vendredi 11 janvier 2019

Perdre pied


Voilà,
Il y avait ce soir froid et humide après une projection à la cinémathèque d'un film de Sam Fuller intitulé "Le pouvoir de la presse" que j'avais vu moins par curiosité que par désœuvrement. Beaucoup de questions se cognaient alors dans ma tête, infiniment moins nombreuses toutefois que celles qui me hantent à présent. Je devais retrouver ma fille pour manger à la maison avec elle. Des ombres passaient dans la nuit. Faire bonne figure devenait de plus en plus pénible. Je n'avais de goût à rien, ne croyais plus en rien et recensait souvent les douleurs, petites et grandes, qui m'accablaient, celles du corps et celles de l'autre truc. Seul le sourire de ma fille, son intelligence sa fantaisie et sa beauté atténuaient ces temps où il me semblait que je commençais à perdre pied. Le lieu dénué de charme et le moment sans grâce avaient — sans doute à cause de la pluie et des néons — cependant exigé leur fétiche pour ne pas tout à fait sombrer dans l'oubli.  (linked with weekend reflections)

8 commentaires:

  1. Wow--- that's a wonderful image!

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  2. Atrapas con el texto la imagen tan bien descrita
    bien nutrida por los brillos de la lluvia.
    Magnifica e imaginativa.
    Un abrazo.

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  3. Les reflets humides nous offrent rêveries et cauchemars. Ici je me sens perdu entre rêverie et cauchemar, je laisse mon imagination vaguer et divaguer, et je ne saurais dire où je vais, une sensation qui me va souvent comme un gant. Merci.

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  4. La photo fait remonter des souvenirs, ou l’inverse peut-être. Sourire, visage et lumières, ces choses qui effacent l’humidité.
    Comme dit Ángel, magnífica e imaginativa

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  5. The rain is a beautiful thing Kwarkito, but not as beautiful as your daughter's smile ✨

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