dimanche 7 juin 2015

Sous un ciel de l'Anthropocène


Voilà
j'en ai déjà parlé ici ou . N'empêche, même en temps de paix — certes fragile et de plus en plus menacée —, ces trainées dans le ciel, dans la lumière d'un printemps radieux, à quelques mois des négociations sur le climat, je ne les observe plus avec la même candeur ni le même émerveillement qu'autrefois. En un peu plus de cinquante ans, c'est à dire à l'échelle d'une vie, l'homme est parvenu par son action à faire en sorte qu'apparaissent de nouvelles formes de nuages. Il me semble pourtant si près le temps où, allongé sur le sable de la plage de Biscarrosse, je pouvais passer des heures à rêver et m'abîmer dans la contemplation des nuages. Qu'un avion vint à passer et c'était un événement. A l'époque il n'y avait, dans le monde que 300 millions de passagers par an. Il y en a aujourd'hui 3 milliards.


C'était aussi une époque où là-bas loin, sur la côte ouest des la Californie, on inventait la musique psychédélique. C'était le temps des "Summer love" et de la croyance en un éden terrestre encore possible, malgré la guerre du Vietnam. Aujourd'hui, cette musique revient à la mode dans un temps qui n'a plus rien à voir avec celui qui a inspiré tout ça. Mais j'aime bien ça toujours, les longs solos de guitares saturées...

 


3 commentaires:

  1. Je partage ton observation préoccupée de ce ciel si bleu aujourd'hui ou d'un beau gris hier.
    Pas de nostalgie chez moi, mais comment ne pas la comprendre?
    Superbe ta photo Kwarkito.
    Un beso afectuoso

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  2. There is an expression.. 'What goes around comes around' .. I believe it to be true Kwarkito!

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  3. It was a dream we all had once... Love the picture: almost a pentangle ! Of course then I thought of the excellent group of the same name...

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