Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
samedi 24 août 2024
Choses lues et nouvelles du monde
vendredi 12 février 2016
Économie de la Catastrophe
vendredi 17 janvier 2020
Comme si de rien n'était
Confronté au ravage de son écosystème, le pays, premier exportateur de charbon, ne modifie en rien le cours de sa production. Business as usual. On est à la fois dans le déni, l'impuissance, due en particulier à une absence totale d'investissement dans la prévision du risque, et à l'aveuglement résumé par cette remarque de Proust "les faits ne pénètrent pas le monde de nos croyances". Autrement dit, plusieurs milliers d’animaux sauvages meurent, des espèces disparaissent à tout jamais parce qu'elles ne vivent que dans certains écosystèmes de l'Australie, et que se passe-t-il ? le coût de ce désastre n'est évalué qu’à partir des pertes liées au tourisme. On ne compte que les pertes du bétail et pas celles des animaux sauvages. Un gouvernement qui comptabilise en ces termes fait forcément fausse route.
Si on ce trompe dans la manière dont on évalue une situation, on se trompe évidemment dans les solutions qu'on va y apporter. C'est le diagnostic qui suggère le remède.
Il faut prendre la mesure de ce qui s'est passé. Les incendies Australiens se sont avérés si puissants qu’ils ont généré leur propre microclimat, leur propres orages, foudre, vents violents qui créent de nouveaux incendies. L’incendie a créé de nouveaux incendies. C'est ce que les pompiers appellent un impossible opérationnel.
Comme pour Fukushima (mais qui s'émeut, qui pense à Fukushima aujourd'hui, à part ses victimes collatérales et ceux qui tentent de circonscrire ses ravages) une fois de plus l’Humanité a vu un pays pourtant riche, incapable de faire face à une catastrophe qui va se répéter en raison des choix économiques des cent dernières années. Pire encore, elle a pu constater l'indifférence des dirigeants de ce pays face à la situation avec un premier ministre parti se bronzer à Hawaï qui n'est revenu que sous la pression de l'Opinion publique.
On a bien évidemment vu alors se multiplier, pour conjurer désespoir, le beau hashtag "pray for Australia", et les foules s'en remettre à une hypothétique puissance divine pour corriger les conséquences des choix économiques et politiques. Mais plutôt que de prier n'aurait il pas mieux valu écouter les scientifiques qui disent depuis des années que les feux de brousse sont aggravée par le réchauffement climatique lui même causé par les émissions de CO2 liées aux activités humaines ?
Si on les avait écoutés, l’Australie n’aurait pas augmenté ses émissions de cO2 de 46% depuis les années 90. Le vice-premier ministre a balayé cet argument avec morgue et mépris en déclarant que ceux qui faisaient le lien entre incendies et réchauffement climatique étaient des tarés de centre ville.
Tous ces gouvernants détruisent leur propre pays pour répondre aux exigences des oligarchies financières et servir les intérêts des groupes industriels soutenus par la presse de Murdoch. Et peu importent les "angry summers"
Quoiqu'il en soit ils ne savent pas réparer (comme à Fukushima).
Aujourd'hui les chameaux demain les humains.
C'est évident c'est comme ça que ça se passera.
C'est déjà la même logique qui est à l'œuvre en Méditerrannée avec les migrants qui fuient la misère.
On ne les tue pas encore, on les laisse juste se noyer.
Combien de temps ce déni va-t-il durer ? Le coût est trop grand. On voudrait croire que ce coût pourrait bouleverser nos prétentions de toute puissance et nous rendre humble face à la nature.
Est ce que la croyance tes hommes dans l'ingéniosité la créativité le développement technologique pour faire face au dérèglement climatique s'effondre au regard des piètres résultats qui sont obtenus ? Non pas du tout.
La mentalité générale, est de penser qu'à un moment la situation sera tellement critique, qu'une prise de conscience s'opèrera. Mais on est déjà au seuil critique. Cependant comme on peut encore aller au restaurant, prendre l'avion, se chauffer, que nos habitudes ne sont pas encore bouleversées, que la catastrophe est toujours pour l'autre, on continue de procrastiner. Sauf évidemment, ceux qui ont tout perdu.
Ceux qui détiennent aujourd'hui le pouvoir pour défendre leurs intérêts et qui sont incapables de trouver des solutions au présent, ne lâcheront rien et s'accrocheront à leurs prébendes. Les pays riches érigent des murs pour refouler au loin les cohortes de miséreux. Et dans leurs frontières, ils s'efforcent de mater toute contestation. Ils maintiennent une partie des populations dans un servage consumériste, dressant les classes moyennes contre les plus pauvres (celui qui gagne un million dit à celui qui gagne mille, que tous les problèmes sont dûs à ceux qui gagnent cent et ça marche). Mais bon, à quoi sert il de ressasser tout ça, cela fait si longtemps que l'on sait... Peut-être y-a-t-il un tropisme destructeur et suicidaire inhérent à la nature humaine... (Linked with weekend reflection)
mercredi 27 juillet 2022
Un mois de juillet sur la terre
Voilà,
Le nord-est de l’Inde, une région isolée, a été frappé par de fortes précipitations, qui ont causé des glissements de terrain et des inondations ces dernières semaines. Deux jours après que l'un d'entre eux ait emporté un camp de construction ferroviaire dans l’Etat du Manipur, le bilan ne cesse de s’alourdir. Le gouvernement local et l’armée ont annoncé samedi 2 juillet que vingt-cinq personnes avaient été tuées dans la catastrophe, et que près de quarante autres étaient toujours disparues. Il est à noter qu'au début de l’année, au moins dix personnes ont péri dans de telles catastrophes naturelles à la suite de pluies d’une violence inhabituelle dans plusieurs parties de l’Inde.
Un énorme bloc s'est détaché, le dimanche 3 Juillet du glacier de la Marmolada dans les alpes du nord de l'Italie faisant au moins six morts et huit blessés. Selon le rapports GIEC sur l'évolution du du climat paru en mars dernier, la fonte des glaces et des neiges est l'une des dix menaces majeures causées par le dérèglement climatique, perturbant les écosystèmes et menaçant certaines infrastructures
Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a tenté de bloquer un étiquetage contre la malbouffe au Mexique, affirme l’organisation non gouvernementale suisse Public Eye Dans un rapport publié vendredi 1er juillet. Elle lève le voile, copies d’échanges de courriels à l’appui, sur le lobbying mené, fin 2019, par le fleuron helvétique dans un pays où sept Mexicains sur dix sont en surpoids ou obèses.
Des milliers d’habitants de Sydney ont été appelés, lundi 4 juillet 2022 à évacuer leurs foyers, au troisième jour de pluies torrentielles, les rivières en crue ayant submergé des pans entiers de terrain et des torrents d’eau s’étant échappés du principal barrage de la plus grande métropole d’Australie.
En Italie toujours très peu d'eau depuis Noël. Un désastre pour le grenier à blé, à maïs et à riz de l'Italie. Le Pô semble à bout de souffle, même lorsque l’on s’enfonce dans le delta, plus à l’est, en direction de l’embouchure, où pourtant le vert des champs est encore de rigueur. Mais l’aspect est trompeur, car, depuis plusieurs années, un mal inquiétant ronge les terres à bas bruit, particulièrement amplifié en cette année de sécheresse : celui du « biseau salé », une remontée de la mer Adriatique dans le lit du Pô, qui a pour conséquence l’invasion des sols par de l’eau saumâtre, sous l’effet des marées. En ce début juillet, ce « biseau » est remonté plus de 30 kilomètres dans les terres, un triste record. Durant le mois de juin, le débit du fleuve est passé sous les 200 mètres cubes par seconde. Il était de plus de 320 mètres cubes par seconde en 2006, lors de la dernière sécheresse. En s’approchant de l’embouchure, il suffit de jeter un bâton dans l’eau pour prendre la mesure de cette anomalie, celle d’un fleuve dont le courant a été inversé. La mer semble avoir pris possession du grand fleuve fatigué, et c’est tout un écosystème qui est menacé par le sel."
Le 10 juillet Reuters annonce qu’un feu de forêt hors de contrôle depuis trois jours dans le parc national de Yosemite, dans l’est de la Californie, menace désormais ses séquoias géants. Les pompiers préparent le « Grizzly Giant », l’arbre le plus spectaculaire du parc américain, à l’approche des flammes en l’arrosant. Et tous les autres feux dont je n'ai pas eu connaissance qui rugissent en ce moment même ravageant le peu de végétation que nous avons laissée à la terre... Que dire de l'impact sur le bilan carbone causé par toutes ces fumées dans un premier temps, et la destruction de la végétation ensuite ? Et je ne parle pas des animaux
C’était en 2020 en Australie. Des méga-feux ravageaient l’équivalent de la surface du Danemark provoquant des nuages "cracheurs de feu". Aujourd’hui, c’est l’Europe du sud qui est dévorée par les flammes. En France, en Gironde, plus de 20 000 hectares de forêts ont brûlé. La situation n’est toujours pas résolue alors que les pompiers affrontent ces incendies depuis le 12 juillet. A la fin de ce mois si les feux sont enfin fixés, ils ne sont toujours pas éteints
En seulement 8 ans, en France, les principaux opérateurs publics nationaux dont la mission est l’adaptation au changement climatique ont quasiment tous subi des réductions d’effectifs. -20 % pour Météo France, -16% pour les Agences de l’eau, -12 % pour l’Institut national de l’information géographique et forestière… Or, selon l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) aujourd’hui la France n’est pas assez bien armée pour s’adapter aux canicules, incendies, inondations. Il faudrait que l’État investisse au moins 2,3 milliards d’euros par an pour rattraper son retard. Manque d’avions, failles matérielles à répétition, mauvaises conditions de travail… La capacité à lutter contre les futurs incendies est loin d’être assurée, alertent les pilotes de bombardiers d’eau.
Le 26 Juillet on entend dire que des dizaines d’incendies ravagent la Grèce. L’un fait rage sur l’île de Lesbos, un autre dans le parc national de Dadiá, un « poumon vert » qui abrite les derniers vautours moines des Balkans.
Ce même jour les ministres de l’Énergie des 27 États membres de l’Union européenne se sont engagés à réduire leur consommation de gaz de 15 % au cours des huit prochains mois, lors d’une réunion extraordinaire, mardi 26 juillet. Un mécanisme d’alerte est également prévu. S’il est enclenché, cet objectif de réduction de la demande en gaz deviendra obligatoire. Cette décision est intervenue quelques heures après l’annonce d’une nouvelle réduction des livraisons de gaz russe à l’Europe par Gazprom. Après cet été funeste on nous promet un hiver pénible.
Jamais un mois de Juillet n'a été aussi sec sur l'ensemble du territoire français depuis les relevés météos.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur le Qatar au cœur de la saison sèche causant des inondations et de multiples dégâts
Ainsi va le monde on cherche des bonnes nouvelles, significatives qui donneraient des motifs d’espérer. Je songe à cette photo de Roland Penrose prise en 1937 à Mougins, où l'on voit Eluard, Nusch sa femme, Adrienne Fidelin, Man Ray, Lee Miller, pique-niquer paisibles, dans la plus grande décontraction. Il y a déjà la guerre civile en Espagne, la contagion ne va pas tarder à gagner l'Europe, ils doivent bien s'en douter. Mais ils s'efforcent d'être un peu futiles quand même. Est-ce plus facile pour eux parce qu'ils sont moins informés que nous ne le sommes ? Peu importe au fond... Mais impossible de ne pas y penser par les temps qui courent. D'ailleurs moi aussi je me livre à quelque futilités. Je baguenaude sur les quais et dans les parcs, je prends quelques photos. Un certain air de Count Basie chanté par les double-six, trotte dans ma tête et semble de circonstance. Juillet à Paris cette année c'est ça aussi, je veux dire, cette photo de bord de Seine. Tout semble si normal en apparence. Je voudrais bien y croire. Mais je n'ai pas l'esprit tranquille. La douleur pour le monde, ce que l'allemand nomme Weltschmerz, ne me quitte pas. Et j'aimerais ressentir cette étreinte rassurante, que le gallois appelle Cwtch que l'on pourrait traduire par "un câlin qui crée un endroit sûr".
shared with Paris in July - wednesday around the world - my corner of the world - pictorial tuesday
samedi 14 mars 2020
Life can be perfect
mon forsythia a commencé à fleurir le 12 Mars, jours de l'annonce en France des consignes de confinement au motif de ce fameux coronavirus (covid-19 de son petit nom) qui a acquis son statut officiel de pandémie. Donc nous voilà au mieux, réduits à 30 jours de cocooning intensif. C'est certes forcément plus pénible dans les villes que dans les campagnes, mais ce n'est pas non plus le siège de Sarajevo ou d'Alep, ni le Yémen. Pour le moment c'est juste, redoublée par la conscience de notre soudaine vulnérabilité, l'angoisse éprouvée devant ce que nous sommes incapable de rationaliser.
Les premières victimes de cette crise, autant que les malades, vont être les travailleurs précaires, les petits entrepreneurs, les indépendants, les commerçants et non les grandes entreprises qui ne payent pas d'impôts ni leurs actionnaires qui seront juste un peu moins riches.
Au moins prenons nous conscience de la fragilité du système neolibéral qui régit nos échanges économiques et sociaux. L'injustice qui est au principe même de ce système va en apparaître que plus flagrante. Mais ne nous leurrons pas, les riches, les possédants ne lâcheront rien. Ce sont d'abord, les pauvres qui vont mourir, pas forcément de la maladie, mais de ses effets collatéraux car tout cela provoquera encore plus d’exclusion, de chômage et de détresse.
Nous vivons dans un monde de capitalisme financier où les banques et les fonds d’investissement et de pension font la loi tant que ça rapporte (et sinon exigent des deniers publics pour les sauver), où les Bourses dominent l’économie, où les multinationales ont joué la mise en concurrence de pays qui se mettent, sous leur influence, au dumping social, écologique et fiscal. Un monde et des nations où la dérégulation est devenue la norme, dans le champ de la finance en vertu d'accords dits de libre-échange et de libre investissement qui attribuent de tels pouvoirs aux multinationales que ces dernières peuvent modifier les règles du jeu aux dépens des États.
Dans ce contexte de la mondialisation financière néolibérale, "le coronavirus joue le rôle d’une simple allumette capable de mettre feu à tout un immeuble parce que ce dernier est construit avec des matériaux hautement inflammables, parce que les conduites de gaz sont percées, parce qu’il n’y a pas d’alarme incendie ni de services de pompiers. Bien d’autres allumettes auraient pu et peuvent encore mener à une possible récession liée à un krach boursier" comme le fait remarquer Jean Galdrey dans le quotidien "Reporterre"
Au moins ce virus a-t-il une vertu : celle de nous donner une idée du chaos auquel nous devons nous préparer et qui ne manquera pas, si l'on en croit le diagramme du club de Rome, de survenir désormais à très brève échéance avec plus d'amplitude encore, en raison des désordres sociétaux à venir, combinés au changement climatique global. D'ailleurs ne serait-il pas plus judicieux de considérer cette pandémie comme une première phase du désastre écologique qui nous guette, d'y voir une des premières manifestations de ce fameux effondrement dont on parle tant depuis quelques années. Autant penser d'ores et déjà la catastrophe globale au présent même si, soit dit en passant, de nombreux peuples la vivent depuis longtemps.
En attendant, dans notre vie quotidienne, des choses que l'on croyait immuables sont remises en question. Le cycle des compétitions sportives par exemple. Celui des festivals de musique, de théâtre. Les musées ferment. Les lieux de culte aussi. Les monuments sont interdits à la visite. Tous ces rituels supposés unir des foules dans une même ferveur, une même communion sont annulés. Ainsi cette année, la place Saint-Pierre au Vatican sera probablement déserte à Pâques.
Bien sûr en Europe, il y a quelques incohérences. Les britanniques mus par quelques vieil instinct tribal ou insulaire n'annulent pas le match de Rugby opposant cet après-midi l'Écosse au Pays de Galles. En football Liverpool a accueilli récemment l'équipe de l'Atletico de Madrid et ses supporters. Mal lui en a pris, elle a perdu. Pourvu que la ville n'y ait pas gagné trop de contaminations. En France on maintient les élections municipales (il faut dire que le discours du président sur l'épidémie tenait aussi lieu de discours électoral, le cynisme n'a pas de borne). Les belges par contre ont convenu de fermer les bars et les commerces. Les Espagnols aussi. Sans doute qu'on fera de même d'ici peu. On ferme les frontières à l'intérieur de l'Europe. On chasse les miséreux qui se pressent à nos frontières. Chaque jour apporte son lot de nouvelles alarmistes. Il semblerait que nous vivions une période historique.
On en profitera dans un premier temps pour lire les livres qu'on se promet de lire depuis longtemps, pour regarder des vidéos, écouter du jazz et de la musique classique, découvrir des trucs qu'on ne connaît pas, pour faire du ménage aussi, jeter des vieux papiers, trier des photos, planter des fleurettes, explorer les paysages intérieurs, réparer, rapiécer, bricoler dans la mesure de ses moyens. En essayant de ne tomber malade en aucune façon.
PS. Finalement, in extremis, le match de Rugby a été reporté.
(Linked with weekend reflections
mardi 17 juin 2025
Les baleines pissent
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Mustn't panic ⸮
mardi 21 août 2018
C'est le monde qui sent la merde ou c'est juste dans mon nez ?
Pourtant tout cela était prévisible depuis des années, des esprits éclairés avaient donné l'alerte concernant les rapports entre l'économie et la pollution par exemple. Quoiqu'il en soit les scénarios optimistes du futur prévus il y a une dizaine d'années semblent déjà obsolètes et absurdes. Aujourd'hui on a des visions plus sombres.
Et puis, symptomatique, le dramatique écroulement du pont de Gênes, alerte les pouvoirs publics sur la vétusté de nos infrastructures. Tout à coup on ne parle plus que de ça dans les journaux (qui évitent cependant d'évoquer l'état lamentable des installations nucléaires qui elles aussi sont en béton). La grande presse commence à établir un lien entre capitalisme et dégradation environnementale et fait semblant de découvrir que le capitalisme génère de la catastrophe et s'en nourrit. Mais on ne le dit pas encore trop fort
D'ailleurs au passage une chose amusante et paradoxale : un des livres phares, dans mes cours de sciences économiques s'appelait "Les cinq étapes de la croissance économique" de W.W Rostow. Cinquante ans après j'ai vu qu'un récent ouvrage s'intitulait les Cinq stades de l'Effondrement.
Et puis sinon pour finir un truc trouvé sur le net.
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