mercredi 27 décembre 2017

Dormir pour oublier (25)


Voilà,
hors champ, à gauche rue Cujas, il y a un autre homme qui gît sur l'asphalte, à cinq mètres de celui-ci qui a trouvé, rue Saint Jacques une bouche d'aération où se réchauffer. Bien sûr c'est bientôt le Nouvel an tout ça la fête, la trêve des confiseurs et tout le tintoin, mais je ne peux m'empêcher de songer à cet article lu récemment."Il nous faut donc exposer jour après jour en pleine lumière les vampires hypocrites au pouvoir pour qu'ils s'effondrent ("nous expulserons, mais humainement" - tu parles, Collomb ! tentes lacérées, duvets confisqués, squatters jetés à la rue en plein hiver, chaussures confisquées, harassement permanent par la police de gens déjà épuisés, nourriture aspergée volontairement de gaz donc inconsommable etc -   ou  encore le mémorable (nous aimerions en tout cas qu'on s'en souvienne) :  "Je ne veux plus personne dans les rues d'ici la fin de l'année", du président Emmanuel Macron, prononcé devant la presse le 27 juillet à Orléans, lors d'une cérémonie de naturalisation (!!!) - la vraie réalité quelques jours avant la fin de l'année ? deux SDF morts dans la rue à Marseille rien que la semaine dernière... Jupiter est un menteur impuissant, entraîné par sa logique qui adore, respecte et s'incline bien bas devant le pouvoir formidable des riches, les dieux d'aujourd'hui (un prince saoudien vient d'acheter 200 millions d'euros et plus un château, il avait dû beaucoup travailler pour ça, et bien le mériter, forcément, d'après Macron et Trump et les banques on ne peut même pas le discuter, ce serait remettre en cause la sacro-sainte propriété privée, naturellement... Notre sentiment, c'est plutôt qu'on devrait tout prendre à ces gens, absolument tout, comme on reprend aux voleurs ce qu'ils ont volé, sous les applaudissements de tous... Où est la différence ? qu'est-ce qui la justifie dans ce cas ? la naissance avec une cuillère d'or dans la bouche, fils et petit fils de tyrans obscurantistes et esclavagistes ?)  et regrette l'existence (triste, déplorable, hélas réelle) des pauvres, ces créatures regrettables mais de trop, de plus en plus nombreuses dans nos pays riches, comme un à côté inévitable du progrès et de la libre circulation des capitaux". in L'Autre Quotidien

5 commentaires:

  1. Jamais nous n'oublierons cette maxime de Proudhon : la propriété c'est le vol.

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  2. I wish I could speak French. I love the sound of it.

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  3. Thanks for commenting on my blog. Your images are marvelous! I'm not a fan of winter either. But have a good New Year.

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  4. Emocionante fotografía.
    ¡ F E L I Z A Ñ O !
    Saludos.

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