samedi 4 juin 2016

Sur la beauté encore.


Voilà,
J'essaie. Je fais des efforts. On m'a si souvent reproché mon pessimisme. De voir les choses en noir. C'est pour cela que j'ai recopié ce poème de Kenneth White, hier. D'ailleurs j'y crois d'une certaine façon. Sinon je ne photographierais pas si souvent des choses banales, presqu'insignifiantes. Mais il est inexact que la beauté soit partout. Il est certes possible de la trouver en des lieux inattendus. Mais pas partout. Dans ce camp de réfugiés dressé à la hâte, alors que Paris n'a pas connu de telles pluies en mai depuis que les relevés météorologiques existent, il n'y a pas de beauté. De la misère, de la saleté, de la puanteur oui. Pas de la beauté.


Quand ton œil croise par hasard dans un quartier relativement confortable, une affichette comme celle-ci  tu ne songes pas non plus à la beauté. Tu réalises que ton proche environnement se dégrade de plus en plus vite. Que l'Europe s'effondre. Que tu vis une époque historique majeure. Où les pauvres meurent de plus en plus souvent dans les rues, ici à Paris au début du 21ème siècle. Où les flics tapent avec une sauvagerie sans pareille sur des jeunes des vieux des enfants. Où des dirigeants corrompus veulent gouverner contre la volonté des peuples. Où la peur infuse partout. Où des fanatiques de tout poils veulent imposer leur loi. Et en dépit de tout cela, tu continues de croire en la Beauté

3 commentaires:

  1. Le tue parole e le tue fotografie sono una testimonianza importante di questi nostri tempi difficili.
    Un applauso !
    Marco

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  2. Ces images, tes mots ne sont ni beaux ni laids; ils parlent juste d'une réalité affreusement scandaleuse et triste.
    Ce sont la honte et la révolte qui m'envahissent...

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