vendredi 28 février 2020

Six heures du soir l'hiver quand la nuit tombe


Voilà,
La solitude c'est pénible vers six heures du soir, l'hiver quand la nuit tombe et qu'il faut se faire à manger tout seul. La nuit par contre quand apparaît l'insomnie, et qu'aucune obligation sociale ou professionnelle encombre le lendemain et qu'il est possible de s'organiser pour confortablement travailler dans son lit — un bon oreiller, l'ordinateur sur un plateau, la musique classique en fond sonore — alors c'est vraiment bien, je suis tranquille pénard. Dans une légère hébétude, hors du temps, personne ne me regarde, ne me juge, ne risque de se trouver agacé par ma présence. C'est  le meilleur moment pour écrire, bidouiller des images. Un sentiment de liberté. Bien sûr le lendemain je vais le payer, je serai complètement à côté de la plaque, même si je me lève tard, mais tant pis, sur le moment je n'y pense pas. Je suis seulement occupé à divaguer, et dans mes errances nocturnes j'emprunte des sentiers détournés, je m'abandonne à la confusion des images qui me traversent. Je suis un voyageur sans âge, voyeur de ces apparitions juxtaposées qui me surprennent et me déconcertent. Je n'aurais jamais vraiment été adulte.
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5 commentaires:

  1. ne jamais devenir adulte malgré les années qui passent, quelle importance !

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  2. J'aime bien ton image bidouillée, et tes nuits hors du temps.
    Un besito de buenas noches.

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  3. Time well spent and results to prove it!

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  4. ...soon the darkness of winter will give way to the light of another new spring. Thanks for stopping by, enjoy your week.

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