mercredi 26 septembre 2012

Père et enfant


Voilà
il y avait ce geste universel, empreint d'une grande tendresse : attentif, précautionneux, un père accompagne et guide son fils dans ses premiers pas. De ces deux corps délicatement liés en un temps partagé qui n'appartient qu'à eux, il y a le miracle de tous les commencements. Se tenir debout, marcher. Cette conquête si merveilleuse à éprouver, cette sensation de puissance qui en résulte, nous lie à nos origines, à notre animalité première, à nos lointains ancêtres de la préhistoire qui après bien des efforts peut-être, se sont aperçus qu'ils pouvaient enfin se dresser. C'est ce geste là qui nous fonde et de toutes les autres espèces, nous distingue comme la plus inventive, mais aussi la plus cruelle la plus rusée et la plus prédatrice. Mais cela c'est une autre affaire. Vingt ans ont passé depuis cette image où la douceur des corps contraste avec l'agressive monumentalité du lieu qui cependant les protège et exalte ce qui donne un sens à leur existence. L'homme et l'enfant sur les marches de la grande mosquée d'Islamabad, que sont-ils aujourd'hui devenus, dans les soubresauts d'une époque confuse et, sous ces latitudes, particulièrement sanglante et agitée ?

2 commentaires:

  1. and what other more universal love is there but the love a parent has for their child....

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  2. I'm not sure that Marvin Gaye's ghost would say so :-)

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