mercredi 17 octobre 2012

Encore une main


Voilà,
la main s'accrochait à la barre, le regard à la main. Il en serait ainsi : de cette personne croisée un bref moment ne resterait que ce détail, qui finirait par effacer le souvenir du visage, par en prendre la place, toute la place. Pourquoi la main à cet instant précis a-t-elle semblé sous cet angle digne d'intérêt ? Est-ce parce qu'elle n'apparaissait pas tout entière ? Une rêverie s'est-elle une fraction de seconde ébauchée à son sujet ? Fascination des mains, qui caressent, qui relient, qui tâtonnent, infatigables travailleuses, toujours sollicitées, des tâches les plus nobles aux plus basses besognes, mains si souvent secourables à celui où celle qui en est maître....

3 commentaires:

  1. Delicada y poética.
    Un saludo, Angel

    RépondreSupprimer
  2. Vous, le Parisien, vous vous rappelez ? Il y a eu un temps dans les trottoirs roulants cette injonction : " Prière de tenir la main courante. Le " poète " s'en est trouvé découragé de faire mieux. Il a dû écrire une chose en moins. Si on regarde, si on écoute, la poésie est dans la langue, dans les choses. Que quelques-uns s'aventurent, ils n'essaient pas de faire de la poésie, ils essaient de vivre avec elle.

    RépondreSupprimer
  3. i like this, it can tell so many stories...

    RépondreSupprimer