Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
dimanche 12 avril 2026
Persister tenacement
lundi 16 février 2026
Chatoiement
Voilà,
mercredi 28 janvier 2026
Déliquescence
quand on me traitait de pessimiste je répondais souvent que j’étais simplement lucide. En réalité je n’étais ni l’un ni l’autre, mais plutôt nigaud, puisque je n’imaginais pas que la bêtise pourrait se déployer avec une telle puissance et recueillir aussi vite autant d’adhésion un peu partout dans le monde. L’hégémonie du délire évoquée par Cioran dans un de ses aphorismes semble définir assez justement les temps que nous vivons.
Se réveiller tous les matins assailli par les annonces toujours renouvelées de massacres perpétrés contre des civiles un peu partout dans le monde est déjà pénible. Constater l’indifférence des décideurs et des masses face aux problèmes écologiques et environnementaux qui ne cessent de s’amplifier de manière irréversible, accable. Se confronter à la sottise ordinaire et assumée chez des gens dont l’histoire familiale devrait pourtant les en préserver, consterne. Si l'on est ici pour quelques temps encore préservé des bombes, on est tout de même submergé par la connerie.
Ici en France dimanche soir, avec sa belle tête de con l’avocat Arno Klarsfeld, juif et petit-fils de déportés, dont les parents ont consacré leur vie à la traque des bourreaux nazis et à la mémoire des victimes de la Shoah, faisait, la veille de la journée internationale dédiée aux martyrs du génocide, l’apologie de Trump et des méthodes de ICE proposant même d’organiser "de grandes rafles un peu partout contre les asociaux étrangers qui sont OQTF (obligation de quitter le territoire français), même si on commet des injustices".
Donc aujourd'hui en France, (pays qui en la matière a un certain passif), un homme peut à une heure de grande écoute, se sentir autorisé à prononcer le mot "rafle" sur un plateau de télévision nationale, et à le justifier sans que ne lui soit opposée la moindre objection. Cela prouve une fois encore, après sa complaisance à l'égard du délinquant Sarkozy, l'état de déliquescence intellectuelle et morale qui caractérise une partie de l’espace médiatique français, en particulier celui détenu par Bolloré. Cela montre aussi que dans le peuple soi-disant élu il y aussi une bonne proportion d'abyssale connerie.
Klarsfeld, en un étrange renversement sémantique qui tiendrait de la farce grotesque, si ce n'était aussi navrant, congédie la tragédie historique de la déportation et de l'extermination des juifs d'Europe au siècle dernier pour verser dans l'abjection et l'indignité. C'est étrange tout de même de vouloir, avec tant d'ardeur et au mépris du droit, infliger à d'autres ce que ses aïeux ont subi. Comme
l’a constaté la LICRA (ligue internationale contre le racisme et
l’antisémitisme), le fascisme n’est pas à nos portes, il est déjà dans la
maison.
Le lendemain, il était aussi à l’Académie des Sciences morales (où l'on a intronisé il y a peu le milliardaire et fraudeur fiscal Bernard Arnault). L’un des plus gros investisseurs dans la tech américaine, Peter Thiel, figure libertarienne, cofondateur de PayPal et surtout de l’entreprise Palantir Technologies – géant de l’analyse des données pour les gouvernements –, a été convié par Chantal Delsol, philosophe catholique tenante de l’union de la droite et de l’extrême droite, à intervenir lundi 26 janvier pour parler de l’Antéchrist devant un groupe de travail sur la démocratie. Là encore on est en plein délire, puisque selon lui "l'Antechrist prendrait la forme d’une personne qui répand “des rumeurs de guerres” et effraie les populations “pour que vous lui donniez le contrôle sur la science” et que parmi les figures qui agitent les peurs il pointe dans sa présentation "Greta [Thunberg]” ou encore “les altruistes anti-IA".
Eh oui on en est là. Ainsi vont les choses dans le meilleur des mondes possibles où se mêlent, paraît-il quatre espèces d'hommes ...
Pour oublier cela, je me réfugie dans la paix de ces formes douces, abstraites et colorées, un peu molles, ectoplasmiques. Leurs apparitions m'offrent un vague répit.
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samedi 17 janvier 2026
La Maladie
dimanche 11 janvier 2026
Pêle-mêle avec neige
vendredi 9 janvier 2026
Entre quatre murs
samedi 15 novembre 2025
Miroirs temporels
Par rapport aux concepts physiques traditionnels, qui traitent le temps comme un flux fixe, cette découverte suggère que, dans des conditions appropriées, le temps peut être courbé et remodelé tout comme l'espace. Elle nous rappelle que l'univers est bien plus étrange et flexible que ne le suggère notre expérience quotidienne.
vendredi 3 octobre 2025
Le Présent
dimanche 18 mai 2025
En traînant dans Draguignan
lundi 28 avril 2025
Bricolage
mardi 15 avril 2025
En pensant à Moholy-Nagy
lundi 14 avril 2025
Quelque chose d'organique
dimanche 13 avril 2025
Pêle-mêle avec jardins parisiens
Puisqu’il le faut
Entraînons-nous à mourir
À l’ombre des fleurs.
*
jeudi 10 avril 2025
J’aime / je n’aime pas (18)
Je n’aime pas, et c’est peu de le dire, tous ces "reels" avec leurs commentaires dits par une voix synthétique cheap (souvent la même) qui polluent les réseaux sociaux
J’aime réécouter des vieilles chansons de Robert Charlebois, surtout celles écrites par Réjean Ducharme, le célèbre romancier québecois
Je n’aime pas que les acteurs ou les actrices fassent des clics de langue ou tapent de la main sur la table lors d'une lecture par exemple pour appuyer leurs intentions. Je trouve cela atrocement ringard.
J’aime la photo de ce jeune couple prise à la fin de l'année dernière à la Fondation Vuitton lors de l'exposition consacrée à Tom Wesselman qui m'avait beaucoup plu
Je n’aime pas mais vraiment pas du tout que des artistes s’emparent de chansons populaires sur le mode lyrique comme par exemple les feuilles mortes chantées par Benjamin Bernheim, Robero Alagna. Il n’y a que Jessye Norman chantant des blues qui ne trahissait rien. Peut-être parce qu’en tant qu’afro-americaine elle avait le blues à la fois dans l’âme et chevillé au corps.
J’aime faire parfois la grasse matinée et profiter de journées où je ne m'assigne aucun objectif prédéfini, aucune contrainte. En fait je suis un gros paresseux et j'y trouve du plaisir
Je n’aime pas que les gens dans les expositions surpeuplées se posent devant une toile et continuent à tailler le bout de gras sans se préoccuper des gens autours d'eux et surtout derrière eux.
J’aime l'allegro
du "Concerto pour violon et hautbois BWV 1060," de Jean-Sebastien Bach. Il
a le pouvoir de me transporter bien des années en arrière, dans
l'immense salon de l'appartement parisien de Philippe et Dominique. Il passait
souvent le dimanche en fin d'après-midi lorsque nous arrivions pour le
repas dominical en famille et avec des amis servi parfois à la grande table du salon avec ses deux bancs, quand il y avait du monde, mais le plus souvent dans la
cuisine, parfois
en comité restreint avec juste les parents les filles et leurs petits copains respectifs
Je n’aime pas quand les gens vous sollicitent et font des propositions remplies de restrictions qui laissent sous entendre qu'en fait ils n'ont aucune envie de vous associer à leur demande. Cette façon de faire miroiter une possibilité et de l'annuler dans le même temps et une forme de perversité mentale insupportable. J'ai connu un metteur en scène spécialiste de ce genre de pratique.
J'aime regarder les matches de pré-saison du super rugby pacific qui opposent au cœur de l’été austral des équipes néo-zélandaises dans des petits stades de province devant des spectateurs assis sur des pelouses
Je n’aime pas que les gens descendent de la rame de métro ou bien y montent l’œil rivé sur leur smartphone
J’aime regarder le foot ou le rugby à la télé avec ma fille, confortablement vautré sur le canapé et gentiment persifler ensemble sur les joueurs ou les commentateurs
Je n’aime pas lorsque les gens vous répondent "c’est une excellente question" à celle que vous leur posez. C’est une formule prétentieuse, vaguement offensante, qui laisse supposer que toutes les questions précédentes étaient stupides ou médiocres, ou que l'on présume que vous puissiez en poser de mauvaises.
J'aime marcher dans de vieilles bonnes chaussures bien à mon pied que je n'ai pas utilisées depuis longtemps
Je n'aime pas ces gens qui, tant qu'on est d'accord avec eux vous témoignent de l'estime mais vous déconsidèrent dès que l'on l'on émet la moindre objection sur un de leurs propos
J'aime entendre chanter les oiseaux dans une ville juste avant l'aube
je n'aime pas devoir m'occuper de papiers administratifs
J'aime l'odeur de la pinède lorsque le ciel est gris et que l'air est doux
je n'aime pas, lorsque l'on photographie la mer, que la ligne d'horizon soit oblique sur l'image
J’aime savoir qu'en Suisse il y a encore des gens qui cultivent le safran selon des méthodes ancestrales
Je n'aime pas le fait que je doive prendre autant de médicaments chaque jour.
lundi 7 avril 2025
Pourvu que cela soit beau
mercredi 19 mars 2025
Esplanade
mardi 18 mars 2025
Pêle-mêle avec duchesse et rêveur
Sinon, j'ai lu récemment avec beaucoup d'intérêt, "Lumières
aveugles" un livre de Benjamin Labatut qui évoque sur un mode romanesque le parcours de différents scientifiques du vingtième siècle. À propos du mathématicien Grothendieck il écrit
"Il en vint à croire que les rêves n’étaient pas propres à l’être
humain, mais provenaient d’une identité externe – qu’il appelait Le Rêveur –
qui les envoyait pour que nous puissions reconnaître notre véritable
identité. Il tint un registre de ses nuits pendant plus de 20 ans, "la
clé des songes," ce qui lui permis de comprendre la véritable nature du
rêveur : le rêveur n’est autre que Dieu." On a dit que Grothendieck a basculé dans la la folie et le mysticisme. Certes son hypothèse est délirante, mais bien moins cependant que le Christianisme par exemple, cette croyance absurde qu’un mort-vivant-interstellaire-juif qui était à lui-même son propre père peut nous faire vivre
éternellement. Et que si l'on mange symboliquement son corps et qu'on lui dit en pensée qu'on le reconnaît pour maître, il pourra extraire de notre âme, une force maléfique présente dans l’humanité, depuis qu’un
serpent qui parlait a convaincu, une femme conçue avec une côte humaine de
manger le fruit d’un arbre magique. Quoi qu'il en soit, c'est la lecture de ce livre, qui évoque, aussi Schrödinger, Heisenberg, Böhr et bien d'autres qui m'a stimulé dans la réalisations de nouvelles images abstraites.
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