vendredi 20 février 2015

Rétrospective Jeff Koons


Voilà,
je ne peux pas dire que j'ai vraiment visité la rétrospective Jeff Koons. Je m'y suis plutôt promené, je l'ai parcourue. C'était un début de soirée, en semaine, il y avait beaucoup moins de monde que je le craignais. J'y ai déambulé comme dans une galerie marchande, ou comme on s'attarde devant les vitrines des Galeries Lafayette ou du Bon Marché au moment de Noël. D'ailleurs peut-être n'est-ce pas tout à fait le fruit du hasard si cette expo a été inaugurée avant les fêtes de fin d'année. Ce n'était pas désagréable plutôt distrayant. L'ensemble est assez kitsch avec ses sculptures colorées représentant des icônes de la société de consommation américaines, ou des reproductions géantes de ces objets que l'on gagne dans les fêtes foraines. Ou encore avec ces objets gonflables plutôt mous durcis dans l'acier. L'artiste assez malin sans doute, s'amuse du paradoxe et de la prévisible interprétation freudienne qu'on peut en faire. Il a retenu les leçons de Duchamp et de Warhol.
Comme nombre de ses œuvres sont constituées de surfaces réfléchissantes que le public est autorisé à photographier, la plupart d'entre elles se révèlent ainsi à chaque fois comme une pièce unique qui n'existe qu'au regard de celui qui l'a enregistrée. Non seulement ce qui s'y reflète est toujours différent (les spectateurs ne sont jamais les mêmes) mais en plus l'observateur figure presque toujours sur la surface qu'il photographie conférant ainsi à l'œuvre capturée le statut de selfie qui est le comble de la contemporanéïté. C'est ça surtout qui m'a saisi (et que j'ai saisi) : le nombre incroyable de gens photographiant les "œuvres".


Sinon j'y ai appris qu'il avait étudié avec Ed Paschke. j'ai découvert ce peintre de Chicago, à la fin des années 70 au cours de mes pérégrinations adolescentes entre la rue Mazarine la rue de Seine et la rue Dauphine. Il était exposé à la galerie Darthea Speyer sise près du café "La Palette" rue des Beaux-Arts. Je me rappelle en particulier de grands toiles en noir et gris. Je reparlerai un jour de ces déambulations...

2 commentaires:

  1. La plongée enivrante de l'enfant dans la boule de Noël toute polie, le reflet rassurant d'un monde indolore, sans odeur, qui passe bien dans la tablette.

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  2. Buena exposición, tengo interés por ver alguna
    muestra de sus trabajos en que tenga ocasión.

    Un saludo, Ángel











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