Affichage des articles dont le libellé est Haikus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Haikus. Afficher tous les articles

vendredi 24 octobre 2025

Matin d'Automne

 
 
Voilà
Il est transi
De pauvreté
Ce matin d'automne.
 Yosa Buson
 
Cette photo a été prise du côté du cloître St Merri. J'ai récemment lu dans un livre d'Éric Hazan, intitulé "L'Invention de Paris", consacré à l'histoire et à la transformation de la capitale, mais aussi à la façon dont cette ville a été traversée par l'histoire, que, lors des journées révolutionnaires de Juin 1848, dans cette rue, où j'ai autrefois cadré une photo intéressante — je la juge ainsi, parce qu'elle continue de me plaire bien des années après — des barricades furent érigées ici, tout comme en Juin 1832, lors d'émeutes que Victor Hugo, évoque à la fin de son grand livre "Les Misérables". Aujourd'hui, les misérables dorment la nuit sous des tentes de fortune. Ils sont nombreux dans ce quartier à deux pas de Beaubourg et du centre Pompidou qui vient de fermer pour des travaux de restauration qui vont durer près de cinq ans dit-on.

dimanche 13 avril 2025

Pêle-mêle avec jardins parisiens

 

Voilà,
un jour de mai 2023, j'avais fait une longue promenade en compagnie de Sophie. notre périple nous avait mené du jardin des Tuileries, à la place Vendôme, et passant devant cet immeuble, — appartenant je crois à Vuitton mais je n'en suis pas certain — il y avait eu cette façade joyeusement décorée.  Plus tard nous avions humé des parfum Diptyque dans leur boutique de la rue St Honoré. Je me souviens que pour moi c'était une époque pleine d'illusions et agrémentée de quelques perspectives qui ne furent hélas pas confirmées
 
*
 

 
Il y a quelque jours, au téléphone, alors que je traînais au jardin du Luxembourg, m'étonnant qu'à plus d'un siècle d'écart les mêmes jeux attirent les enfants autour du grand bassin, un ami me parle d'un nouveau traitement qu’on lui administre. Je crois comprendre que c’est cette thérapie révolutionnaire imaginée par Michel Sadelain dont j’ai entendu parler pour la première fois il y a quelques mois. Mon ami me dit qu’on appelle "carticèles" le produit qu'on lui injecte. Je note ce mot étrange et beau sur un papier. Je ne percute pas immédiatement. En fait il s’agit de CAR-T cells. L'histoire de cette avancé thérapeutique est tout à fait surprenante. Elle a germé dans la tête d'un chercheur dont personne pendant dix ans ne prenait les travaux au sérieux. Lorsqu'il a émis l'idée qu’il serait intéressant d'aider les cellules immunitaires à combattre les tumeurs en leur donnant une instruction génétique, ses pairs oncologues et immunologistes ont jugé ses travaux "saugrenus", "inutiles", "sans avenir", et "stupides". Sadelain nommera « récepteur chimérique à l’antigène » (CAR) le produit de cette instruction génétique, qui donne à certaines de nos cellules immunitaires, les lymphocytes T, la mission de débusquer, cibler et éliminer le cancer qui se propage masqué. Des lymphocytes T prélevés chez le patient, génétiquement éduqués en laboratoire, puis réinjectés à ce même patient, chez qui ils traqueront et détruiront leurs cibles cancéreuses, tout en grossissant leurs rangs. Pendant que des idiots patentés comme l'agent orange et sa clique de crétins décérébrés s'acharnent à tout détruire (la recherche, l'éducation la culture le droit international et l'on n'est pas au bout de nos surprises), – enfin à quoi bon reparler de ça tout le monde en voit les ravages depuis des semaines –, il y a des gens dont le but est d'améliorer le bien-être de l'humanité. Ils sont ce que notre espèce peut produire de mieux. Mais s'ils sont précieux, ils demeurent aussi bien trop rares.

*
 

 
Sinon, au Jardin des plantes les cerisiers et le prunus shirotae sont en fleurs. Dimanche dernier cela a attiré une foule considérable. J'ai réussi à isoler cette jeune femme avec sa jolie robe printanière qui tentait de fixer son portable sur une branche pour un selfie. J'ai repensé à ce poème de Kobayashi Issa
Puisqu’il le faut
Entraînons-nous à mourir
À l’ombre des fleurs.

*


À part ça je continue mes explorations abstraites quand j'ai le courage de travailler. La plupart du temps, j'ai envie de dormir et tout me prend un temps considérable, en particulier les tâches ménagères, mais aussi ce blog. Je crois que ces dernières semaines j'ai pris un coup de vieux.  

vendredi 20 septembre 2024

Ombres de fleurs


Voilà,
j’apprends des trucs à la radio qui ne me serviront à rien pour le temps qu’il me reste à vivre. Mais sur le moment, ça fait plaisir de savoir quelque chose que j'ignorais la veille, et que j'oublierai sans doute d'ici quelques jours. Par exemple : le requiem de Mozart est en ré mineur, une tonalité particulièrement sombre que le compositeur avait déjà testée paraît-il dans un de ses quatuors, le numéro 15 (dédié a Joseph Haynd). Alors des idées s'associent confusément les unes aux autres. Je voudrais n'être plus qu'images d'un songe voyageant parmi les quatuors à cordes de la musique française, ceux de Debussy, Fauré, Ravel, Dutilleux, Saint-Saens, Germaine Tailleferre, passer de l'un à l'autre et m'effacer ainsi paisiblement du monde. N'avoir pour ultime impression rétinienne que celle des ombres frémissantes sur un mur. Pouvoir penser comme Kobayashi Issa Ne possédant rien / Comme mon cœur est léger / Comme l’air est frais. Et me dissoudre dans le grand Tout. Et qu'on n'en parle plus. Qu'on ne parle plus de rien. Ça sera aussi bien comme ça.

jeudi 2 mai 2024

Rien qui m’appartienne

 

Voilà,
j'aimerais pouvoir dire et penser comme Kobayash Issa
Rien qui m'appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraîcheur de l'air.
Je n’ai hélas ni cette légèreté ni cette capacité d’abandon
Un paysage parfois peut me donner l’illusoire et furtive impression
d’accéder à une forme de sérénité.
Mais ce qui se dissipe un moment ne tarde pas à revenir 
Et il est bien lourd le poids des fantômes dans la sarabande des souvenirs

samedi 23 septembre 2023

vendredi 31 mars 2023

A l'ombre des cerisiers

 
 
Voilà,
dimanche dernier je suis allé voir le prunus shirotae, une variété de cerisier du Japon,
qui compte parmi les arbres remarquables du Jardin des Plantes, surtout lors de sa floraison.
J'ai songé aux haikus que Kobayashi Issa leur a consacrés
 
*
 
 Être rien qu'en vie
à l'ombre des cerisiers
cela est miracle.
 
*
 
A l'ombre des fleurs de cerisiers
il n'est plus
d'étrangers. 
 
*
 
Ah, ces fleurs de cerisiers,
comme si descendues
en flottant du ciel ! 
 
et aussi ce dernier qui me semble on ne peut plus d'actualité 
 
 
 
en ces jours récents,
ces temps dégénérés,

des fleurs de cerisiers partout ! 
 

lundi 9 janvier 2023

L' Avenir


 Voilà
Silence des ruines
solitaire un monstre guette
bave sur nos peurs
(Kaoru Tanaka)

(...)
 
et puis tout à coup je me suis souvenu de ça, et particulièrement de ce morceau sur ce disque que j'avais acheté en même temps que le premier album de Madness et le premier des B52's (c'était le jour des premiers albums), à la FNAC du forum des Halles qui venait d'ouvrir depuis peu. Je commençais tout juste à travailler au centre Pompidou... C'était fin 1979 Plus de quarante ans ont passé. Le corps a vieilli, mais il est encore vivant contrairement à celui de Terry Hall, le chanteur des Specials disparu depuis peu et qui ne fera plus le chien. 
Je suis toujours aussi largué, d'une façon différente, bien sûr, mais pas moins déconcertante. D'ailleurs de temps en temps je ne peux m'empêcher de faire le même genre de collages. Je ne sais si c'est le manque d'inspiration ou le besoin de passer un petit bonjour au jeune homme que j'étais alors. D'ailleurs j'ai de nouveau envie de me réfugier dans ma tanière et de n'en point sortir. L'hiver sans doute, pourtant pas très rigoureux pour le moment.

dimanche 24 septembre 2017

samedi 31 décembre 2016

samedi 22 février 2014

Publications les plus consultėes cette année