mardi 27 juillet 2010

vendredi 16 juillet 2010

ice tea + abana



Voilà
S'apprêter à manger ice tea et abana sans compagnie au restaurant turc. Soudain une irrépressible sensation de solitude.  Déroutante quoique familière cependant, éprouvée maintes fois déjà depuis tant d'années, en de semblables circonstances : étés solitaires sur les routes d'Europe, vagabondages en terre étrangère à la recherche d'une bonne photo ou bien errances sans but ici simplement à Paris, avec le vague espoir de croiser un regard inconnu et amical... Et toujours ce sentiment d'être sans racine, sans lien, sans appartenance au point que tout devient incompréhensible et dénué de sens (cette phrase cette pensée, comme une antienne trop souvent répétée). Il semblait pourtant raisonnable de supposer qu'avec les années cela  passerait. Eh bien non, ça ne passe pas. Au fur et à mesure que le temps s'écoule, plus pénibles et perturbantes ces irruptions ; ça continue donc, ça insiste, c'est là comme une lettre anonyme, une dette non honorée un vieux chagrin que rien ne tarit.

mardi 13 juillet 2010

Sur un mur de métro


Voilà
ces compositions éphémères croisées par hasard dans le métro (le cadre est fourni), ces traces qui demeurent, je les trouve émouvantes dans leur banalité même parce qu'elles montrent la transformation du réel en un reliquat d'image. Quelque chose en état de perte, qui déjà n'a plus de sens (si tant est que l'on puisse en trouver un à une affiche publicitaire), résiste néanmoins et se donne encore à voir par bribes par fragments, avant de disparaître à jamais, sous d'autres mensonges. Et si c'était la forme de mon histoire que je reconnaissais là ? Comme si ma vie s'inscrivait ainsi : une suite de décollements de déchirures d'arrachages, une figure sans discours d'où rien ne subsiste de durable.

lundi 12 juillet 2010

dimanche 11 juillet 2010

L'école


Voilà
le hasard des rencontres.... quelqu'un que je ne connaissais pas, mais dont la présence a éclairé tout un après-midi, prononce le nom de ce village... Et aussitôt me reviennent ces années lointaines, où l'avenir s'ouvrait comme une promesse. J'avais alors l'âge de ma fille. Le premier été passé là-bas, sachant que j'allais vivre toute l'année au bord de la mer fut riche en sensations.... Je découvrais un paysage, des cousins une grand-mère fantasque un oncle et une tante qui venaient nous rendre visite depuis Bordeaux... la vie tout à coup semblait si facile si légère si différente de ce qu'elle avait pu être auparavant... C’est mon école. Je n’y ai passé qu’un an mais quelle belle année. J’ai été terriblement heureux là-bas. J’ai eu la chance de rencontrer Madame Ferris qui fut mon institutrice. Je l’aimais beaucoup. La cour de récréation était constituée de sable recouvert d’aiguilles de pins. C’était l’époque ou Henri Salvador chantait  « zorro est arrivé ». Je connaissais cette chanson par cœur. Cette année là Winston Churchill est mort, j’ai dépensé mon premier argent de poche. En face de l’école il y avait une chapelle en planche de pins à moitié écroulée. C’est cette année là aussi que l’église de Biscarrosse plage a été inaugurée et même si les soirs de novembre quand le ciel est bas et gris incitaient parfois à la mélancolie, c'était un émerveillement de grandir près de l'océan, au milieu des pins, au sein d'une population accueillante. Tout était paisible, harmonieux. Les gens étaient chaleureux, amicaux...  

vendredi 4 juin 2010

Buttes-Chaumont



Voilà
avant qu'il ne soit réaménagé par Haussmann et Adolphe Alphand (grand ordonnateur des promenades parisiennes) et rebaptisé du nom de Butte-Chaumont, ce promontoire s'appelait autrefois Chauve-Mont. C'est là qu'au XVIIIème siècle se dressait le gibet de potence de la justice royale. En contrebas, avant que ne soit dessiné le parc, le lieu était devenu, après 1789, une décharge avant d'accueillir au début du XIX ème siècle des établissements d'équarrissage et des dépotoirs de vidange. 
Le jardin à l'anglaise bâti à cet emplacement imite un paysage de montagne : rochers, falaises, torrents, cascades, grotte, alpages, belvédères.
Aux beaux jours, la population du nord de Paris vient profiter de ces pelouses pentues pour se prélasser au soleil. Le plus haut point du parc abrite ce temple de Sybille construit en 1869 par l’architecte Gabriel Davioudpremière publication 4/06/2010 à 12:31
 
 
 

mercredi 28 avril 2010

Le trou d'eau du Clos


Voilà
je me souviens  du Clos où l'eau était si froide, mais où il faisait si bon s'attarder. Je m'en souviens mais je n'ai plus de sensation, que des images, qui restent. Cela me semble si loin. Tous ces voyages ces dépaysements me semblent comme autant d'histoires dont je me demande parfois si elles me sont vraiment arrivées.

mardi 27 avril 2010

Les idées sombres


Voilà
ce qui peut-être importe le plus pour le moment c'est l'appréhension plutôt que la compréhension. Pourtant j'aimerais pouvoir mieux me formuler ce qui fonde actuellement ce travail. Je sais ce que je fuis, j'ignore ce que je cherche, je m'étonne parfois de ce que je trouve. J'ai transformé mon I-phone en carnet de croquis. Hier soir, j'ai réalisé ça, qui me convient. Les idées sombres....

samedi 24 avril 2010

L'Épitaphe de Paul Klee


Voilà
"Çi bas je ne suis guère saisissable, car j'habite aussi bien chez les morts que chez ceux qui ne sont pas nés encore, un peu plus proche de la création que de coutume, bien loin d'en être jamais assez proche". C'est la merveilleuse épitaphe que se réservait Paul Klee première publication 24/04/2010 à 11:17)

dimanche 18 avril 2010

Forum de l'Emploi



Voilà
de nouveau l'inquiétude. Comment trouver de nouvelles pistes qui mèneraient vers des horizons insoupçonnés?... D'où viendra la surprise l'étonnement? Travailler oui, mais pas dans l'asservissement... (shared with Signs2)

mercredi 14 avril 2010

L'Autre


Voilà
impossible désormais m'a-t-on dit de trouver l'Autre. Ce n'est pas une découverte de divan, ni un brusque accès de mélancolie, Ce bouquet de verveine acidulée et aromatique, qui évoquait la citronnelle, subtilement mêlé à des odeurs de poivre noir, de cardamome, de carvi, de cumin et de noix de muscade et où le santal, le patchouli venaient adoucir le piquant de ces épices, n'existe plus, paraît il. Pour moi, ce sont des noels et des hivers de jeunesse qui disparaissent comme les vieilles tôles peintes, et les jeux d'autrefois... Avec quel bonheur j'avais, il y a quelque temps, retrouvé l'émoi suscité par  ce subtil mélange. Je me souviens m'être dit alors que tous les bonheurs passés n'avaient de sens que parce qu'à cet instant là j'étais dans les bras de celle qui me l'avait offert....

vendredi 9 avril 2010

Il s'imaginait matière


Voilà,
il s'imaginait matière. Il était plomb, graphite. Il était la pointe du crayon qui repose sur la table, où sommeille encore le dessin à venir. Mais ce rêve est d'un autre temps songeait-il en glissant le doigt sur la surface de l'écran tactile. Il ne faisait somme toute que traiter une information. Mais le geste générait des formes. Au point où il en était cela seul importait. Et besogneux comme un insecte toujours il recommençait, creusant la fatigue pour y enfouir ses questions. Un autre jour ne tarderait pas à poindre.

lundi 5 avril 2010

Le forsythia est en fleurs


Voilà
le forsythia est en fleurs. Il fait parfois beau, parfois il pleut. Le printemps semble commencer, mais c'est un printemps lourd qui pèse le poids d'une absence. L'autre jour comme souvent, je suis passé par St Germain des près, et j'ai pensé à un certain baiser échangé là devant l'arrêt du 95, un 8 mars au soir, et à tout ce qui s'en est suivi.

samedi 3 avril 2010

Café Florian



Voilà
il y a eu Venise.... les heures passées à déambuler dans les rues les musées les églises, le temps versatile et la lumière changeante, et ce Spritz bu ensemble une fin d'après midi sur le Campo Santa Margarita, après avoir visité les Frari, notre étonnement partagé à la Basilique San Marco, et son sourire sur les marches de la Salute, le petit Motherwell de la Fondation Guggenheim... le café Florian... Et le reste qui doit demeurer secret, serti dans la mémoire, et ne peut plus se partager...

vendredi 2 avril 2010

Reliques


Voilà,
peut-être somme toute ne restera-t-il rien que cela, de tous ces mots, de toutes ces pensées accumulées durant les sept premières semaines de l'année qui furent si pénibles et éprouvantes : oui pas grand chose, quelques misérables traces d'un texte jeté au rebut, qui ne valait pas plus que ça, et peut-être même dont le sujet n'avait après tout qu'un intérêt limité. Les photos, les images m'ont une fois de plus aidé, non pas à nommer, non pas à dire, mais à désigner, d'une façon détournée, ce qui me tourmentait, à désigner et en même temps exorciser le démon qui tentait de s'emparer de moi.

jeudi 1 avril 2010

Comme on passe le temps


Voilà,
je me distrais en réalisant des photos rétro d'objets contemporains. Quelle étrange époque que celle où il est possible de mêler des temporalités différentes, de reproduire avec la technologie d'aujourd'hui, le grain du passé mais aussi de restaurer, afin de la rendre plus propre plus présentable justement, une image du passé en la débarrassant des scories dues à l'usure du temps. Je m'étonne chaque jour de cette réalité dans laquelle j'avance, où tant de choses surprenantes arrivent, mais qui cependant est si différente de ce que nous pouvions, il y a seulement quarante ans, imaginer du futur. Nous vivons dans un confort précaire en nous voilant la face, nous essayons pour les plus chanceux d'entre nous, de jouir du présent qui ne cesse de nous solliciter, pour éviter de songer à ce qui nous guette, et qui peut-être est déjà arrivé sans même que nous ne nous en soyons aperçus : la fin, "la fin du rire et des doux mensonges". Pourtant sur des sites de rencontres, protégés par des pseudonymes des inconnus s'écrivent la nuit, essayant de deviner, si à travers les mots échangés, des espaces peuvent s'ouvrir à eux. Des hommes, des femmes, cherchent à atteindre celui ou celle que peut-être ensuite ils pourront toucher, serrer, étreindre, embrasser, auxquels avec un peu de chance ils pourront s'abandonner dans la joie le plaisir l'extase, avec qui peut-être il se reproduiront, oui des hommes des femmes, espèrent, par le truchement des machines communicantes, entrevoir un signe favorable, une possibilité de bonheur, qui les arracherait pour de bon à l'insupportable routine où ils se sentent englués.

mardi 30 mars 2010

Quelque chose insiste


Voilà,
quelque chose insiste là, que je dois laisser venir. Je ne sais pas trop quoi penser de toute cette affaire. Je fais parfois comme si cela ne me concernait pas comme si cela n'avait pas grande importance je m'abandonne au processus advienne que pourra mais tout de même. Il faudrait peut-être que je m'aère, que j'aille faire un tour dehors. Mais il pleut. Ça giboule. Oui, oui ça giboule. On est encore en mars normal ça giboule. Je suis totalement sidéré par ces formes. Stupéfait que ça puisse exister, se reproduire presque malgré moi. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps tout de même parce que sinon je vais être mûr pour la cabane-bambou. Une petite sieste alors ...Une petite sieste oui ça ne me ferait pas de mal. C'est ça dormir, et comme dit l'autre rêver peut-être...

samedi 27 mars 2010

Once in a lifetime

  

Voilà,
ces images me font toujours penser à "Remain in light", l'album des Talking heads, que je passais alors en boucle. Ce fut la bande-son de la plupart des collages que je fabriquais alors. Epoque étrange, celle de l'implantation des SS 20 soviétiques tournées vers l'Europe occidentale, celle des années Palace, de Laurie Anderson, du journal Actuel nouvelle formule "nouveau et intéressant", de la lumière froide des néons, des clips et des vidéos expérimentales, des lofts au design post industriel, époque du speed de l'individualisme forcené coïncidant avec l'apparition du walkman, époque aussi de la chandelle brulée par les deux bouts...
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jeudi 25 mars 2010

mon hâvre ma caverne



Voilà
traces ce sont traces de ces moments où la pensée ne sait à quoi vraiment se prendre, moments d'attente, de suspens, de vagabondage mental, moments où l'esprit cherche à s'occuper où au contraire se libérer de ce qui l'obsède, moments de fuite, de répit, de repli.... Et ces moments deviennent contrées qui au fur et à mesure qu'elles m'apparaissent me semblent familières. De l'image matricielle, de l'information traitée comme une matière, triturée, malaxée, surgit la forme pure de paysages abstraits, qu'il me semble avoir déjà visités, en rêve peut-être ou dans ces états de suggestion suscités autrefois par certaines drogues.... Et s'il m'arrive ces derniers temps, de chercher parfois un endroit ou trouver le repos, c'est à l'envers des apparences, que je trouve mon havre ma caverne....

mercredi 24 mars 2010

L'intruse



Voilà,
je me passerais bien de sa présence. Je la trouve très insistante ces derniers temps, cela ne me plaît pas du tout. Mais c'est ainsi, il faut s'y habituer. Désormais, elle rôdera de plus en plus souvent dans les parages. De plus en plus de noms, de numéros de téléphone disparaîtront de mon carnet d'adresses...

mardi 23 mars 2010

Grande Arche


Voilà,
la froide et stérile rigueur de ces lignes et de ces volumes se suffit à elle-même. L'indifférence minérale de ce bâtiment devenu une abstraction, la fonctionnalité vaine de cet escalier qui débouche sur une esplanade, au delà de laquelle se déploie un paysage absurde et désordonné, produisent un composé de sècheresse et de méchanceté, une sorte d'injonction muette qui signifie nettement que notre place n'est pas ici. (Baudoin de Bodinat "La vie sur terre")

lundi 22 mars 2010

Tenir à distance

Tuxedo Moon
Voilà,
longtemps j'ai joué les images contres les mots. Il me semblait qu'elles seules pouvaient suggérer ce que j'étais incapable de formuler. J'opérais alors par découpages et recoupements, assemblant des fragments  de photos  ou de dessins épars, pillés la plupart du temps dans des revues où il fallait y regarder à deux fois,. Alors apparaissaient des agencements où comme en rêve toutes les oppositions étaient niées. l'Ici et l'Autrepart, le Présent et le Passé, l'Actuel et le Virtuel cohabitaient dans un même cadre, celui du montage. Ces constructions disaient mes envies secrètes, mes terreurs enfouies, évoquaient d'improbables errances et la nostalgie d'Ailleurs hypothétiques. Mais surtout elles me permettaient de donner une forme à un certain tourment, une sorte d'effroi qu'il fallait absolument tenir à distance. 
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dimanche 21 mars 2010

Fouiller l'image


Voilà,
fouiller l'image, franchir la surface, traverser son épaisseur, s'enfoncer dans ses profondeurs, s'égarer dans ses gouffres, se perdre dans ses replis, vagabonder parmi les paysages enfouis qu'elle recèle, dans les formes épurées qu'au plus secret d'elle même elle dissimule - ombre gorgée d'abîmes ou diamant saillant dans l'infime - l'épuiser l'éreinter jusqu'à l'effacement l'anéantissement de toute représentation et demeurer cependant demeurer en elle, disséminé, éparpillé dans l'ineffable mystère où s'abolit son origine, voilà c'est à ça que je m'emploie ces temps-ci .

samedi 20 mars 2010

Pointe-à-Pître



Voilà,
de ce matin gris, et pluvieux, quoique doux peut-être (je ne sais pas je ne suis pas encore sorti), d'où j'écris ces lignes, je songe à cet autre, chaud et ensoleillé, dans lequel j'avançais, léger, malgré une vague tristesse, que je ne parvenais à dissiper (mais je n'avais d'autre choix que de m'en accommoder). Je l'avais vu apparaître au loin ce paquebot, et l'avais longtemps regardé glisser lent et majestueux dans la lumière radieuse du jour naissant. L'embarcadère était désert, ces passagers en croisière n'étaient attendus que par les taxis et les guides qui commençaient à s'approcher des quais discutant entre eux avec nonchalance. Pour eux c'était la routine, sans doute. Je crois m'être alors souvenu que moi aussi dans un temps qui me semble aujourd'hui comme rapporté d'une autre vie, j'avais été l'un de ces passagers accoudé au bastingage qui voit grandir ce qui n'est d'abord qu'un lointain rivage, et peu à peu prend forme et réalité au fur et à mesure qu'on s'en approche. Je n'ai que des souvenirs confus, du voyage en Méditerranée lorsque nous avions abordé l'Algérie, mais une sensation intense de bonheur, de rupture avec le cours des choses, de légèreté, de vacance persiste néanmoins : l'insouciance, l'absence d'inquiétude, l'ennui léger du désoeuvrement ou des occupations futiles, le tout rythmé par l'heure des repas, oui je l'avais retrouvé bien des années après, cet état, lorsque partis de Travenmude  en Allemagne, nous étions allés à Helsinki afin d'y jouer le spectacle de Didier. Je crois que j'ai pris cette photo, parce que je désirais intensément être sur ce bateau. En y réfléchissant je réalise qu'il m'arrive quelquefois, et peut-être même assez souvent, lorsqu'il s'agit de paysages, d'appuyer sur le déclencheur, parce que je désire simplement être et peut-être même demeurer dans ce que je vois. 
(Linked with skywatch friday - sunday postcards)

jeudi 18 mars 2010

Au placenta des images


Voilà,
"Il y a des régions oniriques tout à fait inconnues, des abîmes marins où ne pénètre aucun rai de lumière. Et le plasma des rêves abyssaux se métamorphose instantanément dès qu'il parvient à la conscience. (...) Nous étions plongés dans des profondeurs où règne une nuit insondable, tombés jusqu'au placenta des images." (Ernst Junger cité par J-B Pontalis)

mercredi 17 mars 2010

la Plage de St Felix


Voilà,
je me souviens de la plage de St-Félix, où j'ai fini mon séjour tropical, et de cet homme qui passa sa journée vissé sur sa chaise à regarder la mer. Quant à moi, j'allais de temps à autre me baigner, puis retournais me vautrer sur ma serviette à l'ombre des raisiniers en écoutant sur mon Ipod Daniel Arasse raconter des histoires de peinture. (Linked with skywatch friday)

lundi 1 février 2010

Dans l'abandon des ombres


Voilà,
je cherche la paix des lignes et des surfaces le repos sécurisant des formes géométriques, le doux contours  des ombres qui s'abandonnent sur les murs....

mardi 26 janvier 2010

Laisser venir


Voilà
en écoutant "Idle moments" de Grant Green, regarder le mur le plafond contempler les ombres.... Goûter en s'efforçant de l'apprécier cette solitude et cependant attendre un appel qui ne viendra pas, et qui s'il vient sera certainement décevant. S'abandonner à la transformation, mais aussi gémir dans la mue. Laisser venir les mots, doux comme le miel de la tendresse ou ceux amers de la détresse au goût de fiel.
Laisser venir...
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jeudi 21 janvier 2010

Le Cabanon du Clos

Une chanson de cet été là
Voilà,
nous avions dix sept ans et nous pensions nous aimer toute la vie. C'était une autre époque où les jeunes gens avaient d'autres rêves. Peut-être espérions nous plus de l'avenir qu'il n'est possible de nos jours. Aujourd'hui dans le strict anonymat d'une chambre d'hôtel au confort standardisé, ma pensée vagabonde, et ne cesse de se heurter aux murs et aux souvenirs. Je constate une fois de plus que je n'ai toujours pas grandi. Je pourrais encore passer des heures collé contre un autre corps, dans un silence confiant et laisser glisser le temps comme nous le faisions autrefois au cabanon du Clos.

dimanche 17 janvier 2010

Monsieur Daniel


Voilà,
un homme vit son rêve, transforme sa réalité quotidienne en quelque chose de merveilleux, de singulier et d'insolite. Monsieur Daniel chaque jour travaille dans un monde à la mesure de son imaginaire et devient un des personnages de sa fantasmagorie. Voyages imaginés ou réels, histoires qui se racontent silencieusement et prennent corps, dans la boutique peuplée de mannequins, compagnons immobiles qui veillent discrètement dans la chambre où un vieil enfant en costume marin s'amuse à travailler.
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samedi 16 janvier 2010

Sur le rivage


Voilà
je me suis souvent attardé sur la plage enneigée durant ce séjour. Regardant les bateaux en partance et ceux qui arrivaient. Songeant qu'une fois plus, c'est moi qui restait sur le rivage... Pourtant, je ne suis pas sûr d'avoir encore tant envie de voyager, sinon dans des bras aimants et les songes confus que la bienheureuse fatigue suscite après le plaisir. (Linked with Skywatch Friday)

mardi 5 janvier 2010

Gare de campagne


Voilà
c'est juste une vague réminiscence de Tchekhov dans la campagne normande, avec cette peine immense qui ne peut se dire. Faire comme si rien n'était arrivé, alors que tout chavire.

samedi 28 novembre 2009

Patricia J. n'est plus de ce monde

Patricia Jeanneau, Théâtre de Valladolid (1986)
Voilà, 
c'est tombé abrupt. Patricia J. n'est plus de ce monde. Il y a un quart de siècle nous avons travaillé ensemble. Durant près de deux ans nous avions coutume de nous retrouver dans une communauté qui comptait une quinzaine de personnes. On a participé à deux spectacles d'Adrien, dont un qui fait encore date "Les rêves de Kafka". Je me souviens avoir passé quelques jours chez elle, lorsqu'elle habitait encore à Bordeaux, c'était en Novembre 84... Nous étions descendus à Biscarrosse rejoindre Enzo et Catherine, en compagnie de Léon et Joel, nous nous étions promenés dans la ville d'hiver à Arcachon où elle avait passé une partie de son enfance et de sa scolarité au fameux lycée climatique... Les années se sont écoulées... Comme souvent dans ce métier, il nous arrivait de nous croiser, d'échanger quelques mots, de nous donner de nos nouvelles... La dernière fois, c'était le 17 Septembre dernier, lors de la première du "Projet Conrad".... On s'efforce toujours d'oublier que la mort peut nous surprendre n'importe quand, et que notre corps n'est pas notre meilleur ami, qui parfois soudainement décède réduisant à néant toutes les pensées qui le traversaient. Restent les images, comme celle-ci, prise en Espagne, lors de la tournée du printemps 86, l'année de Tchernobyl.

jeudi 26 novembre 2009

Celui qu'il ne voulait pas être


Voilà, 
parfois il fait semblant de devenir un autre qui vit la vie ordinaire des gens qui travaillent régulièrement. Il prodigue des conseils, fait valoir un point de vue, donne à entendre son avis. On l'écoute, on est tout ouïe, on boit ses paroles on prend des notes. On regarde attentivement ses slides. On lui pose des questions, on attend ses réponses.... Il répond, joue son rôle. La plupart du temps au bout de trois jours on lui témoigne reconnaissance et même une certaine gratitude. Autant qu'ils sont tous ont plus ou moins conscience, qu'ils entretiennent un mensonge qui ne peut durer. Pour sa part il ne fait que passer. Il lui arrive d'imaginer qu'il pourrait être l'une de ces personnes dont les visages ne s'impriment pas dans sa mémoire. Ce soir, dans une galerie marchande, au détour d'un reflet, il a reconnu la silhouette de quelqu'un qu'il n'a pas souhaité être.

mercredi 11 novembre 2009

Chiens errants

Collage d'après un photogramme de "Serbis" de Brillante Mendoza
Voilà, 
cette nuit j'ai de nouveau rêvé des chiens errants de Manille, il m'a semblé entendre leurs jappements. C'était très étrange comme la réplique d'un autre rêve fait vingt ans plus tôt. Et maintenant je réalise que c'est demain l'anniversaire d'Herbie Go, que j'ai connu là-bas.

lundi 9 novembre 2009

Le compagnon secret


Voilà,
Alessandro Schiava me raconte qu'il a un compagnon secret, et cela dit-il depuis toujours. Un compagnon qui l'encourage, qui l'incite à ne pas céder, et plutôt même à s'obstiner. Si le compagnon ne dit rien c'est qu'il veille, tout simplement. Voilà ce que pense mon ami Sandro pour qui ce silence est aussi la promesse que tout ou tard une main amicale se saisira de la sienne et qu'un sourire saura apaiser ce qui le tourmente. Comme je le regarde avec un peu de commisération, et peut-être même aussi une légère inquiétude il me fixe soudain et d'une voix vigoureuse précise "Aucun souci je ne suis pas fou, d'ailleurs il le sait lui"

dimanche 8 novembre 2009

Ombres


Voilà
c'est arrivé comme ça... Centre Georges Pompidou... une vague réminiscence platonicienne. Sensation de marcher dans un monde d'ombres, de reflets et de fumée, et d'être de plus en plus étranger à ma propre existence. Bref, un léger malaise, une certaine confusion. (Linked with the weekend reflections)

Publications les plus consultėes cette année