samedi 16 mai 2026

En passant par la rue Crémieux

 

Voilà,
située dans le 12ᵉ arrondissement, à proximité de la gare de Lyon, la Rue Crémieux est considérée comme l’une des rues les plus pittoresques et insolites de Paris. Longue d’environ 144 mètres et totalement pavée elle contraste totalement avec l’architecture haussmannienne classique de la capitale. Ses façades colorées, ses volets pastel et son ambiance de “village” en font aujourd’hui un lieu très apprécié des photographes et des visiteurs. Entièrement piétonne depuis 1993 elle est bordée de petites maisons mitoyennes de deux étages aux couleurs vives : rose, bleu ciel, vert d’eau, jaune pâle ou lavande. Certaines façades sont décorées de fresques ou de trompe-l’œil, ce qui renforce son charme atypique. L’atmosphère y demeure calme et résidentielle malgré sa grande popularité touristique. 
Créée en 1865 par le promoteur et homme d’affaires Moïse Polydore Millaud, elle portait initialement le nom d’Avenue Millaud. Construite sur le modèle des cités ouvrières du dix-neuvième siècle elle  proposait des logements modestes mais confortables. Les 35 pavillons construits avaient tous une architecture similaire et comprenaient plusieurs pièces réparties sur trois niveaux. En 1897, l’avenue devint rue Crémieux en hommage à l'avocat et homme politique français célèbre notamment par le décret de 1870 portant son nom qui accorda la nationalité française aux Juifs d’Algérie. La rue a également été marquée par la grande crue de la Seine de 1910. Visible au numéro 8 une plaque rappelle que l’eau est montée jusqu’à 1,75 mètre à cet endroit. Depuis les années 2010, extrêmement populaire grâce à Instagram et aux réseaux sociaux, cette ancienne rue discrète est devenue l’un des lieux photographiques les plus connus de Paris. 
J'y suis passé par hasard, en me rendant à pied de la place de la Bastille à la Cinémathèque et par chance il n'y avait pas grand monde. J'en ai profité pour photographier cette entrée avec ses oiseaux peints et aussi ces fausses fenêtres.
 
 
Cela contraste avec la toile monumentale — et malheureusement avec son gigantesque et très laid panneau publicitaire — qui recouvre la façade de la gare de Lyon.
 
 
 
Sur le parvis se trouve aussi une statue représentant un travailleur chinois en hommage aux chinois qui furent déportés de leur pays — pour la plupart de la province du Shandong — entre Août 2016 et Février 2018 pour contribuer à l'effort de guerre au côté des armées françaises et britanniques. 40 000 furent placé sous l'autorité française à l'arrièrte du front ou dans des usines. 3000 parmi eux choisirent de rester en France et constituèrent la première communauté chinoise qui s'installa non loin de la gare, rue de Chalon. Le père de l'ami Roger Wen aujourd'hui disparu comptait parmi eux.

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