mardi 15 juillet 2014

Trop de solitude nuit


Voilà,
"si seulement j'avais la certitude que cela ressemble à cette image, je tenterais bien le passage". Idée stupide qui parfois me traverse l'esprit me fait aussitôt honte et que je voudrais chasser de ma tête. Je ne demande rien. Parfois des idées viennent, sombres malgré l'illusion de la couleur. Elles viennent, je ne vais pas les chercher, elles me rendent visite puis s'en vont. Mais elles sont passées. Difficile parfois d'être futile  - mais (il semblerait que je commence à radoter) je crois l'avoir déjà souvent écrit ici -Au principe de Wittgenstein, "ce dont on ne peut parler il faut le taire" je devrais ajouter "et ce dont on parle trop aussi". Mais entre le dire et le faire... Est-ce précisément parce que "écrire" n'est pas "parler" ? Je n'ai pas l'impression de parler quand j'écris. J'écris certaines choses, simplement pour les oublier. Pour ne pas les garder uniquement pour moi. Des gens me lisent. Et parfois cela fait écho. Ils comprennent. Sont sur la même corde sensible. Trouvent les mots justes pour l'exprimer. Leur attention rassure. J'en ai besoin vraisemblablement. Avant j'avais peur de cette possibilité. La possibilité d'être lu. Je craignais la mésinterprétation. Maintenant je la redoute moins. À ce détail près : je ne suis pas aussi triste en général que ce qui s'écrit là parfois. Le lirais-je, d'ailleurs cela pourrait peut-être même passer assez drôle. Pas désopilant, je le concède mais en tout cas pas sinistre non plus. Mais bon, cela serait dès lors parlé, et non plus écrit et par la même condamné à un nécessaire silence. Décidément on n'en sort pas.

4 commentaires:

  1. cette image en couleurs m'impressionne davantage que toutes tes photos en noir et blanc !
    peut-être parce que tu parles de passage et que finalement c'est peut-être ainsi ! nobody knows !
    j'aime ta façon de dire (d'écrire) les choses, tristes ou drôles ! cela me touche toujours.
    souvent je n'ai pas les mots pour te laisser quelques lignes, ils sont si dérisoires, alors je préfère me taire !
    le silence parfois en dit long aussi
    mais je te lis toujours Kwarkito


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  2. Une sorte de dissociation entre le langage parlé et écrit...fais-tu, fait-on plus attention aux mots, à leur portée à l'oral? peut-être te laisses-tu moins emporter par les mots/idées quand tu parles.
    Parfois je te lis et je te trouve si sombre que je ferme ton billet. Mais quand j'y reviens, le jour suivant, je me rends compte que c'était moi qui étais sans doute sombre quand je l'ai lu!!! Triste ou pas, j'aime te lire.
    Peut-être le passage est-il coloré, certainement pas triste, comme une paix.
    Un beso.

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  3. I would really like to write in French...it is so beautiful language...I like the way you write and I like this image. Sad somehow, despite those nice colors.

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  4. Not so much sad as lonely--- the picture is exquisite.

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