Voilà,
dans sa "Petite histoire de la photographie" Walter Benjamin écrit ceci : "la nature qui parle à l'appareil photographique diffère de celle qui s'adresse à l'œil; elle est autre, avant tout parce qu'au lieu d'un espace consciemment élaboré par des hommes, c'est un champ tramé par l'inconscient (...) A travers la photographie nous est révélé pour la première fois cet inconscient optique comme la psychanalyse nous familiarise avec l'inconscient pulsionnel.(...) Elle nous dévoile des images du monde blotties dans les plus petites choses, suffisamment distinctes et dissimulées pour qu'elles aient trouvé refuge dans les rêves éveillés."
Il est possible que cet instant saisi rue Daguerre, un peu avant Halloween,
évoque autre chose que l'étonnement ou l'amusement d'un petit
enfant devant une immense marionnette animée. Je n'y ai pas
immédiatement songé lorsque j'ai pris la photo; je voulais juste saisir l'instant de ce face à face. La regardant à
présent, je songe à tout autre chose que peut-être j'avais en tête à mon insu. Une métaphore : l'humanité nouvelle dos
au mur, vouée à un avenir monstrueux se dresse d'ores et déjà comme une
menace pour les jeunes générations.
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