mardi 12 août 2014

L'Accablement


Voilà
et puis un autre jour tu te retrouves au milieu de nulle part obligé de poser pied à terre. La côte est trop raide. Même un plaisir d'enfance t'est à présent interdit. Et il y a ça. L'accablante pesanteur du paysage. Cette sensation d'irréalité de ta propre existence. Une poignée de secondes suffirait à la résumer. Est-ce la même vie ou une autre ? Ça non plus tu ne saurais le dire. Bien des choses t'échappent désormais. Tout te semble dès lors dénué d'intérêt, sinon les nuages, éternels nomades. Dans la pesanteur de cet instant tout paraît à jamais figé, abandonné. Rien d'étonnant à ce que sous ces latitudes tant de pendus pèsent aux poutres des granges.

1 commentaire:

  1. tu vois, ces tracteurs qui vont faire de gros rouleaux avec l'herbe coupée,
    c'est un de mes paysages préférés de l'été ! après une longue balade
    à vélo, je m'étais adossée à l'ombre d'un de ces ballots en machouillant
    un bout de paille et respirer l'odeur du foin ! pas envie de se pendre... voilà

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