samedi 21 novembre 2015

Transformer, bricoler


Voilà,
pour ne pas y penser, pour oublier tout ce que la réalité a d'anxiogène, pour occuper ces soirs où je ne trouve pas le sommeil, où je suis incapable de me concentrer sur la moindre lecture, où les mots ne font qu'ajouter à la confusion et l'incertitude où même le visionnage d'un film nécessite une énergie qui me manque, 
pour chasser les noires pensées les inquiétudes et les phobies ressuscitées par les menaces qui planent sur cette ville, il faut que je m'occupe, absolument, de traits de lignes, de pixels de tâches qu'importe, que je me concentre en tout cas sur une chose simple et répétitive, obsessionnelle pourquoi pas, mais dans laquelle je puisse m'absorber jusqu'à ce que la fatigue me gagne me terrasse et m'engloutisse dans l'opacité d'un sommeil sans rêve 

3 commentaires:

  1. I see a man running. The figures look like nuns. But that probably is not what you had in mind. Still, thanks for giving me something to ponder this morning.

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  2. Maravillosa reinterpretación de esta acción fotográfica,
    con una esplendida edición.

    Saludos

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