jeudi 11 avril 2013

L'Espagne en face (1993)

Tanger
Voilà
Ces silhouettes, de longues heures assises face à la mer, songeuses, scrutant cet autre côté si proche et pourtant si difficile d'accès, chargé de tant d'illusions de rêves d'espérances, quelles pensées les traversaient donc ? Était-ce désir, désarroi ? Regret de ne pas avoir près de soi ses enfants partis là-bas  ? Le souvenir d'y être allé autrefois ? Aujourd'hui c'est du pareil au même. Les corps ont changé mais pas les silhouettes... Et la détermination est plus grande encore pour fuir cet Ici qui rend l'Ailleurs si enviable. Jusqu'à risquer sa vie afin d'atteindre malgré tout ce rivage, celui-là ou un autre qu'importe, pourvu qu'il soit d'Europe....

2 commentaires:

  1. Ils ne craignent le naufrage, ni celui de leur corps, ni celui de leur âme. La misère est généreuse, les passeurs cupides. Vous me touchez beaucoup (photo et texte).

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  2. Ces rêves en noir en blanc, ces rêves persistants malgré l’absence d'emplois ici. Merci d'en parler, de montrer.

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