lundi 1 décembre 2025

Un gant


Voilà,
Il n’a aucune prétention à être retrouvé. 
Il ne réclame pas sa place. 
L'air de vaguement insulter le monde, il repose à présent
 dans l’angle aveugle des choses qui ne reviennent pas. 
Il y a peu, il était encore dans l’hiver de quelqu’un.
L‘objet tombé, le poids d’une saison.
Enroulée dans de la fausse fourrure, juste une absence réduite à la forme tourmentée d’une main. Mais d'une main qui se donnerait des airs de tortue.
La fenêtre n’a rien retenu. Les gants les mouchoirs les promesses, même les gens la laissent indifférente. Son rebord non plus ne fait pas dans le sentiment. Il est rare que les murs compatissent. 
On oublie toujours. Les petites choses d’abord. Ensuite viennent les grandes
. 
J’imagine le froid mordant, 
le pas précipité,
 le cœur ailleurs.
 
Une distraction peut devenir une perte.

 On s’arrête parfois dans sa propre vie
 sans trop comprendre pourquoi et il vous prend soudain comme une terrible envie de pleurer.

4 commentaires:

  1. This is so profound. No other words needed.

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  2. 'Il est rare que les murs compatissent'...

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  3. A started to make a silly remark about missing gloves meeting missing socks, but then the total feeling of your marvelous post sunk in, and slapped me silly. A marvelous post, my friend. Truly.

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  4. Very powerful. Well done.

    Thank you for joining the Happy Tuesday Blog Hop.

    Have a fabulous Happy Tuesday. ☺

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