jeudi 3 septembre 2015

Nuit d'hôtel


Voilà,
C'est comme ça que la petite-fille de l'homme illustre paye sa formation professionnelle, car en dépit de son patronyme universellement connu, elle ne possède pas la fortune qu'on pourrait lui supposer. Un père dispendieux et dénué de tout sens pratique et qui toute sa vie a vécu comme un rentier sans jamais travailler a dilapidé l'héritage en restaurants et en taxis. Les tableaux de maîtres qui autrefois ornaient les murs du grand appartement des bords de Seine où elle avait grandi ont tour à tour été vendus. Et puis un jour, il a fallu le quitter. La quarantaine approchant, après une vague carrière d'actrice et une autre encore plus improbable de chanteuse se résumant à quelques concerts dans des caves ou des cafés, la petite-fille de l'homme illustre s'est résolue à apprendre un métier. Les hommes, le sexe elle a toujours aimé ça. Parlant d'elle, certains disaient "Louise ce n'est pas une femme c'est un tempérament" et elle trouvait flatteur ce trait d'humour. À présent elle se prostitue occasionnellement. Elle se demande pourquoi elle n'y a pas songé plus tôt. Après tout, elle ne fait rien de si différent que ce qu'elle a toujours fait. L'argent vient en plus, et elle y trouve un certain agrément n'en déplaise à celui qui l'avait autrefois demandé en mariage. Lui, si libertin, qui l'encourageait même alors à de multiples aventures, eh bien lorsqu'elle lui avait annoncé que son corps constituait désormais une nouvelle source de revenus s'en était trouvé choqué. C'est à peine s'il ne lui avait pas fait la morale ce connard. Il lui avait même demandé "mais si un jour je veux recoucher avec toi, tu vas me faire payer ?"  Je te ferai un prix d'ami" avait-elle répondu en plaisantant. Il n'avait pas trouvé ça drôle. C'est fou comme les gens changent. Pourtant jamais aucun homme ne l'avait autant fait jouir. Avec lui la ballade avait été très belle, riche en surprises et en découvertes. Cela avait duré quelques années. Et voilà qu'à présent il se comportait comme un vieux con. Tant pis pour lui. À présent elle prend cher. Elle maîtrise quelques spécialités dont certains types sont très friands. Elle en profite. Encore un an, elle sera fasciathérapeute.

3 commentaires:

  1. Du direct, Kwark. C'est-à-dire que je viens de voir et lire, que je commente IM-MEDIATEMENT. Dire tout, ne rien dire ? Voilà, quand on nous a appris à parler." IN-NOCENCE"... bien trouvé Renaud Camus mais moi pas être avec lui. Je ne me force pas en entretenant mon humanité (là, avant-hier, deux heures sur le trottoir avec 5 Bilgares dont 3 enfants, et des bien plus jeunes que moi à trois mètres heureux ensemble au café à Montparnasse. Heureusement qu'ils étaient heureux. Enfin toi le plus parisien que moi, celle-là je ne vais pas te l'apprendre.) Ah, une compagne, deux enfants (mineurs encore), un environnement disons agréable. Une sensation de devoir être tout pour eux, tout pour les Bulgares, tout pour... un art, quoi. Moi surtout, pour les trois instances citées. Je sais que tu comprends, et même, que tu prends."Complot" ou "pas complot", il n'y a pas la tête et les jambes, c'est quand il n'y a pas à prouver que tout à coup on prouve parce qu'il y a à prouver. Ainsi on arrive au rugby par exemple, à empêcher un terroriste par exemple, ainsi, parler est un village, pour mondial ou pour oublié qu'il soit - ainsi le rugby.
    Emu, ému par cette image, cette personne, par toi qui est toujours à un mystérieux rendez-vous quand moi, soudain, c'est le lézard (ou le lynx!) qui se réveille, qui fait du scandale on ne sait pas pourquoi, et qui se rendort. Bien à toi merci d'être là. - Je ne relis pas (besoin de règles, qui doivent être extérieures bien sûr), dis-moi, dites-moi si ici j'ai dit des conneries plus grosses que moi. Ciao et chtac, je coupe

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  2. Et, te et me relisant, bonjour Kwarkito. Et tous autres qui tenez ce fiL . Ça va je n'ai pas dit trop de conneries. Ou les assume.

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