lundi 12 août 2013

Dormir pour oublier (12)

Paris, Boulevard des Invalides Juin 2013
Voilà,
j'avais dans une précédente publication, évoqué à demi-mots la vision, Boulevard des Invalides, non loin de l'Institut des jeunes aveugles, de cet homme échoué entre le trottoir et le couloir de bus, à hauteur des gaz d'échappement  donc, mais dans la verdure cependant, au pied d'un arbre. Le Paris dépeuplé du mois d'Août, rend cette misère plus flagrante encore, plus inadmissible. Des êtres que depuis longtemps plus personne n'appelle par leur prénom gisent asphaltisés dans l'indifférence générale. Sans doute est-ce moins coûteux pour la société de les laisser ainsi mourir que de leur venir en aide. Sinon serait il possible de voir ça ?

Paris, Hôpital Cochin Aout 2010
Dans un monde où l'humain se réduit à une variable d'ajustement au service de l'économie, où l'hôpital n'est plus un service social mais doit répondre à des critères de rentabilité, où le droit d'asile est sans cesse bafoué, où les enfants même ne sont plus protégés, ces existences comptent désormais pour rien. Oubliées elles sont devenues des choses désormais inutiles et gênantes comme ces "encombrants"déposés sur les trottoirs parce qu'on ne sait plus qu'en faire.

2 commentaires:

  1. life is beautiful but reality is harsh....

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  2. I hear you Kwarkito..it's an appalling situation when a life can mean nothing..when did people stop caring?

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