Voilà,
j'aimerais ne pas avoir à m'attarder sur cela. Mais cela me choque à chaque fois. Je ne connais pas l'histoire qui a conduit à cette détresse. Simplement on est au cœur de l'été, rue Percier. Dans un quartier riche et désert en ce début du mois d'Août, où à trois rues de là je viens de voir de jeunes adultes traquer des Pokémon avec leurs portables, cette solitude absolue me dévaste. Les souffrances qui ont conduit à cet état des choses, à ce renoncement, cet abandon, cette démission, je ne peux que les imaginer. Mais je vois toute cette misère se répandre sur les trottoirs, et je ne parviens pas être indifférent. Ces personnes n'ont désormais plus d'autre refuge que le sommeil. C'est si long de mourir parfois, si difficile. Cette femme autrefois, elle aussi fut petite fille.




























