mardi 25 septembre 2012

le dernier rivage


Voilà
elle envoie des photos de jardins florissants, évoque l'odeur des frezias qui persistera jusqu'à Noël. Elle écrit depuis les antipodes, au Sud-Ouest de la Terre et se réjouit du printemps qui commence en cet ultime rivage, Ici la grisaille gagne peu à peu. Et la morosité, sur ce vieux continent exténué par les crises. L'été est vraiment fini. Il aimerait tant, comme elle, demeurer à l'écart, ailleurs, au soleil, oublieux des convulsions de ce monde dont imperceptiblement il prend peu à peu congé. 

5 commentaires:

  1. mince, je sais pas ce que j'ai fait :)
    je disais donc

    ""une célébration du "brisons-là", du pas de côté, de l'écart et du retrait, de la désolidarisation ("dés-agrégation") d'avec la horde-meute, du groupe-masse. De la chute bénéfique, de la fugue salvatrice, de l'échappée belle.
    Vital et inéluctable."

    lu chez le lorgnon : ici http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/2012/09/24/lincomprehensible-suite/

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    1. merci pour le lien. ce site a vraiment l'air très pertinent. En tout cas je vais de ce pas me procurer le quignard, car les lignes citées sont d'une justesse imparable.

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  2. Bonjour Kwarkito, moi qui vis au soleil dans un pays ruiné....je préfère t'envoyer ce poème trouvé sur le blog terre de femmes.

    Cet imperceptible oiseau très loin,
    dans le ciel,
    faucon ou hirondelle,
    presque un point,
    ce chagrin léger
    dès que septembre revient,
    qui sans qu’on l’appelle,
    replie ses ailes et se pose sur le poing,


    c’est lui qui fait la lumière plus vive
    et plus profonds les lointains,
    lui qui appelle, aiguise, fait exister


    désir qui creuse ou souvenir qui point.

    Jean-Marc Sourdillon, Approche du tremblement in Dix secondes tigre, L’Arrière-Pays, 2011, page 75.


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  3. merci beaucoup pour ces cadeaux : le blog et le poème

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  4. this is your photograph?!! are we really made like this, man, woman, human?!!!! the spine! the ribcage! the hair! is he not ocean as well, that which is beyond him? oh, we are barely sacs and yet what beauty in our vulnerable and temporary beings!

    xo
    erin

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