vendredi 18 avril 2014

Rustres et malpolis


Voilà,
je commence sérieusement à en avoir ras-le-bol qu'on me dise que je ressemble à Pierre Desproges. D'abord ça m'angoisse, parce qu'à chaque fois je pense qu'il faudrait que je fasse un check-up. Ensuite je trouve que je suis quand même plus beau que lui. Ouais quand même. En plus je lui en veux d'avoir, il y a longtemps, (à l'époque des "letraset" et des "rhodoïds") refusé la proposition d'illustration que j'avais faite et qui convenait aux Éditions du Seuil et d'avoir choisi à la place une photo stupide où il mangeait sa cravate en même temps que sa soupe. Enfin, on m'aura tout de même versé la moitié de mes honoraires pour ce premier volume de la collection Point virgule dont j'aurais pu signer la couverture. Je trouvais que c'était du bon travail (je l'ai d'ailleurs refilé plus tard pour une affiche de spectacle) et de sa part une vraie faute de goût. C'était néanmoins et incontestablement un grand artiste. Son interview avec Françoise Sagan reste inoubliable (mais la générosité de Sagan y est pour beaucoup) et son sketch avec Dominique Valadié et Tonie Marshall sur les poulpistes me réjouit toujours autant. Peut-être qu'un jour on fera un biopic sur lui et que j'aurais la possibilité de faire des essais. Sinon, à part ça, Garcia Marquez est mort, et c'est quand même plus important. J'ai découvert "Cent ans de solitude" l'été 1996, sur la recommandation de Margarita Mladenova et Ivan Dobtchev avec qui je venais de travailler et je me souviens de la sensation éprouvée (c'était sur la plage de Biscarrosse) lorsque survient cette très longue phrase de deux pages vers le milieu du roman...

4 commentaires:

  1. ah ouais quand même ! t'es bien plus beau toi !!!
    et je me demande si tu n'es pas plus drôle aussi ...

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    1. tu es indulgente mais tu as de bonnes intuitions :-)

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  2. Pour des raisons évidentes je ne me prononcerai pas sur le degré de beauté!....., par contre j'espère que tu as lu "L'amour aux temps du choléra".

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  3. Moi, je n'y suis pour rien. 1) Pour la beauté : nous sommes restés tous deux et par ma faute vertueux et virtuels - mais cette procrastination devra avoir une fin, et le jour venu mon jugement ne pourra être qu'impartial. 2) Je me rappelle t'avoir accusé un jour de manquer d'humour, ce qui m'a attiré une violente réaction de toi sus-dit et je me mords encore les doigts de ma bêtise. 3) Je m'accuse de n'avoir bizarrement jamais fini Cent ans de solitude que j'adore absolument - tu sais, il y a des livres, des grands, avec lesquels on fait comme ça. Mais les Funérailles de la grande mémé, oui. 4) Enfin, bombons-nous, j'ai fait aussi bien que Desproges avec "Neige en novembre, Noël en décembre" : dans mon blog quelque part. Tu vas me faire concrétiser une idée qui me trotte. Viens voir chez moi bientôt. Amitié.

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