Un blog écrit en français, avec des photos des collages des dessins, des créations digitales, des récits de rêves, des chroniques des microfictions et encore bien d'autres bizarreries... A blog written in french with photos, collages, drawings, digital paintings, dream stories, chronicles, microfictions and a few other oddities. ISSN 2402-7375
mardi 9 juin 2026
Simples passagers
dimanche 7 juin 2026
La tête ailleurs
jeudi 4 juin 2026
Qu'il est vieux ce monde
mercredi 3 juin 2026
Petite nature
mardi 2 juin 2026
Mais il y a toujours quelque chose qui m'échappe (23)
ça me revient : ce prof de musique alors que j’étais en troisième qui nous avait fait écouter "Pacific 231" d’Arthur Honneger. De façon générale il voulait nous prouver que le rock que nous aimions, ou la musique pop, n'était pas si novateurs que cela. Il acceptait de diffuser en classe un morceau de notre choix, mais c'était pour aussitôt essayer de nous convaincre qu'il y avait plus de train chez Honneger que dans "big railroad blues" du Dead, plus d'audace chez Pierre Henry que chez Pink Floyd. Il avait certainement raison, mais sa tactique n'était pas très convaincante
ça me revient : quand j’étais enfant alors que j’habitais à Chalons sur Marne, être allé voir avec mes géniteurs, le château de Godefroy de Bouillon près de Sedan
ça me revient : Proust écrivait dans la Recherche du Temps perdu : "Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi étroites, aussi insaisissables que celles que l’imagination avait formées et la réalité détruites".
ça me revient : l'époque où Joe Allen était le seul restaurant américain de Paris, qu'il n'y avait pas encore de Mac Do en France, et que le Harry's bar était l'un des rares bar de nuit fréquentable avec le "rosebud" où l'on pouvait rencontrer des yankees pur jus
ça me revient : avoir visité l’exposition sur les papiers collés de Matisse en étant fort contrarié, parce que juste avant de m'y rendre j'avais après avoir reçu de la part d’une amie un mail avec une pièce jointe qu’elle trouvait intéressante et qui n'était autre qu'une communication de l’ELNET un lobby pro-israélien critiquant la position du gouvernement français par rapport à la guerre déclarée à l'Iran par Israël et les Etats-Unis
samedi 30 mai 2026
Edgar Morin et l'inattendu
vendredi 29 mai 2026
Vieille traction
jeudi 28 mai 2026
Komorebi
mardi 26 mai 2026
Jazz
dimanche 24 mai 2026
Le courage des Ukrainiens 🇺🇦
samedi 23 mai 2026
Quand mon cerveau découvrait le monde
mardi 19 mai 2026
Les souvenirs et la couleur
lundi 18 mai 2026
Le grand Café
Tout ébloui par les lumières du boul’vard
Bien installé devant la grande table
Vous avez bu, quelle soif indomptable
De beaux visages fardés vous disaient bonsoir
Et la caissière se levait pour mieux vous voir
Vous étiez beau vous étiez bien coiffé
Vous avez fait beaucoup d’effet
Beaucoup d’effet au Grand Café
Comme on croyait que vous étiez voyageur
Vous avez dit des histoires d’un ton blagueur
Bien installé devant la grande table
On écoutait cet homme intarissable
Tous les garçons jonglaient avec Paris-Soir
Et la caissière pleurait au fond d’son tiroir
Elle vous aimait, elle les aurait griffés
Tous ces gueulards, ces assoiffés
Ces assoiffés du Grand Café
Par terre on avait mis d’la sciure de bois
Pour qu’les cracheurs crachassent comme il se doit
Bien installé devant la grande table
Vous invitiez des Ducs, des Connétables
Quand il fallut payer l'addition
Cette phrase-là produit un gros effet
On confisqua tous vos effets
Vous étiez fait au Grand Café
Depuis ce jour, depuis bientôt soixante ans
C’est vous l’chasseur, c’est vous l’commis de restaurant
Vous essuyez toujours la grande table
C’est pour payer cette soirée lamentable
Ah, vous eussiez mieux fait de rester ailleurs
Que d’entrer dans ce café plein d’manilleurs
Vous étiez beau, le temps vous a défait
Les mites commencent à vous bouffer
Au Grand Café, au Grand Café.
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samedi 16 mai 2026
En passant par la rue Crémieux
mercredi 13 mai 2026
Noctambule
dimanche 10 mai 2026
Rue des Périchaux
samedi 9 mai 2026
Papillon
Voilà,
Papillon voltige
Dans un monde
Sans espoir.
Kobayashi Issa
shared with floral friday garden affair - saturday critters -
mercredi 6 mai 2026
Pas trop tard
je m’approche du bout je suis bien moins gaillard
qu’autrefois un peu bancal et ne vois plus bien
pour le yoga me dit-on ce n’est pas trop tard
shared with friday face off
lundi 4 mai 2026
Assomption du tardigrade
dimanche 3 mai 2026
Gardienne de rue
dimanche 26 avril 2026
Une Fresque imposante
mardi 21 avril 2026
Stade de France
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