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dimanche 12 juillet 2026

Scène de genre

 
 
Voilà,
à Chomérac petit bourg de l'Ardèche, j'ai, au soir, d'une journée intense en émotions, pris un verre sur une petite place de village très sympathique, où s'agitaient des joueurs de pétanque. Non loin se trouvait cette fresque réalisée par le collectif "haut les murs" donnant à voir une fort bucolique scène de genre sous une arcade inexistante.
 

Ce paysage idyllique de fiction, j'aurais voulu m'y trouver et y prendre ma part. J'aurais aimé m'agiter parmi ces enfants absorbés dans leur partie, tout à la joie de l'instant présent.


Au lieu de quoi, je me tenais en terrasse, dans la réalité d'une soirée chaude, vaguement méditatif, m'attardant au spectacle de ces boulistes très concernés par leur affaire. J'étais encore bouleversé par ces échanges avec les détenus d'une maison d'arrêt où j'étais venu jouer le matin même, en particulier par le récit d'un kurde d'une trentaine d'années qui dans un français parfait avait déroulé son histoire dont l'implacable enchaînement des faits avait la funeste dimension d'une tragédie antique. 
Je ne sais pas si j'en parlerai un jour. Il faudrait trouver le temps, les mots justes, le courage et la force. L'actuelle canicule absorbe toute mon énergie. 

samedi 16 mai 2026

En passant par la rue Crémieux

 
Voilà,
située dans le 12ᵉ arrondissement, à proximité de la gare de Lyon, la Rue Crémieux est considérée comme l’une des rues les plus pittoresques et insolites de Paris. Longue d’environ 144 mètres et totalement pavée elle contraste totalement avec l’architecture haussmannienne classique de la capitale. Ses façades colorées, ses volets pastel et son ambiance de “village” en font aujourd’hui un lieu très apprécié des photographes et des visiteurs. Entièrement piétonne depuis 1993 elle est bordée de petites maisons mitoyennes de deux étages aux couleurs vives : rose, bleu ciel, vert d’eau, jaune pâle ou lavande. Certaines façades sont décorées de fresques ou de trompe-l’œil, ce qui renforce son charme atypique. L’atmosphère y demeure calme et résidentielle malgré sa grande popularité touristique. 
Créée en 1865 par le promoteur et homme d’affaires Moïse Polydore Millaud, elle portait initialement le nom d’Avenue Millaud. Construite sur le modèle des cités ouvrières du dix-neuvième siècle elle  proposait des logements modestes mais confortables. Les 35 pavillons construits avaient tous une architecture similaire et comprenaient plusieurs pièces réparties sur trois niveaux. En 1897, l’avenue devint rue Crémieux en hommage à l'avocat et homme politique français célèbre notamment par le décret de 1870 portant son nom qui accorda la nationalité française aux Juifs d’Algérie. La rue a également été marquée par la grande crue de la Seine de 1910. Visible au numéro 8 une plaque rappelle que l’eau est montée jusqu’à 1,75 mètre à cet endroit. Depuis les années 2010, extrêmement populaire grâce à Instagram et aux réseaux sociaux, cette ancienne rue discrète est devenue l’un des lieux photographiques les plus connus de Paris. 
J'y suis passé par hasard, en me rendant à pied de la place de la Bastille à la Cinémathèque et par chance il n'y avait pas grand monde. J'en ai profité pour photographier cette entrée avec ses oiseaux peints et aussi ces fausses fenêtres.
 
 
Cela contraste avec la toile monumentale — et malheureusement avec son gigantesque et très laid panneau publicitaire — qui recouvre la façade de la gare de Lyon.
 
 
 
Sur le parvis, en hommage aux chinois qui furent déportés de leur pays — pour la plupart de la province du Shandong — entre Août 1916 et Février 1918 pour contribuer à l'effort de guerre au côté des armées françaises et britanniques, se dresse une statue représentant l'un d'entre eux.  40 000 furent placé sous l'autorité française à l'arrière du front ou dans des usines. 3000 choisirent de rester en France et constituèrent la première communauté chinoise qui s'installa non loin de la gare, rue de Chalon. Le père de l'ami Roger Wen aujourd'hui disparu, fit partie de cette première vague d'immigration.

dimanche 26 avril 2026

Une Fresque imposante

Voilà,
à l'angle des escaliers de la rue Lauzin et du 65 avenue Simon Bolivar dans le vingtième arrondissement de Paris, se trouve cette fresque intitulée "La statue" réalisée en 1986 par le peintre Dominique Maraval, décédé prématurément en 2010. Il existe assez peu de documents sur lui, mais j'ai trouvé cet autre lien le concernant où l'on peut voir quelques une de ses peintures.
Sinon à part ça, aujourd'hui j'ai fait ma première salade caprese de la saison, et j'ai découvert cette chanson sortie il y a quelques semaines et qui indubitablement va cartonner cet été chez nos amis transalpins. J'adore la variété italienne. 
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samedi 6 décembre 2025

Nougat


Voilà, 
il était inévitable de croiser à Montélimar, une fresque honorant la spécialité locale. C'est l'atelier-royal qui l'a réalisée mettant l'eau à la bouche du passant pour cette friandise riche en calories et redoutable pour les dents. Si je suis toutefois parvenu à échapper à la tentation du nougat j'ai en revanche. succombé à celle de la crème de marrons de l'Ardèche. Mélangé à du fromage blanc c'est excellent. 
 

Pour mes lecteurs anglo-saxons ou asiatiques qui l'ignoreraient le nougat est une confiserie typique des pays du bassin méditerranéen à base de blanc d'œuf, de miel et d'amande. Il peut être blanc (avec blanc d'œuf monté en neige) ou noir (sans blanc d'œuf). Il contient du miel ou du sucre, des fruits à coque ou des fruits secs, entiers, cassés ou moulus (amandes, pistaches, noix, etc.) et des parfums. Sa pâte, allant de molle à dure, est généralement posée entre deux feuilles de pain azyme.  L'équivalent du nougat de Montélimar, est en Espagne, le turrón de Xixona ou d'Alicante, mais aussi d'Agramunt. On en trouve aussi en Italie : torrone, copeta, mandorlato ou cubbaita. Il s'appelle jabane au Maroc, jawzia en Algérie, mandolato en Grèce.
En réalité, les premières recettes de nougat blanc proviennent d'un livre arabe de Bagdad du dixième siècle. Le nougat s'appelle alors nātif. L'une de ces recettes indique que le nātif est originaire d'Harran, une ville située entre Urfa au sud de la Turquie actuelle et Alep en Syrie actuelle. On trouve une seconde mention de ce nātif dans un triangle entre Urfa, Alep et Bagdad : à la fin du dixième siècle, le voyageur et géographe Mohammed Abul-Kassem ibn Hawqal dit avoir mangé du nātif à Manbij, ainsi qu'à Boukhara, en Ouzbékistan.
 


Il existe en Provence une tradition des treize desserts de Noël. La présence du nougat y est attestée depuis le XVIIème siècle. (source wikipedia).

dimanche 30 novembre 2025

Café du centre

  

Voilà,
récemment, pour des raisons professionnelles j'ai séjourné non loin de Cruas, commune ardéchoise sur les bords du Rhône, où se trouve une centrale nucléaire, dont j'ai parlé il y a quelques années. Dans le bourg j’ai repéré cet attendrissant trompe-l'œil témoignage d’une forme de vie communautaire qui n’existe plus.
 

 
On dit qu’un village sans bistrot est un village sans cœur, Et pourtant leur nombre a considérablement baissé en France. Ils sont en train d’être rayés de la carte. De 200.000 en 1968, ils sont passés à 30.000 aujourd’hui. En cause, la diminution du nombre d'ouvriers — lesquels aimaient à se retrouver en groupe au "troquet" avant ou après le travail —, la concurrence des fast-food, qui font de l'ombre aux établissements anciens, ainsi que la dévitalisation des zones rurales où ils représentaient souvent les derniers lieux de vie de ces petites communes. Espaces de rencontres et de convivialité, ils servaient aussi parfois de dépôt de pain, d'épicerie.
 

 
Il est d'ailleurs tout à fait possible que le commerce fermé que l'on aperçoit sur la droite du bâtiment fut réellement le bistrot qui existait autrefois, et que l'artefact sur le mur ne soit là que pour en raviver le souvenir.

dimanche 27 août 2023

Une cascade rue des cascades

  

Voilà, 
À hauteur du 70 rue des cascades, dans le vingtième arrondissement de Paris, sur une portion de façade aveugle d'un immeuble de trois étages, cette fresque monumentale attire le regard. A l'origine, seul l'arbre avait été peint en trompe-l'œil sur un fond de fausses briques par Jérôme Demoulin. Par la suite, sur la partie gauche, la cascade a été ajoutée semble-t-il par le même artiste. Puis, Jérôme Mesnager, l’un des premiers peintres de rue parisiens dont j'ai déjà montré une des œuvres y a ajouté — je doute que ce fut avec l'accord du muraliste précédent  — son personnage fétiche  de "l'homme blanc" en train de franchir le ruisseau. 
A part ça, Paris s'est repeuplé. Il serait peut-être temps que je me trouve un créneau au milieu du mois de Septembre pour prendre la tangente.
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dimanche 2 juillet 2023

Tant que c’est encore possible

Voilà,
pour le moment les rues d’Avignon sont encore vides. Dans la semaine qui vient, elles commenceront à se peupler avec l’arrivée des artistes et des festivaliers et dès le 6 ce sera partout la foule et la cohue. Il ne sera plus question que de théâtre et la ville succombera durant un mois à une frénésie de spectacles en tout genres. D’ici là, j’en profite pour me promener paisiblement, tant que c’est encore possible.








dimanche 21 août 2022

Méditerranée

 
Voilà,
peinte dans le courant des années 80 et située dans la rue Raymond Losserand à proximité de l'entrée du métro Pernety, cette fresque dont je n'ai pas retrouvé l'auteur s'intitule "La méditerranée". On y voit en effet la mer au travers d’arches blanches. En bas un moulin à vent avec ses voiles caractéristiques. En haut, des colonnes grecques évoquant le panthéon ainsi qu’au premier étage une statue grecque qui rappelle la mythologie. On remarque aussi une maison bien colorée, les pieds dans l’eau avec à proximité une barque. 
Une fois de plus, au risque de casser l'ambiance de villégiature qui prévaut encore à la fin de cette troisième semaine d'aout, il est à craindre que cette mer chantée en 1955 par Tino Rossi, dans l'opérette du même nom ne vienne très prochainement à mourir. C'est pourtant une des plus belle région que je connaisse. que ce soit en Grèce, en Corse, en Espagne, en Italie, en Algérie les paysages y sont sublimes. Elle est déjà moribonde paraît-il. Le bassin méditerranéen du fait de la configuration de mer fermée, de sa proximité du Sahara et de sa latitude s'est déjà considérablement réchauffé. Dans deux décennies, la région aura augmenté de 2 °C alors que l’Accord de Paris souhaite que cette limite ne soit pas dépassée avant la fin du siècle. La “Grande Bleue” a déjà vu la température moyenne de ses eaux remonter de 0,4 °C et devrait atteindre les +3,5 °C en 2100. Cet été, en raison de la canicule, l'eau était à 26° en certains endroits de la côte d'Azur. Le réchauffement y est donc 20 % plus rapide que la moyenne mondiale. Et les pays méditerranéens y contribuent fortement puisqu’ils émettent tous les ans 2 milliards de tonnes de CO2, soit 5 % du total mondial.
 
 

 
D'après un rapport du GIEC,  “La Méditerranée est en outre l’une des régions du monde les plus touchées par les déchets marins en raison de l’augmentation de l’utilisation des plastiques, de l’absence de recyclage, des modes de consommation non durable, d’une gestion inadaptée et inefficace des déchets, des fortes pressions du tourisme et du transport maritime, associés à des transports fluviaux importants”.
Bon je m'arrête là parce qui rien que de l'écrire, ça me fout le bourdon. Je me demande vraiment comment font les scientifiques qui au jour le jour travaillent sur toutes ces données concernant l'état de la planète pour ne pas être totalement et définitivement désespérés. Sans doute faut-il s'habituer à vivre dans la catastrophe, et continuer à faire comme avant : s'adapter. Les plus rusés en tireront toujours profit. Ils le font déjà. Ceux qui n'ont pas les moyens s'efforceront de faire comme si ça n'existait pas. Jusqu'à ce qu'ils subissent de plein fouets les effets du désastre en cours.
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dimanche 24 avril 2022

Un revenant

 
 
Voilà,
Place Edouard-Adam à Montpellier, s'offre à la vue des passants un trompe-l’œil monumental et très spectaculaire réalisé par l'atelier du peintre muraliste Olivier Costa, je suppose en 2006, année indiquée au-dessus de l'entrée de la (fausse) librairie où l'on reconnaît la silhouette de l’ancien maire de Montpellier, Georges Frêche, "l’amoureux des librairies et des livres" qui a marqué de son empreinte la vie politique montpelliéraine et régionale de 1973 à 2010, année de sa disparition. En costume sombre, moins bedonnant qu'il ne l'était en réalité, debout sur le seuil de la librairie Adam, il semble inviter les passants à y entrer. En fait, comme en témoigne une photo prise en 2015, il n'a pas toujours été là. En 2017, il fut ajouté dans une posture différente, puis effacé, un espace blanc remplaçant, paraît-il, la silhouette de l'édile, comme s'il n'était qu'un fantôme, et enfin il fut de nouveau rajouté en  avril 2021, tel qu'on l'aperçoit sur cette photo. J'apprécie particulièrement, dans le tissu urbain, ces trompe-l'œil réalistes pour l'illusion qu'ils proposent de perspectives nouvelles et d'une temporalité figée sur un simple pan de mur.
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dimanche 6 juin 2021

JR à Paris

 
 
Voilà,
ces derniers temps l'artiste JR est très visible à Paris. D'une part il y a ce magnifique trompe-l'œil sur l'esplanade du Trocadero face à la tour Eiffel que j'ai pu prendre en photo, très tôt dimanche dernier, alors qu'une belle journée s'annonçait. Une petite file de gens s'étirait dans la bonne humeur pour prendre la photo, mais vraisemblablement rien de comparable avec la foule qu'il doit y avoir en journée. Et puis il y a cette autre œuvre dans un petit square situé au 186 bd St Germain qui représente un homme en train de faire le mur.


Ce gigantesque collage intitulé "No trespassing" a été réalisé à l'occasion de l’ouverture de l’édition 2021 du Parcours Saint-Germain, un festival d’art contemporain qui invite les artistes à investir le patrimoine historique du quartier éponyme. Cette image incite à l'école buissonnière, invite à la transgression avec humour et un fort pouvoir poétique. (Linked with Monday Mural)

dimanche 9 mai 2021

Trompe-l'œil, rue Clisson

Voilà,
passant la semaine dernière dans le treizième arrondissement de Paris, j'ai aperçu ce trompe-l'œil, que je n'avais jamais vu, vraisemblablement très connu des amateurs de street art puisqu'il est l'œuvre de Fabio Rieti, dont j'avais, il y a quelques mois déjà, partagé une réalisation. Cette délicate peinture murale située 55 rue Clisson au débouché de la rue Jean-Sébastien Bach très ancienne a été réalisée en 1980, puis rénovée en 1999 et en juillet 2016 (par Leonor Rieti et Louyz). On peut remarquer le détail d'un oiseau enfermé derrière des barreaux au-dessus du front du compositeur. 
(Linked with Monday Mural)

dimanche 25 octobre 2020

L'homme qui monte l'escalier


Voilà,
j'ai aperçu il y a peu, rue Etienne Marcel cette peinture murale de Fabio Rieti, là depuis très longtemps, mais qui a été restaurée ces dernières années, par sa fille, grâce au financement de la ville de Paris. C'est selon l'auteur du projet  "un peu une autobiographie. C'est moi, qui monte l'escalier avec ma valise. Au-dessus, il y a ma petite fille. Et en bas, c'est la référence à la musique, avec Glenn Gould et Yehudi Menuhin. Mon père étant lui-même musicien"
Cette gigantesque fresque murale, en rappelle une autre autrefois très connue qu'il avait lui-même réalisée sur l'une des faces d'un gigantesque cube de béton dressé dans le quartier des anciennes halles de Paris qui abritait l'usine de climatisation du centre commercial souterrain des halles-beaubourg construit à l'emplacement des anciens bâtiments Baltard. Ce cube qui fit en son temps scandale, fut ensuite entouré par des immeubles prévus dans le plan de réaménagement urbain du quartier. Fabio Rieti est aussi l'auteur des fenêtres peintes de la place Edmond Michelet. (Linked with Monday murals).

dimanche 6 septembre 2020

Des Images fugaces de films



Voilà,
à Chartres, voyant ce mur avec ce magnifique trompe-l'œil représentant un plateau de tournage, je me suis efforcé dans les heures qui ont suivi de me remémorer quelques scènes de film parmi les nombreux que j'ai pu voir
des nains très nombreux et très méchants dans un paysage grec
un chien qui erre sur une dune déserte à la recherche de nourriture.
les trois amis accrochés aux grilles d'une vaste propriété appartenant à un de leurs amis d'enfance qu'ils ont perdu de vue depuis longtemps
la femme qui regarde dans la rue un marionnette à fil en forme de squelette qui danse un rock effréné. Elle s'accroupit l'observe longuement et pose une pièce dans le béret qui est à ses côté
les deux petites filles avec un tutu orange qui courent sur un muret, font un de ces jeux où l'on se tape dans les mains. Cela dure assez longtemps, puis elles repartent en riant
l'homme qui chie au pied de son camion apercevant une Volkswagen qui roule à toute vitesse et se jette dans un fleuve
le jeune homme qui dit à la jeune fille devant un dancing "j'aime bien votre style de poitrine"
les amis vus de dos devant un paysage brumeux qui est supposé être le lac Michigan
la scène sur la gare dans "crépuscule à Tokyo", une femme marche parmi des permissionnaires
le chauffeur de taxi chez lui faisant basculer avec son pied la télévision qu'il est en train de regarder
l'homme allemand sur son lit d'hôpital qui articule péniblement  le mot "muß" en touchant la poitrine de l'infirmière
l'enfant qui parle à ses petits doigts
la jeune fille qui se lève la nuit pour tenter de démarrer une voiture
l'homme qui regarde par l'œil de bœuf à l'intérieur d'un hôtel celui qui se fait flageller
le motocycliste qui de nuit traverse à toute vitesse un petit village italien
les enfants qui volent les photos d'actrice à l'entrée d'un cinéma
le vieux sage africain qui parle à une chèvre perchée dans un arbre
celui très défoncé qui se retourne dans le bar de l'hôtel et aperçoit des animaux préhistoriques en costumes en train de partouser
Le ballon dirigeable désamarré, devenu un peu fou qui vole dans tous les sens au dessus d'une rue de  Londres en ruines
l'homme portant un cadavre dans la foule pour l'amener vers un grand feu de joie lors de la Guy Fawkes night où l'on brûle des mannequins à son effigie
le cheval blanc que chevauche un petit garçon qui avance dans la mer vers la noyade 
le rhinocéros dans les cales du transatlantique
l'homme au pardessus et l'enfant qu'il tient par la main se dirigeant vers une frontière barbelée
des hordes barbares pénétrant à cheval dans une église pour massacrer les villageois qui s'y sont réfugiés
le spectateur qui soudain aperçoit un homme armé sur le toit d'une tribune où va se dérouler un match de football américain 
l'homme qui revient avec ses bières et découvre que sa maison où se trouve sa famille est en train de brûler
la femme qui chaque jour trouve une cassette vidéo posée ur le palier de sa luxueuse demeure
la femme nue sous son imperméable qui court apeurée la nuit sur une route déserte et manque de se faire écraser
l'homme sur son lit d'hôpital qui se penche pour voir passer les jambes d'une infirmière et en meurt
le jeune homme et la jeune fille qui prennent un petit bateau la nuit pour se rendre sur une île aux alentours de Stokholm
le vieil homme si heureux de parcourir des routes suisses sur son vélomoteur 
lors de la guerre d'Indochine le chef de section qui fait une pipe au soldat mourant au bord d'une rizière 
le couple qui devait partir en Afrique et vit les volets clos dans l'appartement qu'il n'a finalement pas quitté
l'homme qui se castre avec un couteau électrique
l'homme qui s'approche du grizzly et lui intime de se tenir tranquille
etc etc, mais vous pouvez continuer cette liste
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lundi 24 août 2020

Les Fresques de Pietro de Ricchi


Voilà,
comme elles ont vite passé ces vacances en cet étrange été du coronavirus où j'aurais fait des sauts de puce en différents endroits de la France... Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autorisé tant d'escapades. Je suis de retour depuis moins d'une semaine et je n'ai qu'une envie, c'est de repartir. Paris ne m'enchante plus autant qu'avant. La ville devient sale, la misère y est de plus en plus visible, les incivilités trop fréquentes, et la vie bien chère.
Ces photos ont été réalisées en Bourgogne, début Juillet au château de Fléchères. datant du XVIIe siècle, centre de la seigneurie puis de la  baronnie de Fléchères, qui se dresse sur la commune de Fareins dans le département de l'Ain à 6 kilomètres au nord-est de Villefranche sur Saône. Il succède à une ancienne maison forte du XIIe siècle.
Longtemps dissimulées derrière des boiseries du XVIIIème siècle ou des enduits du XIXème ces fresques colorées en trompe-l'œil, œuvre de Pietro Ricchi réapparues lors d'une restauration datant de 1998, constituent un ensemble d'une grande valeur artistique et historique. Ayant passé quatre années en France, à Lyon, à Paris et dans diverses villes de Provence, de toutes les fresques que réalisa Pietro, ne restent que quelques-unes au château de Bagnols sur Cèze et celles du château de Fléchères, qui composent le plus grand ensemble de ce type en France à cette époque. Elles demeurent un témoignage unique de peinture décorative sous Louis XIII, l’une des plus raffinées et des plus précieuses de tout le XVIème siècle, paraît-il.
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dimanche 14 juin 2020

La fresque de Pointe-à-Pître



Voilà,
il existe à Pointe-à-Pître, en Guadeloupe, une fresque murale peinte par Philippe Laurent. Inaugurée en mai 2007 et entièrement financée par souscription populaire, elle représente une scène survenue en mai 1967 sur la place de la Victoire à Pointe-à-Pitre : on peut  y voir des manifestants Jacques Nestor et Harry Pincemaille tomber sous les balles de la police. (linked with Monday mural).

dimanche 29 septembre 2019

En sortant de l'école


Voilà,
cet été à Avignon, non loin des remparts, il y avait cette fresque sur un mur à proximité d'une école, et j'ai alors repensé à ce poème de Jacques Prévert que chantaient si merveilleusement Yves Montand mais aussi les Frères Jacques (shared with Monday mural)




En sortant de l'école
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré
Tout autour de la terre
nous avons rencontré
la mer qui se promenait
avec tous ses coquillages
ses îles parfumées
et puis ses beaux naufrages
et ses saumons fumés
Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires
des cinq doigts de la main
tournant la manivelle
d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins

Revenant sur la terre
nous avons rencontré
sur la voie de chemin de fer
une maison qui fuyait
fuyait tout autour de la Terre
fuyait tout autour de la mer
fuyait devant l'hiver
qui voulait l'attraper
Mais nous sur notre chemin de fer
on s'est mis à rouler
rouler derrière l'hiver
et on l'a écrasé
et la maison s'est arrêtée
et le printemps nous a salués
C'était lui le garde-barrière
et il nous a bien remerciés
et toutes les fleurs de toute la terre
soudain se sont mises à pousser
pousser à tort et à travers
sur la voie du chemin de fer
qui ne voulait plus avancer
de peur de les abîmer
Alors on est revenu à pied
à pied tout autour de la terre
à pied tout autour de la mer
tout autour du soleil
de la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture
et en bateau à voiles.
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dimanche 14 avril 2019

Trompe l'œil avenue du Maine


Voilà,
il y a quelques mois, sur le chantier de rénovation du centre Gaîté, un code barre géant a été conçu de sorte que vu sous un certain angle, les lignes noires des fenêtres de ce building donnent l'illusion de se prolonger sur le bâtiment en premier plan en contrebas de l'immeuble. Toutefois, cet effet de trompe-l'œil ne fonctionne que d'une seule perspective quand on se trouve sur le trottoir opposé de l'Avenue du Maine. (Linked with Monday Murals)

dimanche 14 octobre 2018

Une Glycine


Voilà,
non loin de la gare de Lyon se trouve la rue Crémieux tracée en 1857. A l'époque le loyer annuel était de sept cent francs et chacun des 35 pavillons ne dépassait pas les deux étages. Cette rue est une des seules de Paris où les façades sont peintes de couleurs différentes, comme dans certaines villes du Nord de l'Europe ou comme à Portobello Road à Londres à laquelle, dans les guides touristiques, elle est souvent comparée. Au 21, cette glycine en trompe-l'œil touche par sa simplicité. Aujourd'hui j'ai sans doute besoin d'une image douce pour des raisons sur lesquelles je reviendrai probablement dans les jours qui viennent. 
(Linked with Monday mural)

lundi 25 juin 2018

L'Illusion


Voilà,
l'illusion était parfaite, le trompe-l'œil remarquable. 
Un bref instant lui revint en mémoire
l'illustration qui ornait la boîte du jeu de construction
qu'on lui avait offerte quand il était enfant


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mercredi 16 décembre 2015

Angle de la rue Riquet


Voilà
à l'angle de la rue Riquet et de la rue d'Aubervilliers existe une peinture en trompe-l'œil tout à fait réussie. Jamais je ne l'avais remarquée avant ce jour où je suis allé visiter une exposition d'art contemporain non loin, au Centquatre. C'était le 12 Novembre, la veille du massacre du Bataclan. Je me rappelle que le soir, invité par une amie de longue date que je n'avais pas vue depuis longtemps, j'ai ensuite, au même endroit, assisté à un spectacle de danse intitulé "Les sept planches de la ruse" conçu et chorégraphié par Aurélien Bory.  (Linked with monday murals)

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