lundi 2 mars 2015

Foudroiement


Voilà,
Un après-midi au cœur de l'été, apercevant ces arbres fantomatiques, de vieilles terreurs ressurgissent. Ce qui tout à coup, sans qu'on s'y soit préparé réduit une existence à néant. L'infarctus, l'accident vasculaire cérébral, la faute d'inattention qui dans la rue ou sur la route vous fait passer immédiatement de vie à trépas, l'agression inexpliquée, l'attentat aveugle et meurtrier qui saccage tout, sans distinction, le train qui déraille sur une voie mal entretenue, l'opération bénigne qui tourne mal, la nouvelle effroyable qui vous plonge dans le malheur et le chagrin (la liste n'est pas exhaustive bien sûr, mais là j'ai un peu la flemme d'en rajouter car en peu de mots ça fait déjà beaucoup). Et puis un souvenir de lecture aussi : ces pages traumatisantes dans "Ostinato" acheté et lu à Annecy début 1997. Louis-René des Forêts y évoque la tragique disparition de sa fille frappée par la foudre. L'incrédulité qui s'en était alors suivie devant ces pages si pudiques et émouvantes. Et aussi l'accablement qui m'avait alors accompagné se prolongeant plusieurs jours durant. Bon si je n'ai jamais pris d'antidépresseurs de ma vie c'est parce que ça rend tout mou paraît-il

2 commentaires:

  1. Even when they are dead, trees can be beautiful!

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  2. Décapitation nette, mais vu son hauteur pas surprenant, bonsoir de Mons en Belgique

    http://louisette.eklablog.com/

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