mardi 5 février 2013

La rue sans grâce


Voilà,
Partant de l'avenue du Maine et finissant rue Jean Zay, ce tronçon de la rue Vercingetorix - qui continue ensuite jusqu'à la porte de Vanves après s'être interrompue au niveau de la place de Catalogne  - m'a toujours fasciné. Il n'y a rien, aucun commerce, quelques portes d'entrée d'immeuble, des entrées de service du grand hôtel Pullman, des accès de parking, des murs de briques rouges ou orange. Quant à cette passerelle, elle relie l'école primaire du quartier à une vaste terrasse sans ombre qui lui tient lieu de cour de récréation. Sur les sol en tartan sont tracées les lignes de trois courts de tennis adjacents à un gymnase. Il paraît qu'autrefois, avant la destruction, cette partie de rue, était très commerçante et abritait une multitude d'ateliers d'artisans et d'artistes. Gauguin, y passa même quelques temps avant son dernier voyage pour les Iles. A présent ce n'est plus dans le tissu urbain qu'un lieu de passage de transit où très tôt le matin s'arrêtent les camions de blanchisserie qui chargent des paquets de linge sale de l'hôtel (mais à la réflexion cela pourrait tout aussi bien être autre chose). Sans grâce aucune, cet endroit - sans que je ne me l'explique vraiment - n'en demeure pas moins insolite et mystérieux à mes yeux. Presque fictif. 

4 commentaires:

  1. La foto lo tiene todo, calle mojada, urbanismo industrial, una mujer camina a buen paso, ambiente desolado… te traslada al cine negro.
    Muy buena foto. El texto es como siempre muy interesante.
    Un saludo Ángel

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  2. J'ai connu la fin de la période transitoire (entre le présent et le passé que vous évoquez) de cet endroit. Des squatts entre les ruines.
    Fictif, oui.

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  3. yes a place can do strange things to us sometimes....

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  4. What a cool shot, timeless, it's impossible to say when it was taken! ;-)

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