Voilà,
le japonais a le mot Komorebi pour évoquer non seulement le doux chatoiement de la lumière qui filtre à travers les feuilles des arbres, mais encore l’éphémère beauté des motifs ainsi créés. Dans l'esthétique japonaise, ce n'est pas seulement un moment visuel, mais aussi une expérience du temps, de la nature et de la présence, car le komorebi n'est jamais le même deux fois. Il reflète une sensibilité à la l'impermanence et une profonde conscience du temps qui passe.
Ces derniers jours, cette expérience est altérée par une chaleur parfois suffocante. La canicule inédite qui s'est abattue sur nos régions frappe par son intensité, avec des températures
supérieures à 35 °C, par sa précocité, par sa durée (une dizaine de jours) mais aussi par
son étendue régionale : il touche toute l’Europe de l’Ouest, dont
le Royaume-Uni et l’Irlande. Selon Christophe Cassou, climatologue au CNRS, il s'agit d’un événement sans précédent, dans le millénaire passé, ayant la probabilité d’une chance sur 1 000 de survenir à cette période de l’année, si l'on s'en réfère aux données couvrant la période de 1979-2025.
Dans un entretien au journal "Le Monde" il admet que le changement climatique entraîne
des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces.
En outre, toutes ont été
favorisées ou amplifiées par le carbone accumulé dans l’atmosphère. Désormais, la question n’est plus de savoir si, en France, l’on va dépasser les 50 °C, mais quand cela adviendra.
Magali Reghezza-Zitt a une formule extrêmement percutante pour illustrer la situation climatique actuelle : "Nous vivons certainement une des années les plus froides du reste de notre vie "
Ainsi vont les choses dans le meilleur des mondes possibles.
Reading that we are living through one of the coldest years of the rest of our lives is a deeply jarring reality check, especially as these intense heatwaves arrive earlier and earlier every season. It is heartbreaking that such a poetic appreciation for nature is being overshadowed by a climate that is shifting faster than our infrastructure can keep up with. That one-in-a-thousand probability statistic really drives home the fact that our normal is completely gone.
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