jeudi 25 octobre 2012

Falaise au matin

Safi (1991)
Voilà,
ce matin-là, ce sont les narines qui ont fait le cadre. J'étais à deux doigts de vomir, incapable de faire un pas de plus, tant la puanteur devenait excessive pour mon odorat européen et fin de siècle. En fait, ces fumures au loin sont dégagées par de la matière en décomposition. Sur ces falaises entre les maisons et l'Océan, on entreposait les ordures. Ça, l'image ne peut le transcrire. Le plus pénible avec la misère n'est pas de la voir, mais de la sentir. Plus exactement, le regard peut s'en détourner, mais il est impossible de ne pas être assailli par ses relents fétides. Paradoxalement, cette photo est un aperçu de ma propre limite. Et aussi un compromis acceptable, car après tout, elle me plaît.

1 commentaire:

  1. El olor a pobreza es el peor de los olores. (cada vez mas extendido)
    Un saludo, Angel

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