dimanche 9 septembre 2012

Sillages encore


     

Voilà
hier matin les nuages au-dessus de Paris étaient uniquement dus aux sillages laissés par les avions. Des empreintes de voyages en quelque sorte. Les traces toujours recommencées du vieux rêve d'Icare devenu réalité se dissipaient, générant ces contours de plus en plus imprécis, cet effet vaporeux ce léger sfumato si cher à Vinci. Ainsi donc, en ce siècle où l'Homme s'obstine à apposer sa signature partout où il le peut, le ciel même se réduit à une forme d'artifice. Et dans cette fugitive beauté il y avait le rappel à la fois effrayant et vertigineux de la première des anomalies atmosphériques suscitées par l'homme, celle d'un nuage en forme de champignon. Intensément alors j'ai désiré être ailleurs, une île peut-être, à moins qu'il ne se fut agi d'un temps autre où demeurer dans l'énigmatique félicité d'une existence paisible et suspendue à quelque chose qui la déborderait infiniment.

(...)

Sans doute étais-je aussi traversé hier par un grand désir de géométrie et d'abstraction, puisque dans la soirée, en un lieu où je passe tout de même assez régulièrement, j'ai pour la première fois remarqué ce détail qui a retenu mon attention, et l'envie bien sûr m'est venue de réaliser une image néo-constructiviste.

samedi 8 septembre 2012

Dérive


Voilà
... perspectives floues et enchâssées... Bizarre sensation que la pensée n'appréhende plus rien. Fugitives mais sans consistance passent les idées. Comme de lointains et légers nuages disséminés dans le ciel. Se forment aussitôt se défont disparaissent dans l'azur. Un peu étourdi, le corps, entre hébétude et sidération, se déplace mais avec des manières de spectre déjà et c'est un long chemin. On bouge encore, donc on bouge. Espace poreux ici n'est plus vraiment là. De l'hésitation on a fait sa demeure. On se cherche un pays qui ne soit ombre ni fumée ni rumeur. Le même geste dix fois refait, on s'interroge une fraction de seconde sur sa propre présence mais aussitôt s'évanouit la question. Et c'est une brume qui enveloppe et happe tout à la fois. Impression de mollement chavirer de glisser puis tomber dans un trou de mémoire. A quoi voulait on se prendre déjà ? La réalité vieux lacet qui se dénoue. Tout épuise. Effarement. Tantôt ça semble s'éloigner, tantôt se brouille et s'éparpille. Plus rien que souffle tremblement passage en d'infimes et vertigineux néants. Entre les éléments du monde - de plus en plus saugrenus d'ailleurs - et le passé le lien vieux chanvre usé s'effiloche. Friable et trompeuse apparence. S'effrite à mesure que l'on croit s’incruster dans les interstices du temps. Alors faire avec. Ou plutôt sans. Suivre le peu d’intuition qui subsiste. Écouter le corps et les sens. Tenir. S'agripper. Mais quoi ? Tout se derobe. Champ dévasté. Lande étrangère. Zone. Rebut. Ban. Confusion. Bas bruit. Bouche bée. Savate. Gouffremot. Mouche cousue.

vendredi 7 septembre 2012

Saturation


Voilà
depuis quelques mois j'ai tendance à saturer les couleurs de mes photos afin de les rendre plus denses et plus rugueuses au regard. Deutéranopie et protanopie en sont peut-être la cause, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit j'ai besoin de contraste, de relief. Ça ne peut pas être autrement. Du moins, ces temps-ci. Mes paysages quotidiens me semblent tellement ternes. Je me rappelle ce saisissement la première fois où j'ai vu la lumière de la Méditerranée. Vision soudain acérée comme le tranchant d'un silex. Lumière qui peut étourdir aveugler et faire d'un homme ordinaire égaré sur une plage un meurtrier. (linked with monday murals)

jeudi 6 septembre 2012

Sommeil déchiré


Voilà
  sur le chemin ténébreux où il dédale à grand peine
dressées comme des potences 
se découpent soudain les oppressantes silhouettes 
d'une horde de questions demeurées sans réponse
 

mardi 4 septembre 2012

Vie de château

Château de Neuville à Gambais

Voilà
hier juste pour un jour dans la peau d'un autre la vie de château

lundi 3 septembre 2012

Rentrée, la bonne blague

Graffiti, Paris 2012
Voilà
donc c'est la rentrée. Finie la "trêve estivale" (car tout se passe en France comme si l'actualité dépendait des vacances des journalistes). La radio nous le dit à chaque fois en Septembre. Cela va être encore plus difficile que l'année dernière. Quel scoop ! A part ça, ce matin au réveil, je me suis aperçu du terrible pouvoir de certains suicidés. Ceux qui partent sans explication. Sur un coup de tête. Pas forcément lucides. Qui laissent démunis face aux questions leurs proches peu à peu hantés par la vague culpabilité de ne pas avoir envisagé la possibilité d'un tel geste. Ils en viennent à se reprocher leur manque de vigilance, et se torturent secrètement de ne pas avoir été là ce jour où il y avait une raison précise à ce fatal égarement. Enfin je parle de quelqu'un que j'ai peu fréquenté. Que j'ai rencontré toujours un peu ivre. Mais l'alcool en société lui faisait une facade de rire. Sans doute avait il le désespoir chevillé au corps. Deux vernissages, un repas, une rencontre un jour que je passais à la galerie, pas plus. Deux mois qu'il est parti. Juste avant l'été. Je ne rentrerai pas dans les détails cette histoire ne m'appartient pas. Mais cette disparition m'a néanmoins choqué. Fréquemment, sur le net, je vois des traces de lui. C'est la vie moderne. Sa sœur fait son deuil sur un réseau social. Pour soulager sa douleur elle partage des poèmes, des citations, des photos de famille, des pensées qui la traversent, et aussi des travaux de son frère. Je la comprends. Et cet homme que je connaissais peu devient presque familier. Au point qu'il m'arrive parfois d'y songer la journée ou la nuit d'en rêver. Comme disait Matthieu Galey "le mort tire le rideau, le suicidé claque la porte"

dimanche 2 septembre 2012

Heroes

Paris, Gay Pride Juin 2012

Voilà 
Batman et Wonder woman croisés en Juin 2012. 
Je me demande s'ils avaient coutume de passer leurs vacances ensemble.
Et si oui, où ?
J'aimerais bien savoir ce qu'ils sont devenus
première  publication 2/9/2012 à 15:23

samedi 1 septembre 2012

Déjà Septembre donc



Voilà,
hier c'était "blue moon" c'est à dire la deuxième pleine lune du mois. cela se reproduit tous les deux ans et demie. Que serais je devenu d'ici là ? Sinon l'été tire à sa fin. Plus que quelques semaines encore pour déguster la délicieuse tomate zebra découverte l'année dernière et dont le goût citronné me réjouit tant. Sinon, j'ai aussi trouvé ceci qui permet de songer encore aux saveurs de l'été : "Dans la composition de la salade niçoise jugée authentique par le cercle de la Capelina d'Or, figurent tomates œufs durs anchois salés, thon, cébettes (sorte d'oignons) olives noires de Nice, et Basilic. En saison, à ce plat, il convient aussi d'ajouter, févettes et artichauts violets crus, cœur de céleri et du petit poivron vert allongé. Mais surtout au préalable, on frotte la plat avec une gousse d'ail. L'assaisonnement se compose essentiellement d'huile d'olive et de sel (le poivre et quelques gouttes de vinaigre sont tolérés. les puristes ne mettent pas de salade mais acceptent la mesclun." Bon c'est l'heure d'aller au marché.

jeudi 30 août 2012

Un Cadavre


Voilà,
c'est étrange tout de même ces éloges posthumes ces larmes versées sur la dépouille encore chaude de Jean-Luc Delarue. Pourtant parmi les pleureuses d'aujourd'hui, beaucoup dans le marigot audiovisuel se sont en un temps pas si lointain, secrètement réjouis de sa chute. Vivant, il ne me semblait pas respectable. En quoi le serait il plus aujourd'hui ? La mort de fait délivre-t-elle un visa pour la rédemption ? La souffrance atroce qui a vraisemblablement du accompagner les derniers mois de sa maladie confère-t-elle soudainement une grandeur qui manquait au vivant ? A moins - c'est peut-être une information qui m'a échappé - qu'en reversant par exemple le montant de ses droits à quelque œuvre de bienfaisance, cette étoile médiatique à l'allure de gendre modèle qui dépensait des fortunes pour sa coke (mais c'était de la bonne) se soit vers la fin de sa vie racheté (j'emploie ce mot à dessein car aujourd'hui tout se marchande) une conduite, une conscience. Donc ce type a prospéré dans l'exhibition obscène de la misère humaine avec son casting d'accidentés de la vie, suscitant auprès du public de ses talk-shows dont il était à la fois producteur et présentateur, une compassion cheap assaisonnée de bons sentiments qui faisaient aussi les bons audimats. Et maintenant le voilà devenu un bienfaiteur un moraliste un Socrate moderne qui aurait accouché les âmes de ses invités pour les purger de leurs turpitudes, alors qu'il n'était en fait qu'un vulgaire pornographe de la pensée, pervers et manipulateur. Avec des histoires présentées comme des informations il a fait son beurre en flattant les plus bas instincts et transformant le téléspectateur crédule et aliéné en voyeur d'un répugnant divertissement où l'illusion d'une possibilité d'expression (ça se discute") ou de liberté ("C'est mon choix") lui semblaient offertes. Et c'est un des principaux agents de cette imposture que, maintenant qu'il n'est plus de ce monde, l'on considère dans la presse, sur les écrans avec une commisération complice. Je suis plutôt ordinairement un gentil garçon ami des fleurs et des nuages, mais là très peu pour moi. Je trouve ça vraiment gerbant. Je laisse ça à d'autres pigeons. 

mercredi 29 août 2012

Se changer en nuée


Voilà
cela suffit, cette forme projetée. D'où vient-elle peu m'importe. Pour un moment me suffit. Ombre lumière sur le mur. Pourquoi autre chose, pourquoi autre part. Tous les voyages tous les ailleurs ramassés dans une fugitive apparition. Saisir l'image. Se fondre s'abandonner dans la contemplation de ces irisations. S'y fondre s'y retirer s'y oublier comme autrefois quand on était toute chose que le corps pouvait voir entendre sentir ou respirer. Quand on ne faisait qu'un avec le monde, absent à l'idée même de menace. Quand on était la feuille frémissante sous le vent, le souffle d'air frais, le chant des grillons, le nuage qui se dissipe le parfum soudain évanoui. Quand c'était là le seul langage pour un temps encore affranchi de la tyrannie du sens et de l'obscène nécessité des mots. Mon mantra dans ma rétine, puisse un état sans mesure à présent me changer en nuée.

mardi 28 août 2012

Fétiche (une petite sculpture de Gérard Tiry)


Voilà
une petite sculpture en céramique modelée et émaillée par Gérard Tiry, l'oncle d'Agnès, et donc le frère de Philippe. Voyant l'intérêt que je lui portais, il me l'a offerte un jour (je ne sais plus si c'est en 86 la dernière fois que je suis venu en vacances à Châteaudouble. ou en 92, lorsque j'ai passé quelques jours avec Delphine et Didier qui s'y étaient installés). J'y tiens beaucoup parce que c'est la seule chose que je possède de Gérard, avec son livre aussi "Approche de l'événement", et celui qu'il a écrit sur Châteaudouble avec une dédicace, bien à l'abri dans ma bibliothèque de chevet, ainsi que quelques photos, les dernières étant celles de cette escapade dans le Mercantour en 86. Gérard est une des personnes les plus étonnantes que j'ai rencontrées, un des esprits les plus curieux, libre d'attaches, assoiffé de connaissances, voyageur, bâtisseur essayiste potier deltaplaniste navigateur... Sa maison du belvédère à Châteaudouble est à elle seule une œuvre d'art. Donc cette sculpture est là près de mon lit comme un fétiche. Et puis sa couleur me rappelle ces années ou Gérard partageait avec Guy Michelat un four à céramique. Souvent l'été il y avait, en fin d'après-midi, une sorte de cérémonial. On se réunissait devant le four pour assister à la sortie des pièces (assiettes, bols, saladiers) qui avaient cuit dans l'après midi. Il y avait toujours une part d'incertitude et de surprise relative à la couleur des émaux  et tout cela donnait lieu à de longs commentaires, ponctués d'exclamations d'interrogations, de supputations sur le caractère imprévisible de la cuisson... Ainsi avancions-nous doucement vers l'heure de l'apéritif où la conversation déviait alors vers d'autres sujets. Mais immanquablement dans la soirée, nous retournions voir les pièces que Gérard et Guy avait fabriquées.

Gérard Tiry  dans un des cabanons qu'il a rebâtis (1986)

lundi 27 août 2012

Black is black

  

Voilà,
outre les déclarations de Arnaud Montebourg et les propos de Manuel Valls, nos sémillants jeunes premiers de la politique française, - l'un voulait tout casser lors de la primaire socialiste et semblait en tous points s'opposer à l'autre - et qui, depuis qu'ils sont ministres révèlent leurs pires travers de politiciens roublards (on sent qu'ils sont déjà prêts à tout pour s'accrocher à leur maroquin) voici une raison supplémentaire de broyer du noir en ce début de semaine pourtant ensoleillé. Durant ces courtes vacances, je m'étais quelque peu affranchi de la tyrannie du Réel. Mais à Fukushima, la catastrophe rampe toujours. Chose étrange, la vidéo de surveillance que j'ai pu consulter cette nuit, où l'on voit nettement bouger un réacteur de la centrale sous la pression d'un nouveau séisme, n'est plus accessible. Quant aux medias, silence bien sûr. Plus vendeur de commenter le décès d'un animateur de télévision qui a fait fortune en produisant et présentant des émissions racoleuses et crétinisantes.

dimanche 26 août 2012

Lune triste

Éditions Artima

Voilà
ce qu'on appelait alors la conquête spatiale ou la course à la lune a été la grande épopée de mon enfance. Elle coïncide avec ces années heureuses passées dans les Landes. Comme beaucoup de ma génération sans doute, j'étais fasciné par les exploits des cosmonautes et des astronautes qui réalisaient des choses hors du commun. Ils avaient l'âge de nos pères de nos instituteurs et ils étaient eux, d'indiscutables héros. Ils inscrivaient dans le Réel une part de Merveilleux et de drame aussi, mais faisaient rêver à une infinité de possibles, et à une Humanité capable de se dépasser de se transcender. Les vols Voskhod, Gemini, Appollo, se succédaient régulièrement et tenaient en haleine. Lorsque Neil Armstrong a foulé le sol de la lune, j'ai vraiment cru au "grand pas pour l'humanité"et cédé à l'espoir que désormais tout serait différent. On connaît la suite. Je ne peux aujourd'hui m'empêcher de penser à ces couvertures isothermiques qui protégeaient les appareils du LEM des rayons cosmiques, et à l'usage qu'on en fait parfois aujourd'hui. Que reste-t-il à rêver à présent dans un monde fini, où l'espèce s'anéantit doucement dans l'illusion des réalités virtuelles et réduit son espace vital saccageant sans répit ses territoires et en épuisant les ressources naturelles ? Tout au plus peut-on se réjouir que la nature ait repris le dessus dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, que la végétation envahisse l'ancienne ville de Pripiat,  que les chevaux de Prjevalski (ceux que l'on voit sur les parois des grottes préhistoriques) qu'on y a introduit s'y reproduisent paraît-il fort bien et que les bouleaux résistent mieux que les pins à la radioactivité. Épatant, non ?

samedi 25 août 2012

De nouveau là, mais pas vraiment

Voilà,


un mois est passé depuis que j'ai réalisé cette image un mois sans même que je ne m'en rende compte. 
C'était à Cerchiara avec ma fille. 
Cela me semble déjà si lointain, presque irréel. 

 

Je regarde les photos de là-bas, la plage, les thermes, le village, la lumière des fins d'après-midi


 

et aussi toutes celles prises depuis, à Paris et au Pays Basque.


 Il va falloir que j'élimine ce qui est en trop sans intérêt anecdotique. 

   

J'ai envie de repartir. Je n'ai pas été assez longtemps ailleurs.



Ici l'appartement n'est pas trop en désordre. Il y a encore à faire bien sûr pour que ce soit mieux rangé. Mais petit à petit cela redevient correct. Je me souviens quand je n'y étais que de passage. J'aimais ça, n'être que de passage, et les choses étaient plus simples alors. J'étais moins encombré.

lundi 20 août 2012

Just kids


Voilà
J'ai presque fini "Just kids" de Patti Smith. C'est une très belle histoire d'amour et d'amitié entre deux jeunes artistes au commencement de leur chemin. Une histoire de respect et la loyauté qui unit deux êtres qui malgré leurs parcours divergents demeurent l'un à l'autre à jamais liés. Je n'imaginais pas Patti Smith, ainsi. il y a quelque chose de très pur et presque adolescent dans cette écriture qui restitue cette époque de la bohème new-yorkaise de la fin des années soixante et le début des années soixante dix. Les pages sur la fin de Robert Mapplethorpe dont j'avais vu la première exposition parisienne à la galerie Texbraun rue de Seine, sont vraiment bouleversantes. La lecture a suscité l'envie de cette photo qui est une sorte de nature morte et condense aussi un récit secret. Il y a un lien entre la serviette de bain achetée à Marie Galante, les lunettes qui ne sont plus celles qu'elles devraient être, les écoutes de grand-voile et le livre. Et de plus, cela donne de la couleur à une journée qui a commencé très grise


Hontarrabia

samedi 18 août 2012

Hublot



Voilà
Humidité bien sûr. Démangeaisons dues à des bestioles non identifiées. Accablement à cause d'un cauchemar où l'ami autrefois bienveillant se mue en tortionnaire cruel et cynique. Mauvaises nouvelles dans la messagerie. Envie de me rendormir, d'oublier, d'être ailleurs, plus loin encore, autre, autrement, en d'autres temps. C'est encore dit-on une journée caniculaire qui s'annonce.

jeudi 16 août 2012

Ponton


Voilà
juste un instant paisible sur le port à l'heure où la plupart des plaisanciers dorment encore. Un instant étrange presque incongru. C'est si surprenant d'être là. D'être tout de même là. Dans ce léger trouble ce tangage imperceptible cet étourdissement plus tout à fait passager, semblable à l'idiotie d'ailleurs pas si désagréable au fond. Sans hâte ni projet. Entre inquiétude et détachement. Cet abandon ne serait-il pas déjà un consentement tacite au délabrement dont je redoute parfois qu'il n'ait déjà commencé ? (linked with skywach friday)

lundi 13 août 2012

I can prove I'm not a robot

Masque réalisé par Michel Jacquelin 2009

Voilà
je ne suis pas un robot.
 La preuve : 
schreeng shyflop sleyvic bodests 
heywro guatuel dedtart 
rnewqu
 hprocau hindiali linast eorytee 
tovelow ringersh 
etc etc
shared with  friday face off -

samedi 11 août 2012

Chemin faisant

Voilà
c'est la fin de l'après midi, presque le début de la soirée, enfin bref entre six et sept heures. Rue St Jacques, j'aperçois une cour pavée, j'y entre. J'en profite pour rappeler ma fille qui m'a laissé un message. Sa joie fait plaisir à entendre. Elle me dit que tout va bien, qu'elle a fait du canoé dans la journée et qu'elle s'est beaucoup amusée. Face à un mur où des naïves peintures ont été exécutées à même la pierre, j'imagine un instant ce que cela aurait été si j'avais pu l'accompagner dans cette excursion. Tout en regardant ces intrigants motifs je sais que désormais ils seront toujours associés à cet instant où j'ai intensément eu envie d'être près d'elle.






Un peu plus tôt sur le chemin, j'ai été intrigué par cet homme l'air béat, immobile debout, appuyé sur son bâton et adossé au mur, face au soleil. Ma foi, il avait l'air bien content d'être là. Jai songé un instant à cette série de photos de Wim Wenders dans son livre "Une fois", sur celle qu'il surnomme l'adoratrice du soleil, et je n'ai pas pu m'empêcher de faire moi aussi un petit shoot avec l'I-phone, faute de mieux. Comme alors il a ouvert les yeux, je n'ai rien trouvé d'autre à dire que "c'est le bon endroit et la bonne heure pour prendre le soleil "Oui" m'a-t-il répondu "et en plus je suis en train de prier". "Aaah! c'est sûr c'est encore mieux", ai-je fait, pris au dépourvu, et je suis reparti. J'aurais pu répondre quelque chose de plus subtil tout de même


vendredi 10 août 2012

La statue de Montaigne


Voilà,
hier, je suis passé en fin d'après-midi rue des Écoles devant la statue de Montaigne sculptée par Paul Landowski. Son soulier toujours aussi patiné à force d'être touché (il paraît que ça porte bonheur pour les examens). La lumière était très belle, mais je n'ai alors pas du tout anticipé ce résultat qui me plaît beaucoup. Ensuite au café le Petit Cluny rencontre avec N. que je ne connaissais que par blog interposé et qui a eu l'heureuse initiative de proposer ce rendez-vous. Longue sympathique et enrichissante conversation à bâtons rompus où il s'avère qu'il a beaucoup à dire sur les livres, le Japon et les japonais qu'il connaît bien, les pâtisseries orientales les guêpes, les pratiques immobilières des chinois et encore bien d'autres sujets... Rentré ensuite à pied jusqu'à Montparnasse en profitant de la douceur de l'air. Ah si Paris pouvait toujours ressembler à ce qu'il est au mois d'Août... Je commence à m'y faire d'être là.... 

mercredi 8 août 2012

All things must pass

Rue Daguerre (Aout 2012)
Voilà
Paris Accordéon rue Daguerre, c'est fini. Ils déménagent pour s'installer ailleurs, dans un endroit plus central près des grands boulevards. Ils ont décroché l'enseigne. Quant à la librairie américaine de la rue Princesse, ils ont mis la clé sous la porte à cause du commerce en ligne paraît-il.

Village Voice Bookshop Paris (Juillet 2012)

Rue Princesse Paris 6 (Juillet 2012)
Par contre, rue de la Grande Chaumière ou habitait autrefois Marianne Rodker, le restaurant Wadja qui aux grandes heures de Montparnasse était une cantine d'artistes, existe encore. C'est simplement devenu un restaurant gastronomique. Ils ont toutefois pris soin de refaire les boiseries de la devanture telles quelles et de conserver l'enseigne.



mardi 7 août 2012

Expo Crumb

 

Voilà
aujourd'hui c'était retour vers les sixties. Exposition Crumb, très fournie, documentée avec de nombreuses planches bien sûr et des vieux fanzines de l'époque. Mais aussi, un film tout à fait sidérant sur la famille de Crumb et en particulier ses frères. Où l'on comprend que cet artiste est tout de même un rescapé des névroses familiales.

 


(...)

En fin d'après midi scène assez surprenante rue de l'arrivée : une boutique de pédicure avec des femmes, les pieds dans un aquarium, se faisant en quelque sorte traiter par des poissons, des Garas Rufas qui viennent manger les peaux mortes et vous laissent ensuite paraît-il avec une peau de bébé. On est content de vivre au XXIème siècle pour voir de telles choses.


Sinon, je me demande si je connais personnellement celui ou celle de Zaventem.

lundi 6 août 2012

Il y a 67 ans


Voilà
Soixante sept ans aujourd'hui qu'Hiroshima a été détruite.
Soixante sept ans d'ère nucléaire.
Peu de chose en somme à l'échelle d'une civilisation.
Mais "l'aboutissement" de la pensée occidentale, puisqu'il n'est désormais de possible retour en arrière.
Le Japon quant à lui aura payé au prix fort les conséquences de ce pari prométhéen
en subissant les ravages du nucléaire tant civil que militaire

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