lundi 18 mai 2015

Tenir, quoiqu'il en soit


Voilà,
"Je constate que je vieillis ; un signe qui ne trompe pas est le fait que les nouveautés ne m'intéressent pas ni ne me surprennent, peut-être parce que je me rends compte qu'il n'y a rien d'essentiellement nouveau en elles et qu'elles ne sont tout au plus que de timides variantes" écrit José Luis Borgès dans "Le livre de sable". Et si finalement je n'étais pas aussi vieux que me le suggère parfois mon corps ? Car je parviens tout de même à me réjouir de certaines applications graphiques nouvelles qui me rendent la tâche plus simple et immédiate, m'évitent de me salir les doigts, me permettent de dessiner, ou de traficoter des photos loin de chez moi, dans les transports, les chambres d'hôtel. Autant d'outils grâce auxquels je peux me maintenir en activité, bien qu'improductif au regard des critères actuels. C'est aussi ça qui me préserve de la folie dans un monde où les valeurs de l'humanisme tendent à disparaître, où le cynisme des grands capitalistes est sans borne, où tant de choses concourent au formatage et à l'asservissement généralisés. 

4 commentaires:

  1. bonsoir Kwarkito
    sinon si vous avez gardé un vieux minitel
    y a 3615 j'suis dans le vent
    ou tapez 3615 j'garde le cap
    bonne soirée
    Jorge

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  2. Non ça devient trop compliqué. J'efface mon message mais je laisse trace de mon amitié à te voir et à te lire.
    Pas pire qu'avant, je crois, moi - moi si sensible à ça.

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  3. C'est vous qui fîtes le dessin, avec la fameuse application ?

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    1. Oui.... le plaisir de dessiner avec les doigts. Je compense sans doute la vieille frustration de ne pas l'avoir fait enfant...

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