Voilà,
pour faire simple, je n'aime pas le monde tel que je le vois d'ici ni la réalité telle qu'elle se présente sous ces latitudes. Je ne le fais pas exprès. J'aurais grandi dans la région de Perth ou vit Gracie, ou bien non loin de la Columbia River comme Bill et Laura j'aurais sûrement un point de vue différent sur la question, ou du moins je m'en accommoderais différemment. Et si j'avais vécu à Haïti dans les Balkans en Afrique en Palestine ou en Syrie, mon point de vue serait sans doute autrement pire, ou peut-être n'aurais-je même pas l'occasion d'en avoir. Je suis tout à fait conscient que pour certains il y a quelque chose d'indécent à lire ce que j'écris parce que ailleurs, 'il y a de plus grandes détresses, que le confort européen est souvent très envié, et que d'une certaine façon j'appartiens à une époque et une géolocalisation relativement préservées. Mais bon, j'ai commencé très tôt par voir des horreurs, j'ai passé mon enfance dans des casernes, j'ai côtoyé la connerie, j'ai sans doute en partie, été contaminé, je ne suis pas sûr que cela m'ait vraiment immunisé mais, en dépit des belles rencontres que j'ai pu faire et dont j'ai souvent parlé dans ce blog, cela m'a permis de comprendre assez vite que, comme le disait St François de Sales "où il y a de l'homme il y a de l'hommerie", et ça, cela n'a pas vraiment contribué à faire de moi un optimiste. Ou alors comme dans la blague... C'est à cela que je songeais avant que cette scène ne m'apparaisse.








