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vendredi 21 août 2026

La femme la dune le parasol



Voilà,
c'était au siècle dernier, un été à Leffrinckoucke. Bien qu'il y fit souvent soleil, je ne m'aventurai pas à me baigner tant la mer me semblait un peu trop fraîche à mon goût. J'étais venu accompagner une femme à qui des amis avaient prêté un appartement sur cette côte qu'on dit, je crois, d'Opale. Pour des raisons professionnelles, elle passait beaucoup de temps au téléphone (les portables n'existaient pourtant pas à l'époque) et moi pendant ce temps-là, je vaquais à l'extérieur, photographiant des blockhaus affaissés sur les dunes, des éoliennes qui ne rentraient pas dans le cadre, des cheminées de raffineries au loin ou bien des joggers sur les plages désertes, ou encore des poupées cassées dans des brocantes locales. C'est dans ces circonstances que j'ai aperçu cette jeune femme près de son parasol première publication 17/1/2016 à 20:04

mercredi 12 août 2026

Futilité


 
 Voilà,
je rêvais autrefois d'étés sereins
de paisibles villégiatures
et d'improbables bords de mer 
je trouvais souvent bon d'être futile, sinon frivole

dimanche 19 juillet 2026

Si l'on se fie aux apparences

 
Voilà,
au pied de la passerelle Simone de Beauvoir, en bord de Seine, sur le Quai de la Gare, j'ai aperçu il y a quelque temps ce mural représentant la paix avec des colombes. Images, ce ne sont que des images.

Oui, il est bien paisible ce paysage urbain, si l'on se fie aux apparences. Les gens devisent paisiblement au bord du fleuve, le ciel est bleu, l'ombre est revenue. Il fait bon flâner ou entretenir son corps.
 

Sur l'autre rive, on a même aménagé une piscine, car le fleuve a été nettoyé ces dernières années, si bien que depuis les jeux Olympiques on peut de nouveau se baigner dans la Seine, comme au cours des années cinquante.  
Profitons des choses qui nous sont données. C'est vers la fin qu'on s'aperçoit que la vie est courte et bien plus précaire qu'il n'y paraît.

mardi 23 juin 2026

L'Institut de France depuis le quai du Louvre

 
 
Voilà,
sur les quais de Seine la lumière est belle aux alentours de huit heures, et la chaleur, encore supportable pour peu qu'on se tienne à l'ombre. Le fleuve est comme un miroir d'eau sur lequel glissent les péniches. Seul bémol, les odeurs d'urine des gens qui ont pissé là durant la nuit.
Donc, ce pays vient de connaître la nuit la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés. En effet, l’indicateur thermique national pour les températures minimales a atteint 21,6 degrés. Le précédent record remontait au 25 juillet 2019, lorsque l’indicateur avait atteint 21,4 °C. Après les plus de 450 records de chaleur battus hier après-midi, il faut s’attendre à de nouvelles dizaines, voire centaines, de records de chaleur aujourd’hui. Je crois qu'il en va de même pour une bonne partie de l'Europe occidentale. 
 

 
L'année dernière déjà, à la même époque, je rédigeais un semblable article. Je me souviens de la première fois où j'ai édité une carte météo alarmiste elle datait de Aout 2018. Je constate que ce qui paraissait exceptionnel il y a moins de 10 ans, est largement en-deça de ce qui nous arrive aujourd'hui. Vraisemblablement j'irai sans doute au cinéma dans la journée pour profiter de la climatisation et me mettre au frais.

dimanche 21 juin 2026

Pont Neuf revisité

 
Voilà,
ces derniers temps l'attraction parisienne c'est cette œuvre (une structure gonflable recouverte d'une bâche peinte) de l'artiste JR qui avait déjà réalisé il y a quelques années ce trompe l'œil géant au Trocadero, ainsi que cette toile bâchée durant les travaux de restauration de la façade de l'Opéra Garnier.  Il s'est cette fois-ci attaqué au Pont neuf, comme l'avaient fait autrefois Christo et son épouse Jeanne-Claude. Il paraît que c'est un hommage. Je m'y suis rendu tôt ce matin vers sept heures avant que la chaleur ne s'abatte sur la ville, car — j'écris cela pour mes lecteurs étrangers — nous vivons en ce moment en France une période de canicule intense et peut-être même plus grave que les précédentes vagues de chaleur. Mais les climato-sceptiques continuent de proclamer que les scientifiques sont alarmistes.

 
La mise en place de cette installation ne s'est pas faite sans difficulté, puisque, voilà trois semaines, une partie de la toile a été arrachée par une violente tornade. Les travaux ont pris du retard ainsi que la possibilité de visite de "la grotte". C'est spectaculaire, mais sans doute beaucoup moins que le fiasco des travaux de rénovation commandés par Donald Trump pour le bassin réfléchissant du Lincoln Memorial, dont le fond supposé arborer le "bleu du drapeau américain", a très vite pris une teinte verdâtre. Tout cela est dû à une prolifération d’algues favorisée par la couleur sombre et les composants chimiques de la peinture utilisée. En outre, l'eau pompée dans le Potomac tout proche n'a pas été préalablement traitée.

Trump encore. Son "génie" stratégique et diplomatique à la mesure de ses talents de superviseur paysagiste a inspiré il y a quelques jours dans le quotidien "Libération" cette excellente caricature de la merveilleuse et toujours très acerbe Coco. Le dessin peut paraître vulgaire, mais il ne le sera jamais autant que ce sinistre connard qui par sa bêtise son arrogance et son incompétence plonge le monde dans un chaos toujours plus inquiétant. 

samedi 13 juin 2026

Au Vert-Galant

 

 
Voilà,
Duane Michals et David Hockney sont morts à deux jours d'intervalle. Je suis heureux que mon regard ait croisé leurs œuvres. A bien y réfléchir il est probable que bien des gens dans le monde n'en aient jamais eu l'occasion. Même ici dans ce pays. C'est sûr qu'on peut très bien vivre sans. D'ailleurs il y a plein de responsables politiques locaux, et nationaux en ce moment par chez nous qui aimeraient que nous vivions sans art. Sans cet art là en tout cas. Moi les histoires photographiques de Duane Michals m'ont réjoui. Je ne sais plus si c'est grâce au magazine Photo qui existait dans les années 70 ou par mon ami Jean-Jacques que je l'ai découvert. David Hockney, j'y ai eu accès par ses tableaux de piscines californiennes. C'est, me semble-t-il, le premier qui a fait entrer la piscine dans le champ de la peinture pour en faire un motif récurrent. Il a aussi réalisé beaucoup de montages avec des polaroïds pour lesquels j'ai une grande passion. Je réalise qu'inconsciemment je leur ai à chacun rendu un hommage. A Duane Michals ici à Hockney plus discrètement là. 
J'ai soudain très envie d'aller, avant que la chaleur ne soit trop accablante, sous l'un des saules de la pointe de l'île de la cité au square du Vert-Galant méditer sur la vanité des choses et la fragilité de nos existences. Allez hop ! hop ! hop ! En route.

mardi 19 mai 2026

Les souvenirs et la couleur

Voilà,
j'ai de nouveau envie d'images granuleuses et saturées comme celle-ci réalisée en 2011 lors d'un séjour à l'île de Ré. Je m'en fous du bon goût, de ce qui se fait ou ne se fait pas. C'est une photo prise et développée par un dyschromate qui cherchait juste à se faire plaisir et qui me plaît encore.
Il ne me reste que les souvenirs et la couleur que j'étais alors en mesure de leur donner.
Donc, je me promenais en vélo avec ma fille. 
Un instant je me suis arrêté au bord de ce marais-salant. Je crois que j'aime bien les marais-salants. Et les îles aussi.
La lumière était belle et j'ai voulu retenir ça. Ce paysage que nous avions en partage. 

mardi 21 avril 2026

Stade de France

Voilà 
c'était en Mai dernier et cependant cela me paraît étrangement lointain. Revenant de Beauvais, où avait été jouée la petite forme de "Apnée" dont j'assurais la conduite sonore, j'avais demandé à Sophie de me déposer à Saint-Denis. Je m'étais un peu égaré, avant de retrouver enfin une station de métro sur la ligne 13 directe jusqu'à chez moi. C'était une belle journée de printemps et la vision du Stade de France, (réalisation du cabinet d'architectes Zublena-Macary) posé là comme une soucoupe volante sur le bord du canal Saint-Denis m'avait soudainement ému. 
La lumière, découpait les éléments du panorama avec une précision presque suspecte. Un instant j'étais resté là, immobile, comme saisi. Quelque chose d'insoupçonné, s’était alors opéré en moi. Comme si j’avais déjà vu tout cela, ailleurs, dans une autre version du monde où les choses suivent une logique légèrement différente. Une fraction de seconde avait suffi et une brèche infime s'était ouverte sur un mystère. Ce n’était pas le stade en lui-même, mais la manière dont il m'apparaissait : comme une anomalie ; autrement qu'il aurait dû vraiment être.
Je m'étais demandé, sans y croire tout à fait, si ce n’était pas moi qui avais changé d’âge, si je ne m'étais pas glissé sans transition dans une vie parallèle dont j’ignorais tout. Il y avait cette sensation étrange — familière et pourtant dérangeante — d’être à la fois présent et en retard sur moi-même. Puis un léger coup de vent effaça cette intense et bizarre sensation. Le stade était redevenu ce stade. Mais quelque chose avait eu lieu, j’en étais certain. Et le plus troublant, c’est que je ne pouvais pas dire quoi — un léger déplacement, une vague translation. J'eus alors la certitude fugace — presque douce — qu'un être, quelque part, à cet instant précis, se souvenait de moi avec une ferveur particulière, sans toutefois se rappeler mon nom, se demandant même s'il n'était pas en train de m'imaginer.

mardi 14 avril 2026

Près du saule pleureur


 
Voilà

Certaines croyances politiques — et j'écris bien croyances plutôt que opinions — ont ceci de remarquable qu’elles épargnent à leurs adeptes tout examen de conscience. Elles ont le mérite rare de simplifier la vie intellectuelle ; elles dispensent de réfléchir tout en donnant l'impression flatteuse d'avoir compris. Elles fonctionnent comme ces meubles en kit dont il manque toujours une vis : on peut les monter quand même, mais il ne faut pas trop s’étonner si tout finit par pencher dangereusement.

Je n'ai jamais éprouvé beaucoup d’enthousiasme pour ces constructions idéologiques qui promettent la clarté et invitent surtout de la complaisance. Elles ressemblent à ces vitres déformantes où chacun contemple une version arrangée de la réalité — suffisamment fidèle pour être crédible, raisonnablement altérée pour demeurer confortable.

Des gens prétendûment "très intelligents" m’expliquent souvent avec le sérieux requis en de telles circonstances que les situations historiques sont complexes. Le mot est pratique. Si la complexité est une chose précieuse ; encore faut-il ne pas s’en servir comme d’un paravent. Car enfin, il y a des complexités qui éclairent, et d’autres qui obscurcissent avec méthode. Ces dernières sont particulièrement prisées : elles permettent d’expliquer longtemps ce qu’on souhaite éviter de regarder même brièvement. 

Le spectacle du monde contemporain offre à cet égard un exemple presque pédagogique. Le Moyen-Orient par exemple. Les faits s’y accumulent avec une obstination fâcheuse : destructions massives, populations déplacées, violences répétées sont commis par les dirigeants suprémacistes d'un jeune pays abritant pourtant un vieux peuple, lequel ne reconnaît que la loi d'un Dieu dont il se prétend l'élu. Depuis sa création ses dirigeants se sont toujours considérés au dessus des règles qui régissent le droit international. Ceci peut-être explique cela. Ce peuple que l'on pensait — en raison du martyre subi en Europe durant la seconde guerre mondiale — peu enclin à commettre des abominations cautionne dans sa grande majorité des politiciens et des responsables militaires coupables depuis deux ans de crimes de guerre quasi quotidiens. Rien de très original, hélas ; l’espèce humaine n’a jamais manqué d’imagination dans ce domaine. Ce qui est plus remarquable, en revanche, c’est la capacité intacte de certains esprits à contempler ces événements comme on observe un phénomène météorologique : avec intérêt, parfois avec inquiétude, mais toujours avec cette distance qui évite d’en tirer des conclusions trop précises. 

Il existe ainsi toute une rhétorique de l’atténuation, une sorte d’art délicat qui consiste à dire beaucoup sans jamais nommer clairement. On y parle de "contexte", de "sécurité", de "nécessité", de "réponses proportionnées" — vocabulaire admirablement extensible qui épouse toutes les circonstances sans jamais se rompre. À force d’élasticité, toutefois, cela finit par ne plus rien susciter du tout, sinon une certaine fatigue morale.

Il est en outre de bon ton de "distinguer". On distingue alors avec une application méritoire. On distingue les intentions des résultats, les dirigeants des citoyens, les principes affichés des pratiques observées. L’exercice est louable en théorie ; il devient problématique lorsqu’il sert à diluer indéfiniment ce qui, dans d’autres circonstances, apparaîtrait avec une évidence désarmante. À ce stade, la distinction cesse d’être un outil d’analyse pour devenir une technique d’évitement. A force il ne reste plus rien à voir. C’est un peu comme ces cartes trop détaillées qui finissent par masquer le territoire.

Il faut reconnaître à notre époque ce talent particulier : produire des consciences parfaitement informées et remarquablement inoffensives. Elles savent, elles lisent, elles comparent, elles contextualisent — et, ce faisant, elles parviennent à une forme de sérénité intellectuelle qui confine parfois à l’indifférence. Rien n’est nié, bien sûr. Tout est compris. Ce qui revient, dans certains cas, à neutraliser toute réaction un peu trop vive.

On rencontre même une variante plus raffinée encore : celle qui consiste à concilier une sensibilité individuelle irréprochable avec une indulgence théorique étonnamment robuste. On peut ainsi se montrer d’une grande délicatesse dans la vie quotidienne — attentif aux souffrances proches, scrupuleux dans les petites choses — tout en développant, à distance, une capacité d’abstraction qui rend supportables des réalités autrement plus massives. C’est une souplesse morale qui force, sinon l’admiration, du moins la curiosité.

On objectera qu’aucune situation ne se réduit à un jugement simple. C’est vrai. Mais il est des moments où la recherche obstinée de la nuance conduit à une manière très élaborée de ne pas conclure. Comme si conclure était devenu, en soi, une faute de goût.

Le plus étonnant, au fond, n’est pas que des politiques produisent des effets contestables — cela relève d’une tradition bien établie — mais que ces effets puissent être indéfiniment accompagnés d’un discours explicatif qui les rend presque acceptables. À force de commentaires, les faits perdent de leur netteté, comme une photographie trop retouchée. On ne nie pas l’image ; on la rend simplement moins dérangeante.

Il y a pourtant une limite, discrète mais tenace, au-delà de laquelle l’intelligence elle-même devrait se méfier de ses propres raffinements. Non pas renoncer à comprendre — ce serait céder à la facilité inverse — mais admettre que comprendre n’implique pas nécessairement d’absoudre, ni même de suspendre indéfiniment son jugement.

Car enfin, si l’on peut tout expliquer sans jamais rien juger, il devient possible de tout accepter sans jamais l’avouer. Et cette forme de tolérance universelle, si elle a l’élégance de ne froisser personne, présente aussi l’inconvénient de laisser le réel parfaitement intact.

En somme, il n’est pas indispensable d’élever la voix pour constater que certaines situations perdent à être interminablement commentées. Il suffit parfois de réduire légèrement le volume des explications pour entendre ce que les faits disent déjà très bien par eux-mêmes. Car  les faits, ont la désagréable habitude d’insister. Ça tombe, ça explose, on brûle, on déporte, on efface. Il suffit de s'en tenir à ça. Ne pas l'admettre nous range du côté de l'ignominie. "L’humanité aura un jour à répondre non seulement des actes des hommes malfaisants, elle aura aussi à répondre du silence des gens de bien" disait Jean Rostand. Il semblerait qu'en ces temps l'humanité ne réponde plus de rien. 

Mais le printemps revient, et je remercie la vie de m'accorder un nouveau printemps et que je puisse encore m'y promener, même si ce n'est pas le cœur léger. La Seine coule indifférente. Et les touristes sur les bateaux-mouche photographient la ville que l'Histoire a si miraculeusement préservée jusqu'à présent.

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mardi 24 mars 2026

Mais il y a toujours quelque chose qui m'échappe (22)

 
 
 
Voilà,
ça me revient,
il m'arrivait parfois de me rendre à Nantes pour animer des formations sur la prise de parole et la communication persuasive à destination des cadres d'une grande banque. Je m'arrangeais toujours pour partir tôt la veille et m'octroyer une petite journée de détente pour  musarder dans la ville ou les alentours. C'est en 2015 que j'ai pris cette photo, sur un ancien site industriel reconverti en zone de loisirs. Cette immense grue témoigne d'une activité portuaire passée. Toute l'activité se trouve désormais concentrée à St Nazaire au bout de l'estuaire.
 
ça me revient
quand j'habitais à l'École Polytechnique les généraux qui dirigeaient l'école s'appelaient le général Buttner, puis il y eut le général Briquet
 
ça me revient
mon oncle  Philippe et sa copine Aline avaient une amie qui s'appelait Pingala, qui est tout de même un prénom pas très commun
 
ça me revient
au lieu de dire aller aux toilettes la grand-mère d’Agnès utilisait expression aller chez snob 
 
ça me revient 
le rire de Philippe quand il évoquait les films anglais "Noblesse oblige" et "Tueurs de dames" dont l'humour le réjouissait
 
ça me revient
pendant les répétitions des "précieuses ridicules" à Genevilliers, c'était la période de ramadan. A proximité de la station de métro porte de Genevilliers se trouvait un marché où il était possible d'acheter des pastillas, des pâtisseries et des plats de fêtes pour l'occasion. C'était très bon. C'est à cette époque aussi que j'ai fait faire des travaux dans ma cusine
 
ça me revient
avoir découvert chez Guillaume Gronier, un des jeunes collègues de travail de Philippe à L’Onda, l’office de diffusion théâtrale qu'il avait créé, les versions moyenâgeuses des carmina burana, transcrites et enregistrées par le Clémencic Consort.  Carmina Burana est le titre que le linguiste allemand Johann Andreas Schmeller a donné à un manuscrit découvert en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern (Bavière) et dont la première édition date de 1847. Il s’agit de la compilation, partiellement notée en neumes et rédigée entre 1225 et 1250, de 315 chants profanes et religieux composés en latin médiéval — certaines parties étant en moyen haut-allemand, arpitan, ainsi qu'en français —, majoritairement par les goliards, des ecclésiastiques défroqués ou des étudiants vagabonds. Le manuscrit comporte des chansons d’amour, des chansons à boire et à danser ainsi que des pièces religieuses. C'est là que j'appris que "le petit château" était à l'époque  une métaphore du sexe féminin (prendre ton petit château).

ça me revient
J’ai vu Lakmé de Léo Delibes à l’Opera comique vers 1993 quelques jours après avoir acquis mon premier PC, un IBM. Pendant toute la représentation je ne cessais de penser à la façon de faire fonctionner "Windows 3.1"
 
ça me revient que la chaufferie de l'école polytechnique avait été baptisée le Styx. les élèves y avait aménagé une boîte de nuit, à laquelle on pouvait accéder par l'extérieur, en utilisant certain souterrains de paris aujourd'hui bien connus des cataphiles. Le responsable de la chaufferie était un type que tout le monde appelait le grand Laye en raison de sa taille. Ce type était assez effrayant. Il portait en lui une violence qui ne demandait qu'à éclater. Plus tard, en lisant "le roi des Aulnes", le roman de Michel Tournier, c'esrt sa silhouette et son visage que je prêtais à Abel Tiffauges.
 
ça me revient
Les cinq épuisantes dernières minutes du quart de finale de rugby 2023 entre l’Irlande et les All Blacks et l’héroïque défense de ces derniers qui s’est conclue par un grattage de Sam Whitelock me semble-t-il

ça me revient
Ce comportement de grande classe de l’entraîneur allemand du PSG, Thomas Tuchel, avec son employée de maison phillipine. Au fil du temps, ayant sympathisé avec elle jusqu’à échanger sur leur vie privée, il avait appris au travers de leurs échanges, que celle-ci travaillait dans l’objectif de payer les frais médicaux d’un de ses enfants, souffrant d’un dysfonctionnement cardiaque nécessitant une intervention. Il avait alors pris la décision de payer tous les frais de santé pour cet enfant. En outre lors de son départ du PSG en décembre 2020, Tuchel sachant que son employée souhaitait retourner vivre dans son pays d’origine l’aida à s’y installer en lui achetant une maison là-bas.
 
ça me revient
le gentil guitariste et compositeur Marcel Dadi mort accidentellement le  lors du vol TWA 800  dans l'avion qui explosa peu après son départ de New York.

ça me revient
mais peut-être l'ai-je déjà évoqué, car c'est une séquence qui reste dans ma mémoire sans que je ne me l'explique. Un garçon de ma classe, sous le préau de l'école communale de Biscarrosse plage s'était, au cours d'une récréation, debout sur un banc mis à chanter "la ferme du bonheur" de Claude François en imitant sa gestuelle, et tout le monde s'était assemblé pour le regarder. J'étais resté un peu en retrait observant tout cela avec circonspection. Déjà tout petit je n'aimais pas ce chanteur sautillant survolté (qui est d'ailleurs mort en s'électrocutant) qui dégageait pour moi quelque chose de déplaisant bien qu'il fût une idole
 
ça me revient
pour m’endormir enfant je remuais la tête de gauche à droite de droite à gauche assez violemment. C’est étrange que j’aie à ce point si longtemps refoulé ce souvenir
 
ça me revient
ce pique-nique un matin sur la plage de Sainte-Anne en Guadeloupe où des jeunes antillaises se demandaient  "et toi tu sais près de quel arbre est enterré ton placenta ?"
 
ça me revient
le souvenir du merveilleux petit livre de Frédéric Mitterrand, lu il y a quelques années qui s’appelle "Tous désirs confondus" où il commente des photos de famille. Je l'ai retrouvé dans ma bibliothèque ; cela s'achève ainsi : "C’est assez simple, en somme, il suffit d’écouter, de regarder, et puis de se laisser guider en veillant à ce que nul souvenir, jamais ne manque, parce que les souvenirs ouvrent mille chemins de traverse inattendus, à chacun des sons que l’on perçoit, à chacune des vues que l’on découvre…

Alors, avec le temps qui passe, les chagrins personnels et les drame du monde s’estompent aussi peu à peu. Oh, cela ne veut pas dire qu’ils disparaissent, ni qu’on ne veuille plus savoir qu’ils existent, malgré tout, non, il s’agit d’autre chose ; de sentir seulement qu’il est temps d’entrer à son tour dans la grande photo du monde, d’y apporter intacts, les élans et les joies de son enfance, de témoigner enfin du bonheur, unique de vivre".

 
ça me revient 
le Général Bigeard, lorsqu'il était ministre de la Défense nationale, appelait le président de la république d'alors, "le président Giscard" au lieu de le désigner par son patronyme complet Giscard d'Estaing
 
ça me revient,
Didier F. qui s'était invité à Châteaudouble en disant qu'il viendrait accompagné, et lorsqu'il avait débarqué ce n'était pas du tout la personne qu'on supposait qui était à ses côtés.
 
ça me revient  
dans la première décennie des années 2000, je me suis pris de passion pour l'œuvre graphique de Jiro Taniguchi
 
ça me revient
la première fois où j'ai entendu la chanson "Love calls you by your name" de Léonard Cohen, c'était un soir,  lors de l'émission "Campus" animée sur Europe1 par Michel Lancelot. J'en avais été très bouleversé. Bien plus tard j'appris le parcours chaotique et ambigu de cet animateur qui avait été le compagnon radiophonique de mes soirées solitaires quand j’avais quatorze quinze ans.

ça me revient, mais il y a toujours quelque chose qui m'échappe
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jeudi 19 mars 2026

Liste des découvertes hasardeuses (3)

 
 
Voilà
j'ai découvert il y a peu que Garnier le célèbre architecte de l'Opéra de Paris, a aussi conçu le tombeau de Bizet au Père-Lachaise et celui de Jacques Offenbach au cimetière Montmartre 
 
J'ai découvert il y a peu, le 7 novembre une musique de scène de Gabriel Fauré intitulée "Le voile du bonheur" pour un pièce en un acte écrite par Georges Clémenceau, et vraiment c'est très beau, d'une modernité incroyable. Je l'ai entendue à la radio et j'ai cru au départ que c'était l'œuvre d'un minimaliste contemporain américain
 
J'ai découvert il y a peu que "rêver" et "ressasser" sont des palindromes
 
j'ai découvert il y a peu  la voix et aussi le destin tragique de la chanteuse de Jazz, Teri Thornton,  connue pour le standard somewhere in the night
 
J'ai découvert il y a peu que ce qu’on désigne comme "été indien" sous certaines latitudes s’appelait autrefois ici dans nos contrées "été de la Saint Martin". Et comme je rencontre plus de Martin que d’Indiens c’est le terme que j'utiliserai désormais
 
J’ai découvert, il y a peu que Albert Schweitzer était le grand oncle de Jean-Paul Sartre. Je me suis demandé s’il était si fréquent que ça qu'il y ait dans une même famille, deux prix Nobel. Chez les Curie je crois, Marie en a eu un avec son époux et un toute seule, et Irène Curie et Frédéric Joliot Curie en ont obtenu un conjointement.
 
J'ai découvert il y a peu que la rupture d'objets aussi différents qu'une assiette ou un morceau de sucre obéissait au même principe. Le physicien Emmanuel Villermaux a établi une équation mathématique décrivant la distribution granulométrique (la répartition par taille et par fragments d'un objet brisé), quel que soit le matériau.
 
J’ai découvert il y a peu la différence entre les USA et un yoghourt. Si tu laisses un yoghourt seul pendant 200 ans, une forme de culture s’y développe
 
J'ai découvert il y a peu qu'on observe une augmentation des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des arythmies cardiaques pendant les célébrations de Noël et de fin d'année. En outre selon une étude présentée à la British Cardiovascular Society au début de l’année 2024, le risque de crise cardiaque serait plus élevé le lundi que les autres jours de la semaine.
 
J'ai découvert il y a peu que le premier concert du nouvel an uniquement composé de valses de Johann Stauss fils a été donné fin décembre 1939 sous l'occupation nazie à l'initiative du chef autrichien Clemens Krauss. Adolf Hitler a apprécié l'idée car il adorait les valses. Et finalement cette tradition a perduré jusqu'à nos jours.
 
J'ai découvert il y a peu l'existence d'une application chinoise lancée en mai 2025 connue sous le nom de Demumu – est définie comme un "outil de sécurité léger conçu pour les personnes vivant seules", et destiné à rendre «la vie solitaire plus rassurante". Concrètement, comment ça marche ? Les utilisateurs se connectent chaque jour et appuient sur un gros bouton virtuel vert, avec un fantôme dessiné au centre. et donnent ainsi la confirmation quotidienne à leurs proches qu'ils sont simplement en vie. Pour les esprits distraits ou simplement débordés, une notification de rappel est envoyée. Après deux journées consécutives sans clic sur le bouton, le logiciel envoie un e-mail au contact d'urgence, renseigné lors de l'inscription sur la plateforme. On vit décidément une époque épatante.
 
J'ai découvert il y a peu que le chanteur David Mc Neil qui, dans les années soixante dix chantait des chanson délicates en français avec un très léger accent anglais était le fils du peintre Marc Chagall, chose qu'il a toujours tenue secrète pour ne pas profiter de la notoriété de son père.
 
J'ai découvert il y a peu en consultant un site scientifique qu'au début du mois de juillet 2025,  un nid de guêpes radioactif a été découvert par des ouvriers lors d’une inspection de routine du site de Savannah River (SRS) près d’Aiken en Caroline du Sud, . Il était situé sur un poteau à proximité d’un lieu où sont stockés des millions de gallons de déchets nucléaires liquides et présentait des niveaux de radiation dix fois supérieurs à ceux autorisés par la réglementation en vigueur. "Le nid de guêpes a été pulvérisé pour tuer les guêpes, puis mis dans des sacs spéciaux pour déchets radiologiques", a écrit le ministère américain de l’Énergie dans un rapport publié la semaine dernière.
 
J'ai découvert il y a peu grâce au cinéaste cambodgien Rithy Panh que Knut Hamsun (Prix Nobel de littérature 1920) : se rendit en Allemagne en 1943 et rencontra le ministre de la Propagande Joseph Goebbels. De retour en Norvège, il envoya sa médaille Nobel à Goebbels en guise de remerciement pour cette rencontre. Goebbels fut très honoré par ce cadeau.

J'ai découvert il y a peu que "Le Banquet", de Platon, a été jugé trop "woke" pour l’université Texas A & M. Pour cette raison, un professeur de philosophie a été contraint de retirer son cours sur l’œuvre du philosophe grec.
 
J'ai découvert il y a peu l'existence de la burle, un vent du Nord qui souffle l'hiver dans le centre-sud de la France à l'est du Massif central sur les plateaux dénudés du Velay, d'Ardèche ou des monts du Forez. La température ressentie qui en découle est souvent particulièrement basse, et crée une ambiance glaciale. Lorsque la région est enneigée, la burle peut être responsable de la formation de congères.
 
J'ai découvert il y a peu dans une revue de vulgarisation scientifique que pendant la période d'abandon de la centrale de Fukushima, l'eau qui s'est infiltrée dans les déchets radioactifs restés dans les bâtiments des réacteurs, n'a pas créé un environnement inhabitable comme on pouvait s'y attendre. Au contraire, il s'y est rapidement développé un bouillon de culture susceptible de poser des problèmes. Les microbes peuvent en effet constituer un obstacle majeur lors du nettoyage lié au démantèlement des centrales nucléaires : non seulement de nombreuses espèces participent à la corrosion des métaux, mais en plus, leur prolifération peut troubler l'eau et réduire la visibilité. Le mélange d'eau de mer avec l'eau utilisée pour le refroidissement d'urgence de la centrale semble pourtant avoir favorisé la croissance d'un biofilm, une communauté de micro-organismes formant une surface adhésive et protectrice, sur les surfaces métalliques situées à l'intérieur de la salle. Il est possible que ce biofilm, en recouvrant l'amas de bactéries, leur ait conféré une protection supplémentaire contre les radiations.
 
J'ai découvert il y a peu que le motif musical écrit par Carlos d'Alessio pour le film "India Song" (ce qu'il y de mon point de vue de mieux dans ce navet pour intellos)  était un gros plagiat du morceau "softly as in a morning sunrise" composée en 1928 par Sigmund Rumberg pour l'opérette "The new moon" et depuis souvent repris par les musiciens de jazz, comme John Coltrane et aussi merveilleusement chantée par Abbey Lincoln

J'ai découvert il y a peu qu’en Suède, une machine intelligente a été construite qui permet aux corbeaux qui sont des animaux très intelligents d’échanger des déchets contre de la nourriture, transformant ainsi ces oiseaux en agents de nettoyage urbain.
 
 J'ai découvert il y a peu l’existence du syndrome de Kessler un scénario envisagé en 1978 par le consultant de la NASA, Donald J. Kessler, selon lequel le volume des débris spatiaux en orbite basse dû à la pollution spatiale atteint un seuil au-dessus duquel les objets en orbite sont fréquemment heurtés par d'autres débris. Ainsi se brisent-ils en plusieurs morceaux, augmentant du même coup et de façon exponentielle, le nombre des débris et la probabilité des impacts. Au-delà d'un certain seuil, un tel scénario rendrait quasi impossible l'exploration spatiale et même l'utilisation des satellites artificiels pour plusieurs générations.
 
J'ai découvert il y a peu que le philosophe Paul Virilio avait été dans sa jeunesse, maître-verrier et qu’il avait,  à la fin des années cinquante, réalisé des vitraux conçus par Rezvani, un autre grand génie toujours vivant, peintre, dramaturge, romancier, connu aussi pour les chansons qu’il a écrites sous le pseudonyme  de Bassiak qui furent immortalisées par Jeanne Moreau. Il est l'auteur compositeur du célèbre tourbillon de la vie qu'on peut entendre dans "Jules et Jim" de Truffaut. C'est lui d'ailleurs qui joue de la guitare
 
J'ai découvert il y a peu qu'au Japon un nombre croissant de personnes – surtout des femmes – épousent des personnages fictifs dans le cadre de mises en scène visant à brouiller les frontières qui séparent le jeu du réel. Au moins ces deux là sur la photo, qui s'effacent presque dans le crépuscule, sont-ils bien réels.
 
Je suis content de vivre sous des latitudes encore paisibles, d'être toujours curieux et même en mesure de m'étonner...

jeudi 12 février 2026

Vacanciers

 
Voilà,
à vingt ans on regarde la mer sur un inconfortable rocher, on fait des projets, une vie passe et pour peu qu'on l'ait traversée sans trop d'encombre, on finit — si l'on est encore en relativement bon état — par emporter ses pliants avec soi pour paisiblement contempler le fleuve et la ville au loin. Je me souviens très bien de cette fin d’après-midi de Juillet sur l’île de la Barthelasse face à la cité des Papes. Les vieux, les familles et les fumeurs de joints se promenaient ou pique-niquaient sur les berges du Rhône. La température tombait doucement sans pour autant atteindre la fraîcheur. Je n'étais déjà plus tout à fait là, songeant à mon retour sur Paris.

lundi 26 janvier 2026

Mais il y a toujours quelque chose qui m'échappe (21)

 
Voilà,
ça me revient,
en Janvier 2010 il était tombé beaucoup de neige au Havre. Je me souviens avoir vu dans cette ville le film de Coppola, "Tetro". Quelques temps auparavant, "L'homme sans âge" adapté d'un roman de Mircea Eliade m'avait beaucoup impressionné. Je m’étais alors promis de lire ultérieurement cet ouvrage, mais je ne l'ai jamais fait. 
De "Tetro", je ne me souviens que de plans sur la route transpatagonienne en noir et blanc. Et aussi que l'ensemble m'avait plu, même si je serais incapable aujourd'hui de raconter l'histoire. C'est aussi à la même époque que j'ai découvert au cinéma de la maison de la Culture un excellent western australien "The proposition" de John Hillcoat dont Nick Cave était le scénariste. J'étais chagriné à l'époque. J'aurais tant voulu partager ces visionnages avec celle qui, partie de l'autre côté de l'Océan, sous des cieux plus cléments avait, quelques semaines auparavant, jugé préférable de mettre un terme à notre relation. Il me semblait alors que nous avions encore tant à découvrir et partager. 
 
ça me revient
en 1991 fut fêté le bicentenaire de la mort de Mozart. Il y eut donc à cette époque beaucoup de coffrets et de promotions sur les œuvres du compositeur. Durant les années qui suivirent j'en ai beaucoup écouté. Le concerto pour clarinette avait souvent ma préférence

ça me revient 
rue de Vaugirard, non loin de chez Agnès, vivait, dans les années soixante-dix Paul Arzens cet inventeur qui avait crée une automobile biplace appelée "l'œuf électrique". Certains dimanches matins, on pouvait l'apercevoir, rue de Vaugirard, au volant de son véhicule transparent. Je n'appris que bien plus tard qu'il était aussi le designer de la plupart des locomotives de la SNCF
 
ça me revient 
parfois — mais de façon très fugitive — ces moments où, enfant, j'étais complètement happé par une mélodie, celle de "Hey Jude", ou de "Penny Lane" par exemple, ou encore "Wither shade of pale" ou "Baby love" ou "Only you"
 
ça me revient 
j’ai découvert l’adagio pour cordes de Samuel Barber grâce au film "Éléphant Man". Je me souviens que ce même morceau a été exécuté pour les obsèques de la Princesse Grâce de Monaco. Avant sa version orchestrale ce thème fut initialement composé pour un quatuor à cordes.
 
ça me revient 
il y a fort longtemps alors que j’étais encore jeune homme, je me suis retrouvé un soir à une table de restaurant en face de Hugues de Courson. C’était un musicien qui était à l’origine d'un groupe appelé Malicorne. Il a en outre composé des chansons avec Patrick Modiano, j'ai d'ailleurs le disque qui est un collector. Plus tard il a entrepris ce formidable projet qui s'appelle "Lambarena Bach to Africa"
 
ça me revient 
le géniteur avait appelé son affreux clébar, un berger allemand "kayser", 
 
ça me revient 
Jérôme Mistler et sa sœur Amélie. Leur mère s'appelait Corinne et leur père était surnommé Vercingétorix parce qu'il ressemblait au chef gaulois. C'était un artisan qui travaillait le cuir. Son logis et son atelier se trouvaient dans un petit mas retiré au fond d'un vallon près de Châteaudouble. Je les ai connus en 1973 lors de mon premier été à Châteaudouble. Je crois que c'est l'année suivante que Vercingétorix et Jérôme ont trouvé la mort dans un accident de voiture. Jérôme était un très beau jeune homme, et avait une merveilleuse complicité avec sa sœur.
 
ça me revient 
j'ai découvert José James à Madeire en 2015 grâce au morceau "While you were sleeping" que j'ai shazamé dans le lobby de l'hôtel où il passait en musique de fond

ça me revient,
les tisanes à la badiane le soir rue des Jonquilles, et aussi le riz aux oignons et à la sauce d’huîtres, notre plat de pauvre de l’époque

ça me revient
les Quatre barbus chantant la pince à linge sur l’air de la cinquième de Beethoven 

ça me revient
il y avait un journaliste qui présentait le dernier journal télévisé sur la troisième chaîne je crois. Il ressemblait à Droopy et parlait un peu comme lui. Il nous faisait beaucoup rire Agnès et moi. Il s'appelait Joseph Poli, et j'ai découvert il y a peu qu'il était enterré dans le petit cimetière de Grenelle.
 
ça me revient
le générique de Radioscopie, l'émission de Jacques Chancel, tous les après-midi vers 17 heures je crois sur France-inter écrit par Georges Delerue et qui ressemblait un peu à du Bach.

ça me revient
Quand j’étais enfant je n’étais absolument jamais intéressé par l’émission "au théâtre ce soir" qui consistait en la retransmission de pièces de boulevard. S'il m’arrivait d’y prêter quelque attention, je me lassais très vite, je n'aimais pas le théâtre, je détestais la façon de parler des acteurs sur une scène de théâtre
 
ça me revient
pendant longtemps j'ai été soigné à l'Institut Arthur Vernes par Jacques Chautemps qui était le grand-père d'Agnès. Lorsqu'il a pris sa retraite, son successeur fut un jeune médecin, le Dr Halopeau. Je me rappelle qu'il fumait dans son cabinet. Je ne l'ai pas vu souvent, car il est mort prématurément chez lui d'un AVC.
 
ça me revient
le manège enchanté à partir de l'année 1964. C'est Jacques Bodoin qui prêtait sa voix au chien Pollux et j'aimais bien l'imiter dans la cour de l'école de Biscarrosse plage

ça me revient
dans "Le château de Barbe bleue" composé par Belà Bartok l'accord qui précède le chant et se répète au cours de la mélodie pour désigner "le lac de larmes" qui se trouve derrière la sixième porte

ça me revient
la galerie Denise René, spécialisée en art optique (Op'art), un peu excentrée par rapport aux autres galeries du quartier latin était située au 196 du Boulevard Saint-Germain, sur le trottoir de droite quand on va vers l'Assemblée Nationale. Y étaient rassemblées dans les années 70 des tableaux de Vasarely et de son fils Yvaral, de Carlos Cruz-Diez ainsi que de  Jesus-Rafael Soto 

ça me revient
la galerie La Demeure (mais peut-être à la réflexion en ai-je déjà parlé) qui se trouvait  6 place St Sulpice était spécialisée dans la la tapisserie contemporaine. Les œuvres exposées y étaient monumentales et les murs blancs et irréguliers de la galerie donnaient l'impression qu'on se trouvait dans une grotte. Je crois que c'est devenu une boutique Yves St Laurent, mais je n'en suis pas certain.

ça me revient
les larmes versées par ma fille après la défaite contestable du XV de France contre les Springboks en Octobre 2023, alors qu'elle vivait par ailleurs une épreuve dramatique
 
ça me revient 
la visite de l'exposition Braque un premier Janvier, et aussi "Les nuits blanches" de Visconti à la Cinémathèque Français, les spectacles de la compagnie FC Bergman au festival d'Avignon, ou à la grande halle de La Villette, l'excursion à St Brévin et la course de chars à voile, et cette intense représentation au Palais des Congrès de Nantes le jour de l'invasion de l'Ukraine par l'armée fasciste russe et ce qui lie ces souvenirs les uns aux autres
 
ça me revient
lorsque j'ai eu la rougeole à Châlons-sur-Marne, j'ai eu le droit de passer les journées dans le grand lit de mes parents absents qui travaillaient tous les deux. La génitrice revenait à midi pour me faire à manger et repartait ensuite. Seul à la maison, je lisais des bandes dessinées en écoutant la radio, c'était la belle vie

ça me revient 
sur le film de Jasmina Merelles à Genève la régisseuse brésilienne qui me faisait des "cafunés" entre les prises. Et c'est ainsi bien sûr que j'ai appris la signification de ce mot.

ça me revient,
notre voisin dans la cité où nous habitions à Biscarrosse-Bourg s’appelait Mr Vigneault et possédait une Peugeot 203 grise

ça me revient
mais il y a toujours quelque chose qui m'échappe 

Publications les plus consultėes cette année