lundi 9 janvier 2017

Une Journée oisive


Voilà,
en ce moment je n'ai pas beaucoup d'obligations extérieures. Le travail alimentaire est rare, alors je profite du chômage pour visiter les musées gratuitement. on a encore ce luxe qui à mon avis ne va pas durer longtemps (je veux dire les allocations chômage ET la gratuité dans les musées). La semaine dernière j'ai vu l'éblouissante collection Chtchoutkine (ce nom est vraiment imprononçable) à la fondation Louis Vuitton, l'exposition "The color line" sur l'art Afro-américain au Musée du Quai Branly, le musée Delacroix, samedi l'exposition de Maurizio Cattelan à la Monnaie de Paris, hier le musée Rodin et aujourd'hui l'exposition sur l'art américain des années trente. Cela me change les idées et me tient lieu de voyages. J'ai ensuite longé la Seine, regardant les boîtes des bouquinistes et les péniches en contrebas qui m'ont fait penser à Delphine M. avec qui j'avais à une époque beaucoup marché sur les quais lorsque ses parents envisageaient d'éventuellement en acheter une. Delphine que j'avais perdue de vue et dont j'ai appris la disparition il y a quelques mois par une amie de ce temps-là. Donc au cours de ma flânerie, j'ai pris quelques photo, que je mettrai un peu plus tard en ligne. En particulier, un poster représentant Zappa en Joconde et quelques vieilles couvertures de Charlie, joyeusement irrespectueuses (le problème aujourd'hui, c'est que tu dessines un truc, et c'est immédiatement vu dans le monde entier, grâce ou à cause d'internet).
 J'aime bien traîner sur les quais. C'est une manie que j'ai prise dès que je suis arrivé à Paris, et je ne m'en lasse pas. C'est sur les quais que j'ai acheté, d'occasion mes premiers singles des Beatles et des Stones, trouvé de vieilles éditions poétiques pas cher, et même, bien plus tard le recueil des écrits de Milena Jesenská pour la presse, alors qu'il était épuisé.
J'ai fini par retrouver Luc dans un vieux bistrot avec son comptoir en zinc patiné par les ans, quai des Grands-Augustins, pas loin de l'endroit où Picasso avait son atelier – peut-être s'y est il accoudé – et l'on a passé une paire d'heures à bavarder, buvant du Chinon, en souvenir de "Pointête" son film qu'on avait tourné dans cette région. Et puis à un moment j'ai aperçu ce drôle de client. Bien sûr je n'ai pas pu résister, l'occasion était trop belle et comme disait Jankélévitch ne se représenterait plus. Ensuite, je suis rentré à pieds à la maison. Car il faut bien marcher n'est-ce pas ? Et manger des fruits, des légumes, et des putain de poissons gras...

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