lundi 22 octobre 2012

Été indien


Voilà,
cette douceur d'arrière-saison, cette quiétude même au cœur de la ville, cette sensation d'été indien, réclame un paysage. Alors ça sera cette baie de la Bidassoa sur laquelle donnait la dernière maison de Pierre Loti :  "Et ce grand calme silencieux de tout, cette tranquillité inaltérée de l'air, cette immobilité des lumières douces et des grandes ombres nettes, me donnent l'impression d'un temps d'arrêt dans le mouvement vertigineux des siècles, d'une réflexion, d'une immense attente,  - ou plutôt d'un regard de mélancolie jeté sur le passé, sur l'antérieur des soleils, des êtres, des races, des religions... Et dans le vide sonore, de temps à autres tintent les antiques cloches d'église, appelant mieux les hommes aux cultes défunts, pendant ces recueillements étranges ; Fontarabie, Hendaye, les couvents des moines, sonnent, sonnent, appellent, avec les mêmes timbres vieillis, les mêmes voix qu'aux siècles d'avant. Sur la Bidassoa, des barques d'allure lente passent d'une rive à l'autre, traînant après elles de longues rides alanguies... (in "Figures des choses qui passaient")

1 commentaire:

  1. Maravillosa panorámica y buen texto, como bien dices espléndida dulzura del otoño que envuelve todo con su manto de colores calidos y luces tan especiales.
    Un saludo, Angel

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