samedi 7 juillet 2012

Matin gris


Voilà
je comprends mieux pourquoi les anglais ne cessent de parler du temps qu'il fait ... Si rare le soleil... Donc un temps à trier ou tirer des photos chez soi... faire le ménage... les comptes... bricoler.... essayer de résorber le chaos... se débarrasser de choses inutiles sans pour autant se débarrasser de soi-même (il est une petite personne qui ne le comprendrait pas et en souffrirait), ou bien un temps pour dormir voilà juste dormir simplement dormir continuer ce lent combat contre la fatigue qui ne lâche pas son emprise et commence dès le matin... Comment faire pour trouver un peu de légèreté, d'insouciance...

(...)


Finalement, après avoir travaillé sur quelques photos prises à la Gay Pride que mon chemin avait par hasard croisée la semaine dernière, et aussi après avoir dormi une partie de l'après-midi (tant pis pour le rangement et si cet appartement continue à demeurer un atelier plus qu'une habitation où je ne reçois plus personne), j'ai opté pour la cinémathèque, espérant que les nombreuses et violentes averses des heures précédentes ne se reproduiraient plus. Je suis arrivé vers sept heures à Bercy, un peu en avance donc, car ma séance était à  la demi et j'ai traversé le parc vers la Seine, attiré par les notes joyeuses d'une fanfare.



je suis resté un moment à ce qui semble-t-il était un concours. l'ambiance semblait joyeuse et détendue en dépit du temps incertain. ensuite j'ai rejoint la salle de projection pour voir "Nine to nine" un très mauvais film de Edgar G.Ullmer, une rareté assez kitsch truffée d'inexactitudes et d'approximations (l'action se passe à montréal mais les policiers ont des coiffes de bobbies anglais, les acteurs parlent avec des accents tous plus improbables les uns que les autres). Je me suis aperçu que la moyenne d'âge de la salle était assez élevée et que la plupart des spectateurs étaient laids. Comme je n'étais pas rasé et vêtu en dépit du bon sens avec mon imper à la Colombo et mon vieux jean acheté à Nice en 1996 dont je n'arrive pas à me débarrasser et que je recommence à porter, je me suis dis que je ne déparais pas dans l'assistance. Ensuite je suis allé rejoindre chez Christelle, Blandine et Dominique que je n'avais pas vus depuis longtemps. Constance était encore réveillée et jouait avec son copain Henri venu dormir dans sa chambre. Soirée sympa... Pourtant je suis rentré un peu maussade et légèrement ivre. La solitude m'accable, mais elle est si nécessaire au regard de ce que j'ai à boucler qui n'a peut-être d'importance que pour moi, mais dont j'ai toutefois un impérieux besoin.

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