vendredi 11 novembre 2016

On the side of the ghost and the king


Voilà,
le recueil de poèmes et de chansons de Léonard Cohen, c'est un peu le livre de mes dix-sept ans, et du premier été de Châteaudouble. Il est usé fatigué mais toujours là. Il m'a beaucoup accompagné au cours de mes pérégrinations dans des poches dans des sacs, toujours fidèle. Pendant des années, même si j'ai toujours été un piètre joueur de poker, j'imaginais que je pouvais être l'étranger de la chanson "it's hard to hold the hand of someone who is reaching for the sky just to surrender". Sa poésie, autant que ses chansons, me transportait. Celle-ci par exemple qui m'émeut toujours autant sans que je ne comprenne pourquoi et qu'il m'arrive de fredonner encore parfois. j'aimais la qualité de ses images, la beauté de ses métaphores. Je me souviens de son roman "The favourite game". J'aimerais bien le relire. C'est Delphine à qui je l'avais prêté qui l'a gardé. Enfin j'espère qu'elle l'a gardé. Je me rappelle aussi des pages de "The beautiful losers" où il évoque Catarina Tekawitha, cette jeune algonquin-mohawk qui bien des années plus tard, béatifiée par le pape Jean-Paul II, devint la première sainte indienne. je me souviens aussi que la veille de mon départ aux Philippines, où j'étais un peu angoissé à cause d'un attentat et des avions à prendre, j'ai vu le clip de "First we take Manhattan" à la télévision


Cela devait donc arriver. Il nous quitte au moment où le monde devient décidément bien laid, de plus en plus dépourvu d'intelligence de beauté et de poésie. There is no more music on Clinton street and that's no way to say goodbye.

2 commentaires:

  1. sa poésie, sa voix... pas un jour où je ne l'écoute !
    quand son amour Marianne est parti il n'y pas longtemps
    il avait dit "je te rejoins bientôt"
    il l'a fait !
    cohen for ever

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  2. goodbye leonard cohen...thank you.....

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