lundi 19 octobre 2015

Mon Corps


Voilà,
"mon corps, en fait, est toujours ailleurs, il est lié à tous les ailleurs du monde, et à vrai dire il est ailleurs que dans le monde. Car c'est autour de lui que les choses sont disposées, c’est par rapport à lui – et par rapport à lui comme par rapport à un souverain – qu’il y a un dessus, un dessous, une droite, une gauche, un avant, un arrière, un proche, un lointain. Le corps est le point zéro du monde, là où les chemins et les espaces viennent se croiser le corps n’est nulle part; il est au cœur du monde ce petit noyau utopique à partir duquel je rêve, je parle, j’avance, j’imagine, je perçois les choses en leur place et je les nie aussi par le pouvoir indéfini des utopies que j’imagine". (Michel Foucault in "Le corps utopique" 1966)
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dimanche 18 octobre 2015

Optimisme


Voilà
Une sorte d'oppression accable son coeur ; c'est con il parait que l'optimisme réduit de 40% les risques cardio vasculaires

vendredi 16 octobre 2015

Ressemblance


Voilà,
aujourd'hui encore je m'étonne de la ressemblance du jeune homme au premier plan, contemplant une sculpture de John De Andrea, avec l'acteur Jean-Hugues Anglade. Et si c'était lui après tout. La photo a été prise il y a si longtemps, au début des années 80 sans doute. (linked to The Weekend in Black and White)

jeudi 15 octobre 2015

Deux vies


Voilà,
"nous avons tous deux vies : La vraie, celle que nous rêvons dans l'enfance, que nous continuons de rêver adultes, sur fond de brouillard ; la fausse, celle que nous partageons avec les autres, la vie pratique, la vie utile, celle où l'on finit dans un cercueil" (Fernando Pessoa)
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samedi 10 octobre 2015

Le Pub


Voilà,
ce soir je suis allé trainer au pub. Je voulais voir le match des All Blacks contre les Tonga
Ça m'a un peu changé les idées. J'ai quand même pas mal bu, 
mais pas autant que des jeunes femmes qui étaient à côté de moi
Elles avaient une sacrée descente.

vendredi 9 octobre 2015

Hôtel dans l'Aubrac


Voilà,
je me souviens de cet hôtel dans l'Aubrac, sur la route des crêtes je crois, entre Aurillac et Salers. 
Quand j'avais voulu y dormir c'était complet
je m'étais dit alors qu'il faudrait que j'y retourne un jour.
Ces temps-ci j'aimerais bien me mettre au vert là-bas
mais je ne sais plus ou c'est

mercredi 7 octobre 2015

L'Entrée de l'Administration


Voilà,
parce que la musique exige une part de sacrifice, le directeur du Philarmonique a demandé aux choristes de plus de cinquante ans de signer deux closes spéciales ajoutées au contrat où il est stipulé qu'ils devront accepter d'être supprimés et qu'ensuite leur cendres seront dispersées en un lieu choisi par le chef de chœur. Sébastien Loureiro se demande à présent comment résilier ces deux clauses tout en restant en bon terme avec le chef de chœur qu'il apprécie beaucoup et grâce auquel il a eu le droit d'attacher son vélo à l'entrée du bâtiment administratif. Linked with the weekend in black and white - Rain'sTADD  -

mardi 6 octobre 2015

Histoire de Portes


Voilà,
j'avais passé l'après-midi dans un centre culturel où des gens que je ne connaissais que très vaguement constituaient le personnel d'accueil. Chacun des employés portait une chemise dont le motif s'avérait être l'exacte reproduction d'une toile accrochée aux cimaises. Je m'étais enthousiasmé pour cette idée, d'autant que l'une d'entre elles me plaisait particulièrement. Mais son possesseur semblait se méfier de moi. Sans doute craignait-il que je veuille la lui dérober. Au fur et à mesure que j'avançais dans l'espace d'exposition les salles devenaient de plus en plus désertes et vétustes. Puis je me retrouvai dans ce qu'il me semblait être une prison désaffectée, mais peut-être après tout n'était-ce qu'une installation, l'œuvre d'un plasticien. Les lourdes portes des cellules auxquelles avaient été assignés des noms de femmes conversaient entre elles. Chantal la bleue laissait entendre qu'autrefois elle avait été enfermée dans le regard et le désir d'un homme. "Alors ?" avait demandé la verte Emmanuelle. "Oh rien de particulier, pour moi c'est vite devenu insupportable", avait répondu Chantal "heureusement ça l'a rendu malade et il a fini par en mourir".

lundi 5 octobre 2015

Le Livre dans le train


Voilà,
c'est comme ça la dernière fois que j'ai pris le train j'ai commencé un nouveau livre 
il n'était pas très bon ou peut-être que c'était moi je ne sais pas.

dimanche 4 octobre 2015

S'éclipser au plus vite


Voilà,
cela se passe en un temps où les téléphones portables n'existent pas encore. Comme un touriste il se promène avec nonchalance dans les rues de Paris, s'attarde sur les quais où il n'y a pas grand monde, puis regagne le confortable appartement qu'on lui a prêté rive gauche, non loin de l'île St Louis. Il y somnole vaguement, mais plus longuement qu'il ne se l'était imaginé. Au réveil il s'aperçoit qu'il est en retard et c'est d'un pas précipité qu'il se rend au café du coin, vétuste mais si typique d'une époque révolue avec son vrai zinc et ses tables en bois. Il y retrouve l'homme avec lequel il avait rendez-vous une demi-heure auparavant. Rangeant dans sa poche intérieure de veston les notes sur lesquelles il travaillait, ce dernier lui confie qu'il commençait à s'inquiéter. "Mais ce n'est pas grave", ajoute-t-il avec un grand sourire levant son verre de bière, " j'en ai profité pour faire mes comptes". Alors que Benoît Carmenère consulte la carte des consommations, quatre vieilles dames entrent et décorent aussitôt le café de guirlandes lumineuses et multicolores qu'elles ont emportées dans des sacs en plastique. L'une d'elles lorsqu'on l'allume, diffuse même des chants d'oiseaux et c'est vraiment du plus bel effet. Peu à peu le lieu se peuple de vieillards. On pose des bocks sur les tables et les sous-verres se transforment en autant de questions, de la musique d'accordéon se propage dans l'établissement. Déjà deux vieilles femmes commencent à danser ensemble. Benoît Carmenère se demande quel prétexte invoquer pour s'éclipser au plus vite. Il voudrait éviter la situation où il se sentirait dans l'obligation d'inviter une aïeule pour quelque valse musette. Il n'a jamais appris. L'homme qui lui fait face a soudain terriblement vieilli. Ne serait-il pas en train de se décomposer ?

samedi 3 octobre 2015

Rue Liancourt


Voilà,
Il suffit parfois d'une porte cochère mal fermée pour découvrir à deux pas de chez soi une cour paisible qui soudain vous fait oublier la ville alentour 

mercredi 30 septembre 2015

Le Vestiaire


Voilà,
l'Entreprise, partenaire de l'équipe de France de Rugby a trouvé bon, à l'occasion de la coupe du Monde qui se déroule en Angleterre d'orner une partie de son hall d'accueil d'une fresque en trompe-l'œil suggérant un vestiaire. Difficile ce matin-là de ne pas succomber à la tentation d'une image d'un cadre dans le cadre et d'un petit clin d'œil à Edward Hopper.

mardi 29 septembre 2015

Tandis que la direction traçait des plans


Voilà
"en fait, nous — sans doute parlé-je ici au nom de beaucoup d'autres — n'avons appris à nous connaître nous-mêmes qu'en reprenant, lettre par lettre, les instructions que nous donnait la Direction suprême, et nous avons découvert de la même façon que, sans la Direction, ni nos connaissances scolaires, ni notre entendement, n'auraient été suffisants pour nous permettre de remplir les modestes fonctions que nous occupions au sein du tout. Dans le bureau de la Direction — où se trouvait-il, qui l'occupait? Aucune des personnes que j'ai interrogées ne le savait —, dans ce bureau, toutes les pensées et tous les vœux humains tournaient dans un sens, et tous les objectifs et toutes les réalisations humaines tournaient dans l'autre". Mais tandis que la Direction traçait des plans, le reflet des mondes divins tombait par la fenêtre sur ses mains. (Franz Kafka)
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lundi 28 septembre 2015

Deux visages


Voilà,
malgré tout, malgré les idées noires
 il m'est arrivé cette semaine d'apercevoir de la couleur sur les murs
(this post is linked to Monday Mural)

samedi 26 septembre 2015

La Péniche Rosa Bonheur


Voilà,
c'était en juillet dernier, un dimanche, je n'avais pas trop envie d'être à Paris. On s'était donnés rendez-vous là pour évoquer le tournage de la rentrée qui se ferait avec des moyens de fortune bien sûr. Tout cela me paraissait loin, improbable. Depuis quelque temps déjà, je vis au jour le jour, comme en sursis. Je n'arrive plus à me projeter dans le futur. C'est là que je me suis dis qu'il fallait que j'aille vraiment ailleurs sinon je deviendrais vraiment dingue. J'ai pris un avion dans un état de panique sans pareil pour me dépayser. Mais on voyage toujours avec soi. Des semaines on passé depuis cette photo des bords de Seine. Le projet a bel et bien été réalisé. J'ai traversé toute cette histoire en somnambule comme si au fond tout cela ne me concernait pas. Je leur ai laissé me prendre ce qu'ils voulaient. Je promenais le costume, la silhouette, puisque cela semblait leur faire plaisir. Après tout ne s'agissait-il pas de donner forme à une absence ? (The week-end in black and white) 

vendredi 25 septembre 2015

Le petit théâtre des opérations


Voilà,
hier matin, j'ai bricolé cette image avec des petits objets, des jouets de ma fille, devant des trucs que j'ai dessinés il y a quelques mois. C'est juste une tentative. J'ai improvisé ça sans vraiment m'en rendre compte. Il n'y avait pas d'intention préétablie. Le résultat m'a surpris. Comme c'est nouveau et différent de ce que j'ai coutume de faire, pour le moment je trouve ça intéressant. Peut-être que je changerai d'avis....

mercredi 23 septembre 2015

Variation sur "Le cri" (1)


Voilà,
encore une de ces images fabriquées cet été. Sinon peu de choses à dire. Les mots me désertent. Je m'assèche. Je suis juste content d'apprendre ce soir que "Delivrance" de John Boorman et "Tampopo" de Juzo Itami ressortent demain sur les écrans, et j'espère que je trouverai le temps de les revoir.
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mardi 22 septembre 2015

Le Métier

 

Voilà, 
il y a des bouts de conversation qu'on entend parfois par hasard et qui réjouissent, comme par exemple : "ouais cocotte mais tu peux pas commencer juriste pouf pouf comme ça !". Sinon, l'ami Pierre qui sur ce blog a commenté quelques photos début Août, en a commencé un. C'est là. Je le recommande vivement, il raconte bien les histoires. (Linked with our world tuesday)

lundi 21 septembre 2015

En attendant le tram



Voilà,
sur le moment j'ai eu l'impression de faire une photo américaine. Cet homme tellement élégant, tellement classieux m'en rappelait d'autres, vus sur des clichés des années cinquante ou soixante pris aux USA. D'ailleurs, à ce propos, il faudrait que je me préoccupe de trouver comment je vais m'habiller tout à l'heure pour faire le monsieur qui donne des trucs et astuces et doit répondre aux questions.

dimanche 20 septembre 2015

La Coupe du Monde de Rugby


Voilà,
elle a enfin commencé, la coupe du monde de Rugby, ce jeu viril où l'engagement est souvent rude, – ce qui n'empêche pas la tendresse parfois -–. La victoire, hier des "cherry blossoms" japonais contre les redoutables Springboks sud-africains est, par ailleurs, la meilleure chose qui soit arrivée depuis longtemps pour l'intérêt de ce jeu.

samedi 19 septembre 2015

Cache-Misère


Voilà,
on a fait une belle palissade en bois peint avec des dessins d'enfants

 

juste pour cacher la misère
à trois stations de tramway de la Basilique St Denis
à une station du Stade de France

(Partagé sur blackandwhiteweekend)

vendredi 18 septembre 2015

À votre place



Voilà,
"dites-moi, cela ne vous est il jamais arrivé ? Vous êtes couché dans la nuit, vous fixez le plafond dans le noir, paralysé de terreur et de douleur et soudain, quelque part à l'étage un enfant pleure, et pleure à votre place. Ne vous est il jamais arrivé qu'au théâtre, des hommes meurent, se battent et chantent à votre place ? Ne vous est il jamais arrivé de voir à l'horizon un oiseau qui vole à votre place, les ailes déployées, tranquille, heureux, disparaissant au loin pour ne jamais revenir ? N'avez vous jamais trouvé une route dont les pavés peuvent supporter précisément autant de pas qu'il vous en faut pour vous libérer de la douleur ?" (Milena Jesenskà) première publication 18/9/2015 à 00:12

jeudi 17 septembre 2015

Un peu d'anthropologie


Voilà,
"À Chuuk, archipel des îles Carolines, la perfection des lèvres vaginales dit-on fait la beauté d'une fille. A la nuit tombée, les garçons de cette petite île micronésienne se glissent en cachette, à l'intérieur de la maison des femmes endormies, et soulèvent leurs jupes afin de comparer leurs différents attributs. C'est un jeu auquel les filles se prêtent de bonne grâce en faisant semblant de dormir, car l'enjeu ‑ avec une demande en mariage à la clé ‑ est élevé. Les coutumes sexuelles maritales à Chuuk sont aussi centrées autour d'un autre détail anatomique féminin. Pratique bien connue dans tout te Pacifique Sud, le "marteau chuukais" consiste à frapper le pénis de l'homme contre le clitoris de la femme. Cette activité, parfois une fin en soi, permet aux polynésiennes d'atteindre ainsi l'orgasme". (Arte TV).

mercredi 16 septembre 2015

mardi 15 septembre 2015

Soudaine averse


Voilà,
tout à coup au milieu de la rue de Rivoli, sous les rafales de pluie, il a pensé au poème de Verlaine : lI pleure dans mon cœur /  Comme il pleut sur la ville / Quelle est cette langueur / Qui pénètre mon cœur ? etc... Bien sûr lui en connaissait la raison, il n'avait pas trop de questions à se poser, ou bien d'autres, inutiles. Comment avait-il pu à ce point manquer de clairvoyance ? Certains propos qu'il avait pu tenir, des choses qu'il avait écrites avaient-elles suscité des mécompréhensions ? Avait il transgressé une loi tacite informulée ? Quelque chose a un moment avait du lui échapper, un détail auquel il n'avait pas accordé assez d'importance peut-être. La pluie redoubla de violence, il se précipita sous les arcades pour y trouver un abri.

lundi 14 septembre 2015

De l'Offre et de la Demande


Voilà,
Rien à dire.
Pas les mots.
N'a pas su trouver les mots.
Les mots justes.
N'a pas su au moment où il le fallait.
Dire les choses comme il le fallait.
N'était pas l'homme de la situation.
Hagard, abasourdi cherche à refaire le chemin.
Se perd, hésite se cogne.
Ne reconnaît plus la place
N'a plus sa place.
Ne fait pas l'affaire
Congédié 
C'est ainsi
C'est comme ça 
C'est la loi du marché

dimanche 13 septembre 2015

Taxidermie


Voilà,
je me souviens très bien du cours de mes pensées lorsque je me suis arrêté devant cette vitrine. Je me faisais quelques injonctions à caractère plus ou moins philosophique essayant de me convaincre que je devais être à la fois détaché de moi et immensément relié au monde, en me donnant chaque commencement comme une fin en soi, qu'il fallait "s'efforcer de s'estranger" comme le disait je crois le si nostalgique Du Bellay, mais bon, je me suis laissé distraire par tous ces rats dans leur vitrine, figés en une sorte d'immobile chorégraphie, et je suis revenu à ma vieille manie j'ai pris la photo. Ce matin je l'ai mise en ligne pour The Weekend in Black and White.  Et puis j'ai décidé qu'aujourd'hui serait un jour de jeûne.

samedi 12 septembre 2015

Un Revenant


Voilà,
tout à coup elle le reconnaît. À des milliers de kilomètres de l'endroit où pour son malheur elle l'a croisé une seule et unique fois, de nouveau il fait irruption dans sa vie. Elle ne s'y attendait pas, elle n'était pas préparée à cela. Son ventre brûle. Elle voudrait crier elle voudrait vomir. Et c'est tout le paysage qui soudain chavire dans la lumière.
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vendredi 11 septembre 2015

Autoportrait en vert


Voilà,
il ne faut surtout pas que j'oublie de prendre mes médicaments.
(Ah tiens, c'est le 11 Septembre !)

jeudi 10 septembre 2015

Du sale du brut et du sauvage


Voilà,
ces deux derniers mois ont été occupés à différentes tentatives formelles qui pour la plupart n'ont pas été mises en ligne. Des esquisses et des ébauches pour me désennuyer du réel, pour fuir ses représentations en les transformant, comme je l'ai, à chaque fois avec des moyens différents, souvent fait en utilisant les outils de l'époque, xérographies et cibachromes par exemple dans les années 80, puis ensuite infographie. Je cherche une autres façon de produire des images digitales. Plus brute, plus sauvage plus irrationnelle. Une nécessité ces temps-ci. Je supporte de moins en moins ce qui est normé, ce qui s'attache à la règle, ce qui relève de la loi. Le "bon goût" m'ennuie. Bien sûr, souvent j'aimerais révéler des images plus harmonieuses plus belles plus paisibles. Vivrais-je en pleine nature, sans doute alors me tournerais-je vers les fleurs les sous-bois et les paysages, comme je l'ai fait lors de mon bref passage à Madère, ou comme hier avec la photo du cottage. Mais je vis en France, un pays qui peu à peu se replie sur lui-même, se rétrécit, où des politiciens jeunes fustigent l'art contemporain et plus généralement la culture vivante, un pays où l'on inscrit des graffiti racistes et antisémites sur une sculpture d'Anish Kapoor, où la Ministre de la Culture est aussi inculte que notre président, et l'affirme sans complexe, où la pensée petite-bourgeoise, conservatrice, réactionnaire revient en force répandant les pensées les plus nauséabondes dans l'espace public. Voilà aussi pourquoi j'élabore ces images : pour canaliser la colère et parce que la concentration nécessaire m'évite de céder à la mélancolie et aux larmes. D'autre part si j'affirme ostensiblement le traficotage auquel je me livre, il n'a cependant rien à voir avec la pernicieuse et hypocrite manipulation des images si souvent opérée par les médias sous couvert d'information. shared with friday face off

mercredi 9 septembre 2015

Un Rêve de campagne


Voilà,
en ville — dans le quartier riche, il est vrai — en bordure de Saint James Park, où il y a longtemps j'enviais le sort des canards qui y vivent au point de désirer être l'un d'entre eux, ce rêve de campagne. Au moins lors de mon dernier séjour, ai-je retrouvé un lieu tout à fait conforme à mon souvenir. Un peu de pérennité rassure. Sans doute ce cadre a-t-il été pris des milliers de fois, mais qu'importe, on a parfois envie de représentations paisibles, et ce petit cottage est tout à fait charmant. On y prendrait bien le thé avec zeu Queen, qui aujourd'hui même, a battu le record de longévité de son arrière-arrière grand-mère la reine Victoria. God save the cottage. (linked with my corner of the world)

mardi 8 septembre 2015

Audioguide


Voilà,
je me penchais sur un souvenir confus avec la sensation persistante d'être observé. L'espace me semblait d'une consistance vaguement gélatineuse, mais je n'aurais su préciser s'il s'agissait de l'espace du souvenir ou bien de celui dans lequel je me déplaçais, tant l'un semblait souvent se fondre dans l'autre. Trois femmes en contrebas passaient à intervalles réguliers accompagnées d'un adolescent qui me rappelait vaguement quelqu'un, un camarade de classe d'autrefois ou peut-être un sportif. Ma silhouette reflétée sur la vitre renvoyait l'image d'un homme du début du vingtième siècle. Plus rien ne ressemblait à rien. Je ne retrouvais pas le sens de certains mots que je voyais écrits, et lorsque je tentais d'articuler des phrases aucun son ne sortait de ma bouche. Je me sentais comme sous l'emprise d'une légère ivresse, pas si désagréable que ça, mais dont je redoutais cependant qu'elle ne me quittât jamais.

lundi 7 septembre 2015

Lectures à venir


Voilà,
ne reste plus qu'à dégager ce qui encombre inutilement l'esprit et trouver du temps 
ce soir peut-être je me coucherai tôt

dimanche 6 septembre 2015

L'étrange Immeuble de City Road


Voilà,
ce fut la dernière photo du séjour. J'ai d'abord voulu centrer l'immeuble et puis cette vieille 2CV citroën est apparue dans le champ, comme surgie du passé, si incongrue dans cet environnement londonien. Peut-être pas tant que ça d'ailleurs. Tout paraît tellement mélangé dans cette ville. Nul souci d'ordre, de cohérence ou d'unité architecturale. Les immeubles poussent et puis c'est tout. La vie suit son cours, les affaires continuent. Après quelques recherches j'ai lu qu'il s'agit là d'un hôtel appelé M by Montcalm et que l'architecte en serait un certain Michael Squire.

vendredi 4 septembre 2015

Paysage rêvé


Voilà,
rêver d'un paysage intensément désirer s'y perdre s'y réfugier se fondre en lui
loin des rumeurs de ce monde
des bavardages inutiles et des paroles confuses

jeudi 3 septembre 2015

Nuit d'hôtel


Voilà,
C'est comme ça que la petite-fille de l'homme illustre paye sa formation professionnelle, car en dépit de son patronyme universellement connu, elle ne possède pas la fortune qu'on pourrait lui supposer. Un père dispendieux et dénué de tout sens pratique et qui toute sa vie a vécu comme un rentier sans jamais travailler a dilapidé l'héritage en restaurants et en taxis. Les tableaux de maîtres qui autrefois ornaient les murs du grand appartement des bords de Seine où elle avait grandi ont tour à tour été vendus. Et puis un jour, il a fallu le quitter. La quarantaine approchant, après une vague carrière d'actrice et une autre encore plus improbable de chanteuse se résumant à quelques concerts dans des caves ou des cafés, la petite-fille de l'homme illustre s'est résolue à apprendre un métier. Les hommes, le sexe elle a toujours aimé ça. Parlant d'elle, certains disaient "Louise ce n'est pas une femme c'est un tempérament" et elle trouvait flatteur ce trait d'humour. À présent elle se prostitue occasionnellement. Elle se demande pourquoi elle n'y a pas songé plus tôt. Après tout, elle ne fait rien de si différent que ce qu'elle a toujours fait. L'argent vient en plus, et elle y trouve un certain agrément n'en déplaise à celui qui l'avait autrefois demandé en mariage. Lui, si libertin, qui l'encourageait même alors à de multiples aventures, eh bien lorsqu'elle lui avait annoncé que son corps constituait désormais une nouvelle source de revenus s'en était trouvé choqué. C'est à peine s'il ne lui avait pas fait la morale ce connard. Il lui avait même demandé "mais si un jour je veux recoucher avec toi, tu vas me faire payer ?"  Je te ferai un prix d'ami" avait-elle répondu en plaisantant. Il n'avait pas trouvé ça drôle. C'est fou comme les gens changent. Pourtant jamais aucun homme ne l'avait autant fait jouir. Avec lui la ballade avait été très belle, riche en surprises et en découvertes. Cela avait duré quelques années. Et voilà qu'à présent il se comportait comme un vieux con. Tant pis pour lui. À présent elle prend cher. Elle maîtrise quelques spécialités dont certains types sont très friands. Elle en profite. Encore un an, elle sera fasciathérapeute.

mercredi 2 septembre 2015

Night bus in Old Street


Voilà,
c'était étrange de retrouver cette ville si longtemps après, déconcertant aussi.
Ce n'est pas si loin il faudrait y retourner, mais tant de villes à voir, tant où se perdre.
Et cela passe si vite une vie.
(Linked with weekend reflections)

lundi 31 août 2015

Bonsoir Docteur


Voilà,
c'est dans "L'autre journal" publié par Michel Butel que j'ai, pour la première fois, lu le nom d'Oliver Sacks. C'était à propos de son livre "Awakenings" qui venait d'être publié en France, et qui bien des années plus tard a été adapté au cinéma par Penny Marshall avec Robin Williams dans le rôle du docteur et Robert de Niro qui fait une interprétation sidérante de Léonard un de ses patients. Plus tard il y eut "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau" dont l'exergue est "Raconter la maladie comme un conte des mille et une nuits". Peter Brook en avait fait une mise en scène admirable d'intelligence et d'émotion. Je me souviens aussi de la lecture de "Sur une jambe" où il raconte une expérience personnelle de perte de proprioception. Vers la fin, il y évoque en quelques pages la sensation de convalescence avec une justesse et une acuité qui m'avaient alors beaucoup impressionné. Par la suite, je me suis réjoui de ses publications qui m'enchantaient à chaque fois et ses livres comptent parmi mes plus passionnants souvenirs de lecture. Ce neurologue doublé d'un  humaniste qui a su explorer avec une inlassable curiosité les dysfonctionnements du cerveau et leurs conséquences sur le comportement et la pensée, nous rappelle aussi que la médecine, à l'origine, était chez les grecs un art reposant sur l'intuition et basé sur l'écoute et l'échange. Il possédait un sens aigu du diagnostic.

dimanche 30 août 2015

Autoportrait au ciré rouge


Voilà,
j'en ai déjà fait un comme ça, il y a longtemps.
Finalement je n'ai pas trop changé, je trouve même que j'ai meilleure mine.

vendredi 28 août 2015

Fier et droit


Voilà,
Ce portrait c'est sûrement quelque chose d'important pour eux deux, surtout pour lui. La pose rigide, cet air sévère, suggèrent que l'homme veut à cet instant laisser une image définitive qui effacera les précédentes, l'image d'un patriarche fier et exemplaire qui, sa vie durant, n'a jamais plié devant l'adversité et dont le courage devra servir d'exemple aux générations futures. Et s'il se tient là, chez les anciens maîtres, c'est pour attester du chemin parcouru et donner forme à ce qui, peut-être, était une promesse qu'autrefois, il y a longtemps il s'était fait à lui-même.
première publication 28/08/2015 à 8:46

mercredi 26 août 2015

Obscur


Voilà,
"ce n'est pas en contemplant la lumière qu'on devient lumineux, mais en portant son regard sur sa propre obscurité, ce qui est beaucoup plus impopulaire parce que plus difficile". Je crois que c'est Jung qui a dit ça mais je n'en suis pas si certain. Enfin Jung ou pas Jung voilà une photo obscure d'une époque qui pour moi ne l'était pas moins. (Linked with the weekend in black and white)

mardi 25 août 2015

En songeant à une photo de Marcel Bovis


Voilà,
en écoutant une émission sur Simone de Beauvoir, il est à un moment question du café "Les mousquetaires" sur l'Avenue du Maine, où Sartre avait coutume de travailler lorsqu'ils habitaient dans un hôtel rue Cels. Je me souviens de ce café qui est aujourd'hui devenu un starbuck mais où demeure cependant la grande salle de billard au fond. Faisant une recherche pour savoir quand le café à changé de nom, je tombe sur cette photo de Marcel Bovis datant de 1935. J'ai essayé de refaire la même de nuit. Mais depuis 1935 le paysage a changé. L'avenue du Maine à cet endroit comporte quatre voies, de sorte que l'emplacement de la station de métro d'où ma photo â été prise se situe en fait une vingtaine de mètres en arrière. C'est pour cette raison que le café est moins visible.

lundi 24 août 2015

Dancers in the dark


Voilà,
au moins aurais-je tiré ça de cette soirée où je n'étais manifestement pas à ma place.
Ma visite dans la journée au musée Picasso m'aura aussi été très profitable pour cette expérimentation

Publications les plus consultėes cette année