samedi 4 mai 2013

Cœur de métier


Voilà,
entendu aujourd'hui au journal de france culture un réjouissant sujet sur la police (de la septième minute jusqu'à 8'50") avec une pépite de connerie communicante énoncée avec beaucoup de sérieux et de conviction par Eric Mildenberger délégué CRS au syndicat Alliance Police Nationale (de 7'49 à 8'10). qui ne me fait pas regretter d'avoir glandé si longtemps (mais je suis encore malade) avant de me rendre au marché.  Je me réjouis de l'écrire : "En fin de compte les CRS sont bien dans leur cœur de métier, et mes collègues aujourd'hui ne peuvent que se satisfaire d'être quelque part recentré sur ce coeur de métier du maintien/rétablissement de l'ordre. Donc Il n'y a pas de souffrance au travail dans ce domaine bien au contraire". Ça c'est un message qui "impacte". De nos jours, donc, chez les képis on n'a pas que des crétins décérébrés, on a des gars qui touchent leur bille en communication, des gusses qui ont fait des formations qui maitrisent le langage entrepreneurial qui, on peut l'imaginer, en connaissent un rayon sur la négociation raisonnée, qui, dans le cadre d'une résolution de conflit, sont peut-être capables de prioriser une attitude assertive, base d'une relation win-win , des cadors aptes à développer leur flexibilité dans les cinq styles (analytique, intuitif, factuel, normatif, relationnel) et qui n'ignorent rien de ce précieux outil que constitue la matrice des objectifs. Une parfaite connaissance de la pyramide de Maslow leur permet de personnaliser leurs arguments en les reliant aux motivations de l'interlocuteur. La maîtrise du questionnement n'a plus de secret pour eux et ils savent s'abstraire de leur cadre de référence pour mieux se concentrer sur les besoins de l'autre. Nos flics ont à leur tête mais aussi dans leurs syndicats de vrais managers capables d'identifier et de combiner ces trois éléments indispensables à une parfaite application de la dynamique des compétences que sont le savoir, le savoir-faire et le savoir être. Aaah que ne suis-je plus jeune... Je crois que c'est avec enthousiasme sans borne et une joie proche du délire que je me tournerais vers ce beau métier de policier où l'on privilégie désormais le contact et la convivialité au service du développement citoyen.

1 commentaire:

  1. Mais qu'on t'aime aussi comme ça, cher ami ! Et diablement capable de parler le langage de l'ennemi du jour (le communicant, le vrai, l'habile, pas ce "brave" CRS qui cause comme Coluche ou les Inconnus). Roboratif !

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