lundi 11 novembre 2019

Gastronomie orientale



Voilà,
il n'y a pas très longtemps la docteure de la sécurité sociale, pour m'inciter à équilibrer mes repas, m'a cité une phrase de Mao Zedong qui aurait dit quelque chose comme "le repas du matin c'est pour moi, celui de midi pour mon ami, celui du soir pour mon ennemi" J'ai voulu m'assurer de la véracité de ce propos, non seulement parce que je n'aime pas faire des citations approximatives mais aussi parce que l'embonpoint (et là, au passage, je relève une incohérence orthographique dont la langue française a le secret) de Mao ne me semblait pas attester une diététique convaincante. J'ai donc cherché sur internet et je n'ai rien trouvé à ce sujet. En revanche, les hasards de la sérendipité m'ont amené à cet article fort intéressant que je reproduis ici intégralement:
"Le 31 mars 2012, l’illustrateur tokyoïtes Mao Sugiyama a fêté son 22e anniversaire en optant pour une chirurgie élective d’extraction génitale, connue sous le nom « d’annulation de genre ». Une fois ses organes génitaux retirés, ils ont été congelés et remis à Sugiyama dans un sac en plastique.
Pour couronner le tout, il a offert de vendre ses organes sous forme de repas pour 100 000 ¥ (1 250 $). Et aussi surprenant que cela puisse paraître, six personnes ont précommandé le repas…
Voici le tweet qui a tout déclenché :
« Veuillez retweeter. J’offre mes organes génitaux masculins (pénis complet, testicules, scrotum) comme repas pour 100 000 yens…. Je vais préparer et cuisiner comme l’acheteur le demande, à son emplacement choisi. »
Sugiyama, qui se dit « asexué », est un illustrateur japonais qui aspire à se départir de tous traits sexuels au point de pouvoir « porter publiquement des vêtements transparents ». Pour atteindre son but, le jeune homme a décidé d’enlever tous ses organes génitaux. Mais ce qui vient ensuite est encore plus choquant. Au début, il envisageait de consommer ses propres organes génitaux, mais il a ensuite décidé de les offrir sur Twitter, pour 100 000 ¥ à la première personne ou groupe intéressé. Il a reçu six commandes…
Après que son tweet soit devenu viral, Sugiyama a annoncé qu’il organisait un banquet public, dans lequel il cuisinerait et servirait ses propres organes à la demande de ses clients. La veille de l’événement, l’artiste a tweeté « Je commence à les décongeler », accompagné d’une photo. Le 13 avril, une foule d’environ 70 personnes s’est présentée à l’endroit du banquet, qui a été organisé à Suginami, l’un des 23 arrondissements spéciaux formant Tokyo. L’un des six acheteurs a finalement annulé, mais les cinq autres étaient prêts à obtenir ce pour quoi ils avaient payé.
Habillé comme un cuisinier, Mao Sugiyama a découpé et cuit ses propres organes génitaux le jour J, et les a servi à ses clients curieux. Afin d’être complètement dépourvu de tout trait sexuel, Sugiyama a également enlevé ses mamelons et prévoyait de les servir également, mais après les avoir brûlés avec de l’hydroxyde de sodium, il ne restait apparemment pas grand-chose à cuisiner.
Avant d’organiser le banquet, l’illustrateur japonais s’est fait examiner pour d’éventuelles maladies sexuelles. Les cinq personnes assez folles pour manger ses organes génitaux ont également dû signer un accord libérant Sugiyama et les organisateurs de l’événement de toute responsabilité découlant de la consommation d’organes génitaux humains.
Sugiyama avait plaisanté en disant que se débarrasser de ses organes génitaux réduisait les chances qu’il soit un jour accusé « d’exposition indécente ». Malheureusement pour lui, son événement a été considéré par les autorités comme un acte d’exhibitionnisme. Le maire de Suginami n’était pas content de l’événement ni de la mauvaise publicité qu’il faisait.
La police de Tokyo a ouvert une enquête et a accusé Sugiyama « d’exposition indécente », ce qui aurait pu lui coûter deux ans de prison. La police a tenté d’obtenir un aveu de culpabilité de la part de Sugiyama, mais l’artiste a refusé, affirmant qu’il ne violait pas la loi de quelque manière que ce soit. Il faut dire que le cannibalisme n’est pas illégal au Japon, et l’accusation d’indécence ne s’appliquait pas parce que tous ceux qui assistaient à l’événement savaient exactement dans quoi ils s’engageaient.Une fois que l’histoire a commencé à s’estomper, la colère du maire a également baissé. En février 2013, l’affaire contre Sugiyama a finalement été abandonnée.
On vit une époque formidable non ?
Et puis cette photo, prise il y a quelques années au musée du Louvre, de visiteurs asiatiques dont je suis incapable de deviner s'ils sont japonais ou  chinois, et qui attendait depuis longtemps un texte pour l'accompagner me semble avoir enfin trouvé sa place. De cela je ne suis pas mécontent.

6 commentaires:

  1. Ah oui en effet, c’est du lourd !

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  2. Une histoire choquante accompagnée de
    d'une bonne photo.
    Des câlins.

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  3. je me dis que certains sont vraiment tordus !
    autant celui qui les cuisine que ceux qui les mangent !
    il faudra me redonner le sens exact de gastronomie !
    bon appétit

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  4. Ici on dit "Petit déjeuner comme un Roi, déjeuner comme un Prince, dîner comme un mendiant".
    Quant à cette folie gastronomique, que dire?

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    1. Je préfère de loin cette formule. Bonne journée.

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  5. Mon professeur de yoga, mi-français mi-indien, m'a servi la même recette que Colo. C'est, si je puis mettre mon grain de sel, un des principes de la médecine ayurvédique.

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