouvelle Bibliothèque inaugurée en 1994. C'est un îlot de modernité qui a surgi dans ce vaste périmètre rénové du sud-est de Paris, entre les voies ferrées de la gare de Paris-Austerlitz, la Seine et le boulevard Périphérique. Cette tour de 180 mètres de haut, est la plus haute du projet Duo conçu par les ateliers de l'architecte Jean Nouvel, qui laisse son empreinte sur le paysage parisien. En effet on lui doit aussi l'Institut du Monde arabe (1987), la Fondation Cartier (1994), le Musée des arts premiers Jacques Chirac au quai Branly (2006), et la Philarmonie de Paris en bordure du parc de la Villette (2015). J'aime bien ce nouveau quartier avec sa vaste avenue, divisée par un terre-plein central où ont été aménagées des pistes cyclables. En temps ordinaire par ici se côtoient de nombreux étudiants qui s'attardent aux terrasses entres leurs cours puisqu'un pôle universitaire se trouve aussi dans les parages, dans l'ancien site industriel des Moulins de Paris. 

dimanche 11 novembre 2018

Avenue Frémiet et Armistice


Voilà,
on commémore aujourd'hui le centenaire la fin de la guerre de 1914-18, une boucherie qui fit plus de 18 millions de morts, certains venus de très loin. A Paris, il existe une toute petite avenue, fort élégante —que j'ai découverte cet été — l'avenue Frémiet (qui fut un célèbre sculpteur animalier), dans le seizième arrondissement, perpendiculaire à la Seine, entre l'Avenue du Président Kennedy et la rue Charles Dickens. Cette voie a pour particularité que tous les immeubles, cossus de style art nouveau qui la bordent ont été conçus par le même architecte — Albert Vêque — et bâtis entre 1913 et 1918 (peut-être par des femmes des maghrébins et des chinois), pendant que les jeunesses européennes et celles des possessions britanniques et françaises d'outremer, et plus tard de jeunes américains se faisaient massacrer. Ainsi les affaires continuaient-elles, au profit de riches familles pour lesquelles sans doute la guerre fut une opportunité d'augmenter fortune et patrimoine. On ne peut s'empêcher de songer à la réflexion d'Anatole France "on croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. Ces maîtres de l'heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines des banques des journaux". Rien de nouveau donc.

(...)

Allez un peu de fantaisie pour changer. Le 10 Novembre, veille de l'armistice Franz Kafka note ce rêve connu sous le titre "rêve de la bataille de Tagliamento" : "une plaine, le fleuve n'existe pas vraiment, de nombreux spectateurs se pressent, très agités, prêts à courir en avant ou en arrière selon l'évolution de la situation. Devant nous un plateau dont on voit très nettement le bord, tantôt nu tantôt couvert de hautes broussailles. Les Autrichiens se battent tout en haut du plateau, sur le versant opposé. On s'inquiète, comment cela va-t-il finir ? Sans doute pour gagner un peu de répit, on regarde de temps à autre quelques buissons isolés sur le versant sombre, derrières lesquels un ou deux italiens apparaissent et tirent. C'est sans importance, cependant nous nous préparons à prendre la fuite. Puis de nouveau le plateau. Des autrichiens courent le long du bord nu, s'arrêtent d'un seul coup derrière des bouquets d'arbres et repartent. De toute évidence cela va mal, on ne comprend d'ailleurs pas que les choses aient pu aller bien, comment pourrait on, n'étant soi même qu'un homme, vaincre des hommes qui ont la volonté de se défendre. Grand désespoir, la fuite générale va devenir nécessaire. C'est alors qu'apparaît un major prussien qui, du reste était là depuis le début et avait observé avec nous, mais qui entrant tranquillement dans l'espace soudain vide, se manifeste comme une figure nouvelle. Il met deux doigts de chaque main dans sa bouche, et siffle comme on siffle un chien, mais affectueusement. Ce signal est destiné à sa section qui attendait non loin de là et qui maintenant se met en marche. Ce sont des soldats de la garde prussienne, des jeunes gens peu nombreux et silencieux, peut-être n'est-ce qu'une compagnie, il semble qu'ils soient tous officiers, en tout cas ils ont de longs sabres et des uniformes foncés. Ils défilent devant nous en rangs serrés. à pas brefs et lents, nous jettent un regard de temps à autre, et cette marche à la mort se fait avec tant de naturel, qu'elle émeut et exalte, tout en communiquant la certitude de la victoire. Délivré par l'intervention de ces hommes, je me réveille.

(...)

J'avais prévu de finir sur cet étrange récit de Kafka. Mais tout de même, je ne peux m'empêcher d'évoquer l'anecdote concernant le Président des Etats-Unis, venu commémorer le martyr des soldats américains engagés en Europe en 1917-18 et qui finalement pour des raison de météo annule sa présence sur l'ancien champ de bataille. On s'étonne que les diplomates de la plus grande nation occidentale n'aient pas envisagé ce cas de figure pour une visite en Novembre en France. L'insulte faite à la mémoire de ces soldats, qui, eux, ont du passer plus d'une journée sous la pluie et dans la boue relève de l'abjection et de l'ignominie. On peut imaginer cette ordure regardant CNN dans une pièce de la résidence de l'Ambassade des USA, et vitupérant en tweetant au sujet de quelque journaliste qui lui déplaît. Le mépris de cet homme pour tout ce qui n'est pas lui est stupéfiant. Je crois qu'aux Etats-Unis, un cinéaste devrait réaliser pour faire contrepoint au chef d'œuvre de Griffith "Naissance d'une Nation" quelque chose qui s'intitulerait "Mort d'une Nation". Je crois vraiment que cette autocrate mène la civilisation occidentale à sa perte. Son ego est si boursouflé que je suis à peu près certain qu'il souhaite que le monde ne lui survive pas. ce qui est étrange, c'est qu'autant d'américains lui renouvellent leur confiance.

vendredi 22 juillet 2016

Un certain Immeuble


Voilà,
depuis que j'habite cette ville, j'ai toujours été fasciné par cet immeuble et particulièrement cette tourelle, tout en haut, recouverte d'ardoises. J'ai commencé à traverser le jardin du Luxembourg dès mes 14 ans (c'est l'âge de ma fille cette année) pour me rendre au collège, et donc j'ai toujours aperçu le sommet de cet immeuble. Aujourd'hui encore je me demande bien à quoi cela peut ressembler à l'intérieur. Une fonction particulière était-elle dévolue à cette tourelle ou bien était-ce juste une fantaisie d'architecte ? (linked with The weekend in black and white)

dimanche 1 mai 2016

Volumes


Voilà,
les nazis, interdisaient au déportés auxquels ils infligeaient de déterrer des cadavres d'autres juifs de les nommer en tant que corps mais plutôt en tant que "figuren" ou "puppen". Dans l'entreprise, les employés sont des collaborateurs. Si un collaborateur sollicite du renfort pour son service il demandera à la direction des ressources humaines un "Equivalent temps plein" une "ressource" ou même des jours/hommes. Le jour-homme est une unité de mesure correspondant au travail d'une personne pendant une journée. Ainsi un projet qui demande dix jours-hommes peut théoriquement nécessiter le travail d'un homme pendant dix jours, de dix hommes pendant un jour ou encore de deux hommes pendant cinq jours. Le langage de l'entreprise relève de la même logique comptable et concentrationnaire. L'homme y est détruit moins brutalement et accepte sa servitude pour un salaire dont la valeur se réduit au fil des ans. Mais la tendance au démantèlement des lois sur le travail répond aux exigences d'un patronat dont l'objectif est de réduire toute main d'œuvre à l'esclavage. Mais un esclavage consenti dont la contrepartie serait le droit sinon le devoir de consommer toute la merde qu'on lui intime de fabriquer à bas coût et de faire circuler. Quoiqu'il en soit aujourd'hui c'est la fête du travail.

dimanche 6 septembre 2015

L'étrange Immeuble de City Road


Voilà,
ce fut la dernière photo du séjour. J'ai d'abord voulu centrer l'immeuble et puis cette vieille 2CV citroën est apparue dans le champ, comme surgie du passé, si incongrue dans cet environnement londonien. Peut-être pas tant que ça d'ailleurs. Tout paraît tellement mélangé dans cette ville. Nul souci d'ordre, de cohérence ou d'unité architecturale. Les immeubles poussent et puis c'est tout. La vie suit son cours, les affaires continuent. Après quelques recherches j'ai lu qu'il s'agit là d'un hôtel appelé M by Montcalm et que l'architecte en serait un certain Michael Squire.

mercredi 29 avril 2015

Fondation Louis Vuitton


Voilà,
hier j'ai visité la Fondation Louis Vuitton avec ma fille. Le travail architectural de Frank Gehry me fascine. Où que l'œil se porte c'est un pur bonheur. Le bâtiment est à lui seul une œuvre d'art, une sculpture immense où il fait bon se promener. Si l'on se tient au jeu des lignes, et qu'on le restitue, on obtient une sorte de dessin constructiviste, ce qui somme toute est assez logique. Du fait que, par le jeu des transparences, la structure s'offre au regard, j'ai eu eu la sensation de me mouvoir autant dans le concept (c'est à dire au plus près de l'idée) que dans sa réalisation. Mais je reparlerais de ça plus tard et d'autres photos viendront ultérieurement, c'est sûr. shared with midweek muse challenge


samedi 29 novembre 2014

Formation


Voilà,
devant l'escalator qui la hausserait bientôt sur l'esplanade elle sentit l'angoisse la tenailler. Qu'allait-il se passer durant cette journée ? Elle appréhendait ce moment où elle se retrouverait dans une salle de réunion parmi des inconnus et peut-être aussi en compagnie de collègues qui sauraient tout de sa peur panique d'intervenir en public. Elle n'avait rien demandé. Son manager trouvait qu'elle manquait d'assurance et pour cette raison lui avait recommandé une formation. "Communication persuasive" était-il écrit sur sa convocation. Ce que redoutait le plus Nathalie Couston, c'était d'être filmée, de devoir se confronter à sa propre image en présence d'autres qui ne manqueraient pas de la juger. Elle se trouvait laide, ne supportait pas de se voir. Son mari lui répètait sans cesse qu'elle était coincée froide et sans imagination. Sans doute avait-il raison. Il la contraignait parfois à faire de ces choses qui la dégoûtaient et dont elle avait peine à imaginer que d'autres puissent y trouver du plaisir. À quoi bon tout ça songeait elle. Une journée grise et sans joie commençait. Une de plus. Elle se souvint de la fois où, en quatrième, elle avait séché tout un après-midi et de cette exaltante sensation de liberté qui l'avait alors accompagnée, mais aussi de la punition qui s'en était suivie et de la honte ensuite éprouvée. Une seconde, elle fut traversée par le souvenir vague et fugace d'un poème appris autrefois où il était question d'automne de mélancolie et de vent mauvais. Elle pressa le pas. Il ne fallait surtout pas qu'elle arrive en retard. Quelque chose d'autre s'insinua dans ses pensées. Avait elle correctement refermé la porte du congélateur ? (Linked with The weekend in black and white)

mardi 7 octobre 2014

S'adapter

 
Voilà,

"on s'adapte vois-tu à ce temps qui se truque

on naît avec le cœur dessiné au minium

comme les durs de durs se pointillent la nuque

pour annoncer la cible et pour jouer l'homme"

 

Publications les plus consultėes cette année