mercredi 10 décembre 2014

A cause de Crevel


Voilà
dit-il, "tout ça, c'est à cause de Crevel je pense, oui René Crevel lu trop jeune lu trop tôt. Crevel qui portait dans son prénom l'idée de renaissance et dans son patronyme celle de mort, Crevel donc, à cause de ce titre sans doute, "Mon corps et moi" et dès lors j'ai vraiment pensé ou cru pendant de longues années que j'étais distinct de mon corps. Maintes fois il m'a semblé qu'il n'était pas toujours mon allié, mais la plupart du temps un compagnon capricieux et trop souvent récalcitrant. J'ai mis des années à réaliser que mon corps et moi c'était la même chose, que j'étais un corps pensant et que la pensée n'était rien d'autre que l'expression du corps traversé de sensations d'informations de valeurs de contraintes d'expériences, que je n'étais que matière et la pensée son émanation, que tout passait par là et y revenait que les mots n'étaient qu'une affaire de corps de ce corps". J'ai comme la sensation qu'il essaie de me dire autre chose, ces derniers temps, mais je n'en suis pas très sûr.
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lundi 8 décembre 2014

Il faut que l'un veille


Voilà,
ce soir en rentrant - je ne sais pas pourquoi (ou peut-être ne le sais-je que trop bien sans toutefois vouloir me le formuler) - je me suis rappelé de cette image conçue au début des années 80 et j'ai réalisé que je ne l'avais jusqu'à présent jamais mise en ligne. Elle me ressemble vraiment. Aujourd'hui encore, je la considère comme une sorte d'autoportrait. Il est possible d'ailleurs que je sois toujours plus ou moins à la même place à convoiter la sagesse de la pierre, impassible au bord du chemin.
En même temps je ne peux m'empêcher de l'associer à ce bref texte de Kafka qui continue de m'émouvoir : "Tout autour dorment les hommes. Une petite comédie, une innocente illusion qu'ils dorment dans des maisons, dans des lits solides, sous des toits solides, étendus ou blottis sur des matelas, dans des draps, sous des couvertures! Ils se sont en réalité rassemblés comme jadis et comme plus tard dans le désert, un camp en plein vent, un nombre incalculable d'hommes, une armée, un peuple sous un ciel froid, sur la terre froide ; des hommes que le sommeil avait jetés à terre à l'endroit même où ils se trouvaient, le front pressé sur le bras, le visage contre le sol, respirant tranquillement... Et toi, tu veilles, tu es un des veilleurs, tu aperçois le plus proche à la lueur de la torche que tu brandis du feu brûlant à tes pieds... Pourquoi veilles-tu ? Il faut que l'un veille, dit-on! Il en faut un!". Ce fut un temps heureux, celui ou nuit et jour, je baignais dans l'œuvre de Kafka

dimanche 7 décembre 2014

Transparence


Voilà,
c'est juste que la réalité parfois semble plus mystérieuse et surprenante dans un reflet inscrit sur la transparence d'une chaise. Après tout, comme l'écrivait Borgès : "Personne ne peut savoir si la réalité appartient au genre fantastique ou réel et si non plus il existe une différence entre vivre et rêver". Aussi est-il bon parfois de s'imaginer n'être que le songe d'un objet, fût-il en polycarbonate.

jeudi 4 décembre 2014

Au Grand Wazoo



Voilà,
cela fait 21 ans que Frank Zappa et son Grand Wazoo se sont envolés
même si ça ne tombe pas juste, une petite pensée quand même

mercredi 3 décembre 2014

Hantise


Voilà,
hébétée dans cette sorte de fourmilière, elle ne peut s'empêcher de songer, non sans effroi, à ceux qui, voyageant tout comme elle, furent un jour surpris par la violence de la déflagration et, sans même le réaliser, passèrent aussitôt de vie à trépas. Mais aussi : visions des corps déchiquetés, des peaux brûlées qui suppurent, des membres arrachés, du sang répandu, de ceux qui se tordent de douleur incapables de comprendre ce qui leur arrive. Les cris les hurlements, et dans une indescriptible panique certains cramponnés à leur smartphone essaient encore d'appeler quelqu'un. Et puis les corps inertes, casque audio encore fixé aux oreilles, le visage crispé, saisis dans l'horreur. Si souvent ils esquivaient la misère quand elle mendiait quelques pièces ou un ticket restaurant, espérant ainsi se protéger du monde en détournant le regard, eh bien le monde a fini par venir à leur rencontre. Oui c'est à cela que pense Chantal Dobričić, c'est ça qu'elle ne peut s'empêcher de projeter dans la morose torpeur du wagon. Car soudain, tout est devenu suspect. Une fraction de seconde, le reflet multiplié de l'homme debout lisant son journal a fait ressurgir la terreur ancienne, la vision du carnage, restée là, tapie, menaçante, planquée dans la mémoire depuis l'enfance et qui en fait jamais ne l'a quittée.

lundi 1 décembre 2014

Jeanne d'Arc is back in town


Voilà,
un jour, oui c'est un jour d'été à l'heure de la sieste, je me retrouve dans un rêve qui ça j'en suis certain n'est pas le mien mais celui de cette fille qui se prend pour la réincarnation de Jeanne d'Arc bien qu'elle ne soit plus vierge depuis longtemps, et de cela je suis certain à cause de son petit sourire qui en dit long sans vraiment le dire. Beaucoup plus vieux que je ne le suis maintenant et que je ne le serais peut-être jamais, tranquille peinard (etc...), je lis un journal sportif étranger dont je ne reconnais pas la langue mais où il est vaguement question d'un joueur de football albinos promis à un très grand avenir, un avant-centre je crois. "Julio, Julio" dit elle "tu n'entends pas". Je comprends que c'est à moi qu'elle s'adresse, mais je ne daigne pas relever la tête, car dans son rêve je suis affublé d'un chapeau ridicule qui me déplaît particulièrement et qu'en m'appelant Julio je vois très bien où elle veut en venir. Elle veut me faire chanter. "Les voix, les voix", dit-elle "tu ne les entends pas" ?"
- Bien sûr que je les entends
- Que disent elles ?
- Tu devrais te taire voilà ce qu'elles disent
Que je sois soudain si désagréable avec Jeanne d'Arc, n'a rien d'étonnant. Elle ressemble à une actrice très antipathique avec laquelle j'ai autrefois travaillé, et je ne supporte pas sa façon de répéter le début de ses phrases.
- oui tu devrais te taire parce que tu joues faux. Quand ils bêlent, tes moutons sont plus intéressants que toi quand tu parles.
Ça c'est envoyé. Il n'y a pas à dire, je suis vraiment très remonté.
"En tout cas" me répond-elle, "ce n'est pas ce que m'a dit St Michel. Ni Charles Péguy".
Là c'en est trop je la gifle pour qu'elle se réveille. Et tout à coup je m'aperçois qu'elle est morte depuis des années. 

samedi 29 novembre 2014

Formation


Voilà,
devant l'escalator qui la hausserait bientôt sur l'esplanade elle sentit l'angoisse la tenailler. Qu'allait-il se passer durant cette journée ? Elle appréhendait ce moment où elle se retrouverait dans une salle de réunion parmi des inconnus et peut-être aussi en compagnie de collègues qui sauraient tout de sa peur panique d'intervenir en public. Elle n'avait rien demandé. Son manager trouvait qu'elle manquait d'assurance et pour cette raison lui avait recommandé une formation. "Communication persuasive" était-il écrit sur sa convocation. Ce que redoutait le plus Nathalie Couston, c'était d'être filmée, de devoir se confronter à sa propre image en présence d'autres qui ne manqueraient pas de la juger. Elle se trouvait laide, ne supportait pas de se voir. Son mari lui répètait sans cesse qu'elle était coincée froide et sans imagination. Sans doute avait-il raison. Il la contraignait parfois à faire de ces choses qui la dégoûtaient et dont elle avait peine à imaginer que d'autres puissent y trouver du plaisir. À quoi bon tout ça songeait elle. Une journée grise et sans joie commençait. Une de plus. Elle se souvint de la fois où, en quatrième, elle avait séché tout un après-midi et de cette exaltante sensation de liberté qui l'avait alors accompagnée, mais aussi de la punition qui s'en était suivie et de la honte ensuite éprouvée. Une seconde, elle fut traversée par le souvenir vague et fugace d'un poème appris autrefois où il était question d'automne de mélancolie et de vent mauvais. Elle pressa le pas. Il ne fallait surtout pas qu'elle arrive en retard. Quelque chose d'autre s'insinua dans ses pensées. Avait elle correctement refermé la porte du congélateur ? (Linked with The weekend in black and white)

mercredi 26 novembre 2014

De sa fenêtre


Voilà,
de sa fenêtre en fin d'après-midi, Luiza Douradinha avait pu apercevoir le Cardinal, l'Évêque diocésain, son coadjuteur, ses auxiliaires, et puis aussi les prêtres les archiprêtres et tous les diacres, les curés, les nombreux séminaristes visités par leurs familles et bien sûr la foule des fidèles qui à la sortie de l'office s'étaient massés sur le parvis de la cathédrale avant de s'égayer dans les rues adjacentes. Ce samedi là n'était pas un jour comme les autres pour Luiza, non, vraiment pas un jour comme les autres. Toute la journée elle avait cherché son chapelet. Impossible de remettre la main dessus. Jamais auparavant il ne lui était arrivé de l'égarer. Depuis quelques temps la mémoire parfois lui faisait défaut. Et dans ces moments là, elle se demandait si le diable n'était pas en train de prendre possession d'elle.

lundi 24 novembre 2014

Angelot


Voilà,
je l'ai photographié, mais juste comme ça en passant, pour le souvenir. Sur l'instant c'était plutôt anecdotique, je ne me suis pas attardé plus que ça. Des entrées d'immeubles, ou des façades a priori étranges ou bien encore des détails qui, une fraction de seconde paraissent insolites et quelques jours plus tard se révèlent tout à fait dénués d'intérêt, j'en ai pris dans ma vie. C'était un angelot sur un pas de porte. Je le trouvais charmant, amusant, sans plus. Et puis de toute façon le cliché avait du être pris des milliers de fois sans doute. Mais j'ai quand même déclenché. Maintenant, plus je regarde cette photo, plus elle me trouble. Elle me touche aussi je crois. Peut-être parce que l'angelot est à la hauteur d'un regard d'enfant. Peut-être aussi parce que j'imagine qu'il joue  cet air de mandoline qui me relie par delà les années à un sourire et bien des moments de bonheur d'émerveillement et d'émotions intenses. Et puis sûrement parce que ce jour-là fut un jour paisible et heureux, que je n'oublierai pas. Oui ce jour-là, j'étais accordé au monde.( Linked with The weekend in black and white)

samedi 22 novembre 2014

Groove, je crois


Voilà,
je ne retrouve plus le sens, il ne vient plus à moi, les phrases ne tracent plus de chemin dans ma pensée. Du reste est-il vraiment pertinent de nommer ainsi ce que mon cerveau parvient tout juste à élaborer ? Parfois des choses écrites apparaissent sur les murs. Je n'arrive pas toujours à déchiffrer ce que je vois. Je crois lire "groove" mais cela pourrait aussi bien être "grogne". Je ne suis plus sûr de rien. L'idée cependant qu'un mot, un seul, puisse relier deux silhouettes sous une étoile solitaire suffit à me rassurer. Pour un temps du moins.

mercredi 19 novembre 2014

La Fin des Tristesses prudentes


Voilà,
"nous savons maintenant que les civilisations sont mortelles, que nous galopons vers des horizons d'apoplexie, vers les miracles du pire, vers l'âge d'or de l'effroi. Si l'histoire avait un but, notre sort à nous autres, qui n'avons rien accompli, comme il serait lamentable. Mais dans dans le non-sens généralisé, nous nous dressons, roulures inefficaces, canailles fières d'avoir eu raison. Nous voici maintenant à la fin des tristesses prudentes et des anomalies prévues. Plus d'un signe annonce l'hégémonie du délire" (E.M.Cioran) première publication 19/11/2014 à 12:06

lundi 17 novembre 2014

Se raconter des histoires


Voilà
"Je me raconte des histoires, dont une quantité infime seulement verra le jour sur du papier. Écrire est un travail harassant : choisir, combiner les mots pour qu'ils ne s'éventant ne pourrissent pas trop vite à la lecture! Tâche totalement disproportionnée à nos forces que l'on se demande comment des hommes lucides ont osé l'entreprendre. sans doute - je parle en mon nom - finissent-ils par se convaincre qu'ils aident ainsi à produire une réalité qui leur dispensera un peu de sa force en retour. Ma pensée file, et se vide, ignore toute contrainte, vire, plonge et se retourne avec l'exquise souplesse d'une loutre jouant dans l'eau. Nous avons tous du génie dans la position horizontale et les yeux clos." (René Hardellet) linked with the weekend in black and white

vendredi 14 novembre 2014

Creature from the black lagoon


Voilà,
autrefois dans ma jeunesse, j'imaginais que cela devait être bien une vie de canard à St James Park, au cœur de Londres. Je suppose aujourd'hui que, canard dans une des pièce d'eau de la fondation Gubelkian à Lisbonne doit être un sort encore plus enviable, en dépit de cette statue qui, dissimulée dans les roseaux, évoque la "Creature from the black lagoon" du film éponyme de Jack Arnold

samedi 8 novembre 2014

Anniversaires


Voilà,
aujourd'hui ma fille a eu treize ans. Je tiens ce blog depuis cinq ans jour pour jour. Je comprends de moins en moins bien le monde où je vis. Mon corps s'y fatigue de plus en plus vite et trop souvent. Je ne sais pas trop où j'en suis. Si j'ai encore quelques images à donner, qui me semblent valables, elles ne sont en rien nécessaires à d'autre que moi. Les mots ne se laissent pas prendre. Les idées fanent à peine écloses. Je persévère pourtant, absurdement. Parfois, comme l'écrivait Pessoa, je voudrais "n'être rien, être une figure de roman, sans vie, sans mort matérielle, une idée, une chose que rien ne rende utile ou laide, une ombre sur un sol irréel, un songe épouvanté". Je l'ai peut-être déjà été d'ailleurs, en d'autres temps, sur les scènes et les plateaux. À présent, Je me tiens entre deux mondes, en équilibre précaire, comme ces silhouettes aperçues il y a peu. Il y avait alors encore de la lumière. On va désormais vers des jours gris. Uniformes. Je n'aime plus trop l'hiver. Il me fait peur.

vendredi 7 novembre 2014

Les Danseurs


Voilà, 
c'était le premier jour - un samedi - l'après midi tirait à sa fin. On est arrivé jusqu'au miradouro de Santa Lucia un petit point de vue au-dessus du quartier de l'Alfama, et c'est là qu'on a aperçu tous ces danseurs sur une terrasse. Je me suis d'abord demandé, si c'était un bal, une fête quelconque. J'ai mis un certain temps à comprendre que l'on enregistrait un clip, parce que les musiciens jouaient en play-back et que c'était toujours la même chanson montée en boucle. Bien que brésilienne, CheiraBem chanté par Luzo Balao, sera toujours pour moi la chanson de Lisbonne. Nous sommes restés attablés, peut-être une demi-heure juste au dessus, histoire de se reposer, car on avait marché toute la journée et l'on s'était réveillés très tôt. Il y avait cette ritournelle, cette lumière étonnante, le Tage en contrebas, et cette sensation de temps suspendu qui efface la fatigue. Toutes les femmes, quoique portant des chaussures plates dansaient pourtant sur la pointe des pieds, comme si elles se tenaient sur des talons hauts. (linked with skywatch friday)

mardi 4 novembre 2014

La Première Colline


Voilà,
le ciel bleu 
un mur jaune où se découpe l'ombre d'un autre mur 
des fleurs en avalanche
la première colline escaladée

samedi 1 novembre 2014

Cirrus


Voilà,
On n'a jamais vu tomber les nuages. Au ciel ils sont très attachés.
Cirrus :  j'aime son évanescente légèreté, son caractère éphémère, sa presque inconsistance
le seul qui se dilue parfois dans le bleu
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jeudi 30 octobre 2014

Pas encore tout à fait revenu


Voilà,
elle va me manquer longtemps la douce quiétude de cette ville baignée de soleil où durant quelques jours il fut si bon de se perdre et, au gré du hasard, se laisser dériver de colline en colline. Toujours la promenade ramenait au fleuve. Il est probable que dans les semaines à venir j'aurais du mal à me détacher des images qui se sont déposées. Tout à coup Paris, en dépit du beau temps, me semble morne sale et triste. Et tellement uniforme. Pas vraiment envie d'être là. (Linked with The weekend in black and white)

mardi 28 octobre 2014

Travaux de Jeunesse


Voilà,
Trente ans après je trouve que finalement ces travaux de jeunesse n'étaient pas tout à fait dénués de qualité 
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samedi 25 octobre 2014

Un autre mois d'Octobre


Voilà,
il y a quelques jours, à cause d'un petit projet qui me travaille, j'ai repensé à ce vieux collage du début des années 80. Et à bien d'autres choses. Je n'y peux rien, les souvenirs, je ne vais pas les chercher. C''est à cause des associations d'idées suscitées par de petits événements. Ce passage à la cinémathèque la semaine dernière par exemple. Et certainement que cette vieille photo de groupe où je figure et qui a circulé récemment sur un réseau social, provoquant bien des commentaires y est aussi pour quelques chose. Regardant tous ces visages on est amené à faire un peu le bilan. M'est donc revenu en mémoire cet autre mois d'Octobre durant lequel j'ai passé une quinzaine de jours à Strasbourg pour y jouer au TNS le spectacle "Rêves de Kafka" mis en scène par P. Adrien. Il y eut pendant ce séjour trois disparitions notoires annoncées dans les journaux. Celle de Michaux le 18, - et Michaux, ce n'était pas rien pour moi, il a été mon auteur de chevet pendant ma jeunesse, son œuvre et son nom sont associés à des rencontres qui furent déterminantes dans ma vie professionnelle - : Ensuite il y a eu la disparition de Truffaut le 21 et celle de Pascale Ogier le 25. Trente années ont passé depuis et je ne me sens - du moins mentalement - pas si différent du jeune homme que j'étais alors, même si je n'écoute plus les mêmes disques. Pour ce séjour j'avais emprunté à Philippe le père d'Agnès, son walkman. Agnès était d'ailleurs venue me retrouver. J'écoutais alors en boucle l'album "Tonight" de David Bowie, mais c'est là-bas aussi que j'ai découvert la chanteuse Sade avec le tube "Smooth Operator" si bien qu'à la FNAC de Strasbourg j'avais acheté l'album "Diamond Life". Je me rappelle aussi avoir d'une part retrouvé Anne Scheffler venue depuis Nancy voir le spectacle et que nous avions ensuite fini dans une boîte qui s'appelait "Les Aviateurs" et d'autre part d'un dimanche après-midi où avec Enzo, Catherine Léon Joël et Patricia nous étions allés manger dans un restaurant dans la campagne alentour. il me reste de ce séjour le souvenir de longues promenades sans but par des matins brumeux le long des canaux. J'aimais alors photographier les dessins au pochoir disséminés sur les murs de la ville... Peut-être un jour en mettrai-je en ligne... Ce n'est pas sûr.... Il y a tant à voir et à montrer...
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vendredi 24 octobre 2014

A kind of King Lear


Voilà,
il me faisait plutôt penser à une sorte de Roi Lear dont la démence eût été peuplée de pigeons qu'au doux St François qui, dit-on, parlait aux oiseaux. Cette complicité avec tous ces rats volants sur lesquels il semblait régner dégageait tant de plumes et de poussière que j'en conçus une vague frayeur. Un instant je craignis la contagion de quelque virus aviaire. Ou de sa folie peut-être.

mercredi 22 octobre 2014

Partir


Voilà,
partir paisible comme on migre vers un autre rêve
sans attente ni regret
mais avec beaucoup d'amour tenant dans un petit bagage
(shared with tagtuesday)

mardi 21 octobre 2014

D'ombre et de pierre


Voilà,
d'ombre et de pierre un songe sans retour où je me suis oublié
j'étais lumière j'étais poussière et tout ce qui tousse entre deux néants
un instant mes pas n'ont plus trouvé leur chemin
vacillante mémoire rends moi le nom qui se refuse le visage qui déjà s'efface

samedi 18 octobre 2014

Selfie


Voilà,
Il y a des jours où je ne peux me voir que comme ça
mal foutu clown bancal de traviole
ce n'est pas quelque chose de nouveau
car c'est un très vieux dessin
(si l'on peut appeler ça un dessin)
mais bon c'est toujours aussi ressemblant
allez !
ça finira bien par s'arranger
par passer
tout passe n'est ce pas
(Shared with friday face off )

mercredi 15 octobre 2014

À chaque fois comme un tour de manège


Voilà
que sans raison particulière, la pensée décide de se saisir de ce cadre, de cet angle de vue. Des centaines de fois auparavant le regard a effleuré cette vision mais sans pour autant songer à s'y attarder. Mais à cet instant, c'est peut-être l'image d'un monde sans grand horizon ni guère de promesse qui se révèle soudain en haut de l'escalator. Pendant qu'il me haussait vers la sortie, je songeais au bonheur que c'était, enfant, d'emprunter celui des Nouvelles Galeries Bordelaises. À chaque fois comme un nouveau tour de manège. 

mardi 14 octobre 2014

L'Éblouissement


Voilà
Juste cet étrange moment dans la lumière du matin
un léger vertige un soudain éblouissement 
une fugitive sensation d'irréalité
à quelques secondes près j'aurais aussi bien pu ne pas y être
 

dimanche 12 octobre 2014

Passage du Cochon


Voilà,
celle-là, pas du tout d'actualité mais je m'en fous, je l'ai prise il y a plus de deux ans à Paris, rue Beaubourg, lors du nouvel an chinois. C'est curieux elle m'intrigue et continue de me charmer en dépit de son imperfection. Elle a ce caractère fugitif et familièrement étrange d'une image de rêve. 

jeudi 9 octobre 2014

Kangourous


Voilà
comment c'est arrivé. C'était mon seul jour de libre de la semaine. J'étais en avance pour mon rendez-vous chez l'ostéopathe. Je me suis donc promené sur la dalle. Cette fois ci, (est-ce parce que je n'étais pas venu depuis longtemps ?) cet endroit au cœur du quinzième arrondissement m'a soudain paru bizarre. Architecture urbaine des années soixante-dix. Grands immeubles. Espaces verts qui n'en sont pas vraiment. Végétation assez pauvre. Tout semble plutôt artificiel. Et puis il y a eu ça : cette déconcertante association, entre le lampadaire et ces peluches derrière la vitre. J'avais en poche ce livre de Simenon où il est beaucoup question de fenêtres et dont il ne me restait plus que quelques pages à lire. La résolution de l'histoire me paraissait incertaine. Je crois que pour une raison qui m'échappe je la redoutais. J'ai essayé d'imaginer à quoi ressemblait l'enfant qui vivait dans cette chambre. J'ai déclenché. première publication 9/10/2014 à 00:10

mardi 7 octobre 2014

S'adapter

 
Voilà,

"on s'adapte vois-tu à ce temps qui se truque

on naît avec le cœur dessiné au minium

comme les durs de durs se pointillent la nuque

pour annoncer la cible et pour jouer l'homme"

 

samedi 4 octobre 2014

64, Rue de Clignancourt


Voilà,
c'est la devanture de "The Lords of Barbès", rue de Clignancourt. Je l'ai prise il y a quelques semaines. Elle me plaît beaucoup. Après un rendez-vous dans le coin, comme il faisait beau et que j'avais du temps, j'en ai profité pour musarder un peu dans ce quartier où je venais souvent il y a quelques années. J'étais vaguement étourdi à cause des médicaments et sujet à une solide crise d'aquabonisme. Un peu dans l'humeur de la chanson qui me trotte en tête depuis la fin des vacances. Je ne sais pas si tout cela tenait à l'affligeant spectacle offert par nos dirigeants et la classe politique de ce pays, ou à d'autres tourments plus intimes, mais une envie de grand large avant qu'il ne soit trop tard,  de paysages et d'horizons nouveau m'a une fois de plus saisi... (Linked with weekend reflections)

mercredi 1 octobre 2014

Dormir pour oublier (16)

Voilà,
il y a juste ce petit détail, ce mot inscrit tout en haut de l'image et ce gisant en dessous camouflé enfoui dans son duvet, enfoncé dans le sommeil qui est comme une répétition générale de la mort. "Les clés du temps, du corps de l'espace de l'altérité, tout ce qui fait qu'un homme tient debout, ces clés ont été perdues, si jamais elles ont été possédées" (Xavier Emmanuelli)

mardi 30 septembre 2014

Une pensée pour Jean-Jacques Pauvert


Voilà,
Jean-Jacques Pauvert est mort le 27 septembre dernier à l'âge de 88 ans. Quand il en avait 19, il rédigea un manifeste dans lequel il clamait "Nous n'avons pas le respect des cadavres. Nous voulons vivre. Est-ce si difficile ? Le monde sera bientôt aux mains des polices secrètes et des directeurs de conscience. Tout sera engagé. Tout servira. Mais nous ? nous ne voulons servir à rien." Il n'a pas servi à rien. Ce fut un grand éditeur qui fit beaucoup pour la diffusion de la littérature érotique, des œuvres du Marquis de Sade en particulier mais aussi beaucoup d'autres, bravant la censure au risque de nombreux procès. Mais son intérêt ne s'arrêtait pas là, c'est lui qui le premier a édité "La désobéissance civile" de Henry-David Thoreau en France, mais aussi ce merveilleux livre de Jean Carrière "L'épervier de Maheux", et sorti de l'oubli Darien, Raymond Roussel, Oskar Panizza, René de Solier, autant d'auteurs rares et singuliers. Je me souviens aussi que dans les bacs des libraires du quartier latin on trouvait les livres de sa collection "Libertés" avec leur couverture couleur kraft et leur titres en gros caractères noirs. Tant d'ouvrages publiés parmi lesquels beaucoup ont agrémenté et enrichi ma jeunesse. J'avoue qu'à l'époque il m'est arrivé d'en voler quelques uns.

dimanche 28 septembre 2014

Le Poème de Saramago


Voilà,
il y a ce poème de Saramago qui résonne étrangement
"Je découpe mon ombre sur le mur
je lui donne vie chaleur et mouvement,
deux couches de couleur et de souffrance,
Ce qu'il faut de faim, le son, la soif.

Je reste de côté à la voir répéter
Les gestes et les mots qui sont moi
Figure dédoublée et mélange
De vérité vêtue de mensonge

Sur la vie des autres se projette
Ce jeu à deux dimensions
Où rien ne se prouve par des raisons
Tel un arc bandé sans la flèche.

Une autre vie viendra qui m'absoudra
De la demi humanité qui perdure
Dans cette ombre privée d'épaisseur,
Dans l'épaisseur sans forme qui la résoudra"

jeudi 25 septembre 2014

Envie d'espace


Voilà,
parfois j'aimerais faire comme Laura ou comme Bill qui photographient si bien la nature, ou comme Gracie qui envoie des photos de sa ville et de la campagne alentour. J'ai fouillé dans les boîtes et retrouvé de vieux négatifs. Ce paysage de Corse qui m'avait sidéré. C'était en 1986. Revenant de Rome, j'avais embarqué à Livourne dans un ferry à destination de Bastia. Je m'étais installé quelques jours dans un hôtel et avais loué un scooter pour me promener sur les routes. Le jour où j'ai pris cette photo je me souviens que, devant ce panorama, un papillon s'est posé sur mon sac à dos. Je me suis beaucoup baladé cet été là. Châteaudouble avec Nathalie et Steph, puis Prague dans une voiture qui avait traversé l'Ukraine après la catastrophe de Tchernobyl, Rome chez Gabriella puis la Corse et ensuite la vallée des merveilles à la frontière franco-italienne, et de nouveau Chateaudouble, le dernier été autant d'endroits dont on a appris plus tard qu'ils avaient été très irradiés. Cela dit avec toutes les explosions nucléaires qu'il y a eu depuis que je suis né j'ai eu de toute façon ma dose, et je ne suis pas le seul. Pour ce qui est du temps présent je suis fatigué des paysages urbains et de cette ville devenue déprimante à force d'être mon seul horizon. J'ai envie de grand air, d'espace....

mardi 23 septembre 2014

Après-midi lecture


Voilà,
un nouveau Frédéric Pajak, J'ai vu ça en passant devant ma librairie, et j'ai craqué. Cet auteur que j'ai découvert il y a quatre ans, est devenu depuis une sorte de compagnon. Du coup au lieu de travailler, j'ai passé l'après-midi à bouquiner. J'ai beau vouloir arrêter d'acheter des livres à cause du manque de place, ceux là, en plus d'être pertinents, poétiques, subtils et émouvants sont aussi des beaux livres. J'espère que plus tard ma fille les lira. Les dessins qu'il réalise lui-même, et ce rapport qu'il établit avec ses textes, sa façon de mêler sa biographie à celle des auteurs qu'il évoque, son aptitude à être à la fois didactique et sensible, tout cela me touche particulièrement. À chaque fois j'apprends plein de choses. C'est un regard vraiment singulier sur la littérature, sur les auteurs qu'il aime. C'est donc le troisième tome de la série "Le manifeste incertain" qui achève un cycle biographique sur Walter Benjamin et en inaugure un autre consacré à Ezra Pound. 

lundi 22 septembre 2014

Le Belvédère de Châteaudouble


Voilà,
je me suis aperçu que si je parle parfois de Châteaudouble, je n'en ai en fait jamais donné une vue d'ensemble. Ici on ne voit que la partie qu'on appelle le belvédère. Celle photo a été prise dans le courant des années soixante-dix une fin d'après midi alors que la brume gagnait les gorges en contrebas, vraisemblablement depuis le cimetière ou la tour sarrazine qui surplombent le village. On y aperçoit distinctement  une partie de la maison de Philippe et Dominique avec les deux fenêtres rectangulaires tout en haut qui sont celles du grenier que j'ai évoqué dans un autre billet. C'est la barrière de ce belvédère qu'enjambait Cigaloux dont j'ai parlé il y a longtemps lorsque je le vis la première fois en train de faire le pitre. De cet endroit on ne voit pas la merveilleuse maison de Gérard qui se trouve quasiment à la verticale de l'endroit où a été pris ce cliché. Il faut pour cela redescendre. 

 

C'est à cela que ressemblait la maison de Gérard lorsqu'il en fit l'acquisition. Au fil des ans il la transforma, ajoutant au bâtiment d'origine une dépendance bâtie au flanc du rocher. L'intérieur y est merveilleux. C'est une des maisons les plus étonnantes qu'il m'ait été donné de visiter, peuplée d'objets ramenés de différents voyages. Il existe même une pièce simplement constituée d'un matelas dont la fenêtre donne directement sur le vide. Les trois ouvertures que l'on aperçoit sur la photo dissimulent une terrasse couverte où sont disposées d'immenses jarres en terre cuite. Celles-ci sont plus grandes que les ouvertures. Elles y ont été d'abord posées puis les murs et le toit ont ensuite été construits...

vendredi 19 septembre 2014

Objets


Voilà,
toutes ces choses auxquelles je ne prête qu'une attention distraite... qui encombrent la bibliothèque, empêchent d'accéder aux livres qu'on n'ouvre plus désormais que très rarement. Dessins inachevés, carte d'invitation pour des goûters d'enfants, photo d'identité (c'était quand déjà ?) qui traîne... Pourtant, ce galet dessiné, une part de moi y a fait sa demeure. Et ces dessins de ma fille au dessus, me sont tout aussi précieux. Je tiens à ces objets, à ces traces. Leur présence me rassure. Fétiches, dieux tutélaires, je ne sais, ils me relient à une période qui fut pour moi bien étrange. Ensemble, ainsi rassemblés ils composent quelque chose qui me ressemble assez fidèlement et constitue une sorte de portrait. Pourtant un jour j'en serai séparé. Ils me survivront un moment et par la suite peut-être finiront éparpillés ou jetés faute de place ou de sens pour qui, de les avoir un temps recueillis, s'en sera trouvé fort encombré.

mercredi 17 septembre 2014

Un temps à ne pas travailler


Voilà,
le ciel était si beau si doux ce matin, un temps à musarder. J'ai pensé à ce vieux refrain de Claude Bolling, chanté par Les parisiennes, ce vieux refrain de l'enfance et du temps des jupes plissées. Le soir au retour dans le métro, où l'on annonce en anglais, en allemand en japonais et en chinois, qu'il y a des pickpockets, mais seulement en allemand en anglais et en japonais qu'il faut faire attention à la marche en descendant, les chinois peuvent bien se casser la gueule on s'en fout, dans le métro donc, il y avait ces deux filles connectées au même smartphone écoutant au casque la même musique. L'une l'utilisait aussi pour jouer à un jeu, pendant que l'autre réalisait des montages photos sur sa tablette.

mardi 16 septembre 2014

Saletés et Moisissures


Voilà,
"j'ai franchi le portail en pensant que le grand Léonard avait raison quand il disait que les tâches de moisissure sont parfois plus riches en enseignement que les œuvres d'un grand maître." Cette phrase de Sigismund Krzyzanovsky, me semble correspondre à la sensation que je peux souvent éprouver au gré de mes errances, et plus encore à ce que j'ai ressenti au sortir de la prison Sainte-Anne d'Avignon après l'exposition "La disparition des lucioles". Non que les œuvres présentées y fussent de mauvaise qualité - bien au contraire - mais, souvent la puissance du lieu, son histoire, ce qui suintait de ces murs sales, où subsistaient encore les traces de tous ceux qui y avaient été incarcérés, les rendaient presque anecdotiques. Dans le confinement et la crasse de ces cellules, la présence des fantômes plus prégnante, plus dense excédait souvent celle des œuvres exposées.


samedi 13 septembre 2014

Encore un lapin


Voilà, 
je sais que c'est Jean-Pierre Léaud, je ne pense pas que ce soit dans un film de Truffaut, plutôt Godard, vraisemblablement "Masculin/Féminin" qui demande "tu connais la différence entre la blennoragie et la myxomatose ?" la myxomatose est une maladie de lapin la blennoragie une maladie de la pine. C'est sûr je ne suis pas très inspiré et, quant à la tenue de ce blog, assez désinvolte ces temps derniers, mais bon, j'ai malgré tout encore quelques souvenirs n'est-ce-pas - des souvenirs ou plutôt des réminiscences ?- et puis enfin je suis quand même parvenu à la légender ma photo...
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mercredi 10 septembre 2014

The end of reflection (Splash!!!)


Voilà,
je l'avais dit que c'était une histoire à suivre.
Comme pour Roland Barthes qui - parce qu'il réfléchissait probablement en traversant une rue - s'est fait renverser par une camionnette de blanchisseur, la vie d'un pigeon qui pense trop est non seulement semée d'embûches mais aussi peuplée de dangers. Dommage pigeon! Tu ne connaîtras pas le monde nouveau. RadioPigeon la radio qui roucoule ne t'a pas prévenu ? Dans ce monde nouveau, tel est le sort réservé à ceux qui perdent leur temps à gamberger. 

mardi 9 septembre 2014

Reflected buildings with a pigeon reflecting on existence


Voilà
ce qu'avait entendu dire le pigeon un jour sur les antennes de RadioPigeon "Il se se passe des choses formidables dans notre société, parce qu'on est dans un moment de refondation. Mais ce qui manque ce sont des intellectuels pour repenser la société qui vient. La démocratie est un ensemble d'expériences de vie qu'on devrait mettre au jour, mais au lieu de ça c'est la défiance qui s'exprime. On est dans une crise institutionnelle, car la constitution ne protège plus les citoyens contre les gouvernants, ni ne permet la communication entre la société et l'État. Il faut changer de paradigme comme au XVIII ème siècle où l'on est passé du mot sujet au mot citoyen". Tout ça semblait très pertinent mais comment faire s'interrogeait le pigeon qui toutefois n'était pas sûr d'avoir vraiment bien tout comprendu. La suite au prochain numéro.

dimanche 7 septembre 2014

Se faire cirer les pompes


Voilà,
je sais il y aura toujours une sinistre buse pour m'objecter qu'il n'y a pas de sot métier, qu'en période de crise, même payés en dessous du Smic, les jeunes tout autant que les vieux ne peuvent se permettre de refuser des petits jobs, et que les activités de service sont nécessaires et créent du lien, n'empêche, il y a des visions qui ont quelque chose d'obscène. La tronche confite (que bien évidemment je m'oblige à flouter) de ce brillant connard si fier dans son petit costume qui fait cirer ses pompes par cette jeune femme, ainsi que le panneau d'affichage derrière avec son slogan à la con présentant cette offre comme une attraction supplémentaire du CNIT de la Défense en disent long sur le cynisme la bêtise et l'arrogance qui prévalent de nos jours dans le monde des affaires.
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vendredi 5 septembre 2014

Évolution


Voilà,
3,2 millions d'années séparent ces deux silhouettes. Peu de choses somme toute au regard des 185 millions d'années passées sur terre par les dinosaures. Mais la rencontre entre la jeune visiteuse et la représentation de Lucy l'australopithèque me touche et me perturbe. La conscience le langage l'élaboration symbolique, la volonté de transformer le monde - qui sont paraît-il, avec - entre autres je résume quand même un peu - la cruauté et le besoin de s'inventer des dieux, ce qui distingue l'Homme des autres espèces - en quoi étaient-ils donc si nécessaires à la Nature ? On peut quand même bien se poser la question, non ? Et quel avenir y a-t-il pour une forme d'intelligence aux pulsions devenues si destructrices tant à l'encontre de ses semblables que de son milieu naturel ? Cette silhouette des aubes de l'humanité rappelle aussi qu'en ces temps l'espérance de vie était si faible que la terre n'était peuplée que d'enfants et de ce qu'on appelle aujourd'hui des adolescents... Nos ancêtres qui ont fabriqué des outils en silex, chassé des bêtes sauvages et laissé leurs empreintes sur les parois des cavernes avaient donc l'âge de ceux qui aujourd'hui demeurent vautrés devant la télévision ou leurs consoles de jeux en se goinfrant de coca et de corn flakes... Bon, eh bien je crois que pour ce soir, j'ai donné mon maximum.

mardi 2 septembre 2014

Musée Soulages


Voilà,
cet été je n'aurais pas visité le musée Soulages à Rodez
comme je l'avais un temps projeté.
Mais bon il m'arrivera encore souvent de penser à lui au hasard des rues, ou dans les supermarchés
enfin chaque fois que je verrais du noir travaillé par la lumière

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