samedi 25 septembre 2010

Du pareil au même

 

Voilà
d'une certaine façon l'abstraction délivre de l'hystérie du sens, de la manie de l'interprétation. Ainsi travaillée l'image se suffit à elle même. Elle ne raconte rien, elle indique  simplement qu'il y a toujours quelque chose de caché sous les apparences, et que ce qui se dissimule n'est ni jamais vraiment semblable, ni tout à fait différent et aussi que le lieu et le moment sont les vrais révélateurs de cet écart qui va du pareil au même.

vendredi 10 septembre 2010

Comment ça va avec la douleur ?


Voilà,
impossible de faire comme si ça n'existait pas. "La douleur retentit comme la voix dans un logis sans meubles ni tentures" (A. Daudet)

jeudi 9 septembre 2010

Le violon d'Ingres



Voilà
hier dans la rue, j'ai aperçu une fille qui s'était fait tatouer les ouïes d'un violoncelle dans le dos. Un temps j'ai suivi ce vivant hommage au "Violon d'Ingres" la célèbre photo de Man Ray, car son tatouage, et surtout sa volonté de l'exhiber me fascinaient. Je me suis demandé quel genre de fille ça pouvait être, ce qu'elle avait en tête, quelle sexualité pouvait être la sienne, enfin des trucs comme ça qui m'ont occupé un moment. Et puis j'ai pensé aussi à cette plaisanterie que m'avait racontée un musicien  à propos du violoncelle : c'est le contraire du loto, c'est pas facile, c'est cher et ça rapporte rien. Pour finir j'ai dépassé la fille. Elle était plus intéressante de dos. Par contre son copain m'a semblé assez joli garçon....

mercredi 8 septembre 2010

Soir de Septembre



Voilà
les jours commencent à raccourcir, l'air fraichit, les averses cessent d'être tièdes. Douce mélancolie des premiers soirs de Septembre. Pourtant quelque chose de l'été demeure ; les arbres sont encore verts dans la ville. Mais le pas des passants se fait plus vif et les mines soucieuses. On revient a l'ordinaire des jours, aux tâches quotidiennes, au temps imparti. Et l'inquiétude d'être un homme ou une femme de ce temps se lit sur les visages fermés.  A quoi songent ils ? Aux impôts, aux traites à payer, aux enfants qui grandissent dans un monde qui ne les accueille pas, aux résolutions prises ? Les journaux parlent de la crise, de la vie chère, des inégalités croissantes, des injustices de plus en plus criantes. Certains peut-être s'étonnent d'être encore capables de supporter ça.  Qui parmi eux a manifesté ?  La vie continue cependant, car il faut bien vivre malgré tout... Les vieux, les malades et les hypocondres espèrent quand même revoir un autre été. Les écoliers étudient leur nouvel emploi du temps.
Ce soir à la cinémathèque on donne un Lubitsch....

mardi 7 septembre 2010

Théorème de Whitney


Voilà
l’image était le lieu la surface où avec une insistance indéfinie semblait devoir s’inscrire et prendre forme la trace du manque. Ainsi converti dans la répétition, la reconduction du même à chaque fois légèrement différencié, le manque se déployait dans des textures paradoxales, des spatialités soudaines, fugitives, faites de trous, de béances, de zones de fracture, de turbulence et de recomposition, qui donnaient l'illusion que l'image pouvait s'ouvrir pour dévoiler une profondeur cachée, un secret enfoui. Ce n'était pourtant que la transcription graphique du théorème de Whitney : "Quitte à modifier arbitrairement une surface sur un plan (ou une autre surface), on peut toujours supposer que l’ensemble de ses points singuliers est une courbe lisse qui ne présente que des plis et des fronces". Néanmoins quelque chose d’obscur paraissait faire signe, s'offrir à l'interprétation. La contemplation de ces effets de surface l'apaisait, pour un temps du moins. Cependant, il lui fallait périodiquement recommencer, comme si à chaque fois il s'était retrouvé renvoyé à une zone aveugle dont il s’efforçait de cerner les contours. 
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